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Halloween: l’excès de bonbons a-t-il encore lieu d’être?

Billet de blogue par
L'excès de bonbons à Halloween

Halloween: l’excès de bonbons a-t-il encore lieu d’être? Photographe : istockphoto.com Auteur : Julia Haurio Source : Coupdepouce.com

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Halloween: l’excès de bonbons a-t-il encore lieu d’être?

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Je vous entends déjà réagir au titre de ce billet: «Un Halloween sans bonbons? Quelle mère indigne imposerait ça à ses enfants?» Alors que les choses soient claires, ne me jetez pas de citrouilles au visage: je ne suis pas contre les bonbons à l’Halloween, et mes enfants en mangeront certainement lundi prochain. Mais je m’interroge quand même.

Mon questionnement a débuté avec la réception d’une citrouille turquoise au bureau. D’origine américaine, le teal pumpkin project vise à inviter les gens à placer une citrouille turquoise devant chez eux pour signaler aux enfants souffrant d’allergies alimentaires qu’ils peuvent leur offrir des surprises non alimentaires, tel que des bracelets lumineux, des kits à bulles de savon ou autres gadgets amusants. Comme les enfants allergiques ne peuvent fêter l’Halloween comme les autres enfants, cette initiative est une excellente idée et démontre qu’on peut réinventer les traditions.

Cela m’a amenée à me demander: pourquoi l’Halloween serait systématiquement associée à une orgie de bonbons? On s’entend, hormis les costumes et les décorations, la collecte de bonbons est pour beaucoup dans le succès de l’Halloween auprès des enfants. Mais encourager la consommation démesurée de bonbons, est-ce bien raisonnable en 2016?

Un peu plus tôt cette année, la nutritionniste Catherine Lefebvre publiait le livre Sucre: vérités et conséquences. L’avant-propos commence comme suit: «Cela fait des siècles que le sucre laisse un arrière-goût amer dans la vie de ceux qui en abusent. Et depuis quelques décennies déjà, les chercheurs constatent ses multiples effets néfastes. Malgré tout, il s’est insidieusement faufilé dans nos vies, faisant le bonheur et la richesse de Big Sugar.»

Dans le livre Ils mangent trop de sucre!, les auteurs J. Teitelbaum et D. Kennedy évoquent les effets négatifs d’un régime riche en sucre, démontrés par plusieurs études: TDAH, anxiété et dépression, caries, fractures osseuses, candidose (infection causée par des levures), diabète, maladies cardiaques... la liste est longue! Quand on lit que les enfants qui naissent aujourd’hui ont un risque trois fois plus élevé de souffrir de diabète au cours de leur vie que ceux des générations précédentes, il y a lieu de se demander si on a envie de les encourager à consommer du sucre?

Bien sûr, on va dire que l’Halloween n’arrive qu’une fois dans l’année, que c’est exceptionnel, que ce n’est pas ça qui va ruiner la santé de nos enfants. Certes, mais quand on y pense bien, les occasions de se sucrer le bec ne manquent pas: fêtes d’anniversaire, Noël, Pâques... on ne s’en sort pas! Et puis, le butin d’Halloween traîne en général des semaines dans nos placards et provoque chaque soir la même maudite question: «Maman, est-ce que je peux avoir un bonbon comme dessert?» Addictif, le sucre? Cela n’est pas prouvé hors de tout doute, mais une étude américaine a noté des similitudes entre les effets de l’abus d’aliments à haut indice glycémique sur le cerveau et l’abus de drogue. Troublant...

L’idée ici n’est peut-être pas de supprimer complètement les bonbons de la vie de nos enfants. Ce serait drastique. Mais ne peut-on pas essayer d’y aller avec un peu plus de modération? Et si, à l’instar des enfants allergiques, nos enfants recevaient aussi des petits gadgets amusants? La collecte serait aussi festive, et le rush de sucre un peu moins intense, non? Je pense qu’on peut réinventer nos traditions sans pour autant éliminer le plaisir qui leur est associé. Il faut juste vivre avec son temps!

 

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