Vacances et voyage

7 cantines à visiter sur les routes du Québec

7 cantines à visiter sur les routes du Québec

  Photographe : Cantine chez Ben

Vacances et voyage

7 cantines à visiter sur les routes du Québec

On les nomme cantines, casse-croûtes ou cabanes à patates, et nombreux sont les Québécois qui y font un arrêt revigorant sur la route des vacances. 

Parce que l’été, il n’y a pas d’endroits plus typiques au Québec que ces enseignes de la restauration rapide, en voici sept qui valent le détour, que ce soit pour leur histoire, leur unicité, leur réputation ou leur décor.

 

1. La Roulotte Beauparlant, pour une tranche d’histoire

Shawinigan

 

 

 

Montréal et plusieurs villes du Québec interdisaient les roulottes à patates autour de 1947, mais Shawinigan, elle, les a toujours conservées. Ainsi, depuis plus de 80 ans, pas une année n’a passé sans que les gens du coin puissent passer une commande à la fenêtre de l’une des deux roulottes historiques de la ville, qui étaient autrefois tirées par un cheval et qui offraient des sacs de frites contre quelques sous. 

Dans la culture locale de Shawi, on doit cependant choisir: on va soit à la roulotte à patates «frisées», soit à la roulotte à patates «drettes». Deux options similaires, mais dont le goût diffère: idéalement, mieux vaut essayer les deux pour déterminer si on est #teamdrette ou #teamfrisée.


Après la frite, on marche près des rapides qui bordent le centre-ville et on s’arrête à La Cité de l’énergie de Shawinigan pour profiter d’un spectacle multimédia ou d’une exposition liée aux sciences ou à l’histoire de la région. Et on termine l’escapade par une bière sur la grande terrasse de la microbrasserie Le Trou du Diable.   

314, 5e rue de la Pointe et 712, 5e rue de la Pointe, Shawinigan 

 

 

2. Le Roy Jucep, berceau de la poutine

Drummondville

 

 

On ne saura jamais qui, du Lutin qui rit, à Warwick, ou du Roy Jucep, à Drummondville, a réellement inventé la poutine, puisque les versions varient. Mais sans aucun doute, le Roy Jucep a été l’un des premiers endroits du Québec à servir ce plat devenu classique, autour des années 1960. D’ailleurs, en novembre 1998, la cantine a enregistré auprès des autorités compétentes la marque de commerce «Inventeur de la poutine».

On raconte qu’à l’époque, le Roy Jucep proposait de servir ses frites avec de la sauce brune. Puis, certains clients auraient commencé à demander d’ajouter le fromage en grains frais et local – aussi offert au restaurant – à leurs frites. C’est ainsi que la grande histoire de la poutine aurait commencé.

Aujourd’hui, l’endroit arbore encore un décor rétro et, à l’extérieur, on devine facilement les stationnements pour le service à l’auto d’autrefois. 



Après la poutine, on fait un tour au Village québécois d’antan, réplique d’un village typique des années entre 1810 et 1930, où on trouve des bâtiments anciens et des acteurs costumés qui racontent une autre époque. 

1050, boul. Saint-Joseph, Drummondville

 

 

3. La Cantine Bernard, temple des frites fraîches

Sainte-Madeleine

 

 

 

En Montérégie, la Cantine Bernard, autrefois une petite cabane, attire les clients depuis près de 60 ans. C’est peut-être grâce à ses patates, épluchées et coupées sur place, et à sa poutine que plusieurs considèrent comme la meilleure de la région.


Après la poutine, on fait deux minutes de voiture pour se rendre à la ferme La fille du Roy, où on fait l’autocueillette de fraises, d’artichauts, de cerises de terre ou de courges, selon la saison. 


1400, boul. Laurier, Sainte-Madeleine

 

 

4. Patate Mallette, poutine pour emporter

Beauharnois

 

 

Située à l’ouest de Montréal, cette cantine a fait ses débuts dans une grange de Saint-Étienne-de-Beauharnois avant de s’installer sur la rue Saint-Laurent, où elle est toujours. Depuis 1956, c’est trois générations qui servent aux clients les spécialités de l’endroit, dont on dit beaucoup de bien. On peut entre autres commander le fameux pain-pouts, une poutine servie dans un pain à hot-dog, parfait pour emporter.  



Après le pain-pouts, on marche au bord de l’eau jusqu’à la marina de Beauharnois et on termine le tout par une bière sur la terrasse de la microbrasserie La Centrale. 

41, rue Saint-Laurent, Beauharnois

 

 

5. Le Casse-Croûte du pêcheur, pour luncher près de la mer

Sept-Îles



 

 

 

Sur la Côte-Nord, impossible de manquer cet immense casier à homards qui sert de salle à manger. Au Casse-Croûte du pêcheur, on déguste poutines, frites et burgers, mais aussi des spécialités de la mer, comme des calmars frits, des acras ou des guédilles.



Après la guédille, on fait un tour de Zodiak avec les Croisières du Capitaine pour découvrir les îles qui ont donné son nom à la ville. On pourra observer les oiseaux ou les mammifères marins, faire de la randonnée et même dormir sur l’une des îles de l’archipel. 

4, rue Maltais, Sept-Îles

 

 

6. L’Iris du fleuve, terrasse fluviale

Saint-Sulpice

Iris du fleuve

© Iris du fleuve

À 30 minutes de Montréal, une petite cabane mauve fait de l’œil à ceux qui empruntent le Chemin du Roy: c’est l’Iris du fleuve, à Saint-Sulpice. Ouverte depuis 1962, la cantine propose les classiques, mais aussi des fish and chips, des clubs sandwichs, des guédilles… que l’on déguste sur les tables à pique-nique (mauves) collées au fleuve. 



Après le club sandwich, on continue à longer le fleuve sur une cinquantaine de kilomètres pour se rendre aux îles de Berthier, où on pourra profiter de la nature en vélo ou à la marche. 


472, rue Notre-Dame, Saint-Sulpice

 

 

7. Chez Ben on s’bour la bédaine

Granby

 

 

 

Tout a commencé en 1950 grâce à Bernard «Ben» Dubé qui, à 19 ans, a ouvert sa roulotte à patates. Plus de 70 ans plus tard, sur la 112, l’immense enseigne aux néons à l’effigie d’un bonhomme dégustant un hot-dog continue d’attirer les foules. Chez Ben, comme à l’époque, les patates sont épluchées à la main et les employés portent l’uniforme ligné blanc et rouge pour servir frites, rondelles, poutines, hamburgers et pogos. 



Après les pogos, on fait cinq minutes de route pour passer l’après-midi au Zoo de Granby. 

599, rue Principale, Granby
 

 
La petite histoire des cantines

Vous avez dit «casse-croûte»? 
À une époque où le pain était distribué une fois par semaine, il devenait sec à la fin de celle-ci et on se servait d’un outil appelé casse-croûte pour le briser. Puis, on s’est mis à utiliser l’expression «casser la croûte» pour parler du fait de manger ensemble et rapidement un repas improvisé et sommaire. Le terme «casse-croûte» serait donc né de cette expression apparue pour la première fois en 1898. 


Vous avez dit «cantine»? 
Le mot provient de l’italien cantina («cave», «cellier»), dérivé de canto (angle, coin retiré ou débarras). Le Larousse indique aussi que «cantine» vient de «canton», dont la signification primitive était celle de «coin», «angle». 
 

Au Québec, les premières cantines étaient mobiles et souvent de passage devant les usines pour alimenter les ouvriers sur l’heure du midi. On y servait alors des plats nutritifs et bourratifs, comme des fèves au lard, et, éventuellement, des frites et des hot-dogs. 

Dans les années 1940, des dizaines de camions à frites, parfois tirés par des chevaux, sillonnaient les rues de Montréal et d’autres villes du Québec… jusqu’à ce qu’on les interdise en remettant en doute leur salubrité. 

C’est ainsi que les cantines mobiles, contre leur gré, ont cédé leur place aux «patates du coin». Puis, grâce à l’engouement pour les voitures et au tourisme en développement, elles sont peu à peu apparues sur les routes empruntées par les vacanciers qui pouvaient ainsi s’y arrêter en famille pour un repas rapide et à petit prix.  


 

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