10 façons de voir Noël

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Les saisons de ma vie

Le printemps de ma vie, c'était ma jeunesse, mes années d'études, mes frères, mes blondes, les tourtières de maman, les cadeaux, la messe de Minuit, le froid glacial, la musique... De merveilleux Noëls! L'été, ce fut ma propre famille, mes filles, mon garçon, les décorations, l'émerveillement dans leurs yeux, les repas en famille, cette saison sans pareille qui m'a apporté tellement de bonheur! L'automne, les années de tempête, un temps où j'ai appris à détester Noël et la tempête finale, le divorce. Autant j'avais aimé le temps des fêtes, autant je frissonnais de le voir s'approcher. L'hiver, ce sont les Noëls de mon âge d'or, passés seul avec ma nouvelle douce moitié, des Noëls simples sans arbre, guirlandes ni cadeaux. Tranquillement, les plaies ont guéri et j'ai commencé à retrouver un peu du bonheur de ce temps magique. - Robert, 65 ans

Des patates!

Noël commence par un rêve: mon amoureuse avait une grosse famille et le réveillon se terminait à l'aube à jouer dans la neige. La réalité était un peu différente. À mon premier réveillon avec ma belle-famille, je me retrouve devant un énorme sac de patates. L'épluche à la main, une à une, je déshabille chaque pomme de terre. Ma belle-mère que j'aime beaucoup me remercie... mais elle est insatisfaite: j'ai laissé des petites taches brunes sur les patates! Je recommence... J'ai été le peleur de patates officiel durant plusieurs années. Et puis, en 2007, je suis devenu papa. Comme par magie, mon premier Noël avec mon bébé fut aussi mon premier Noël sans épluche. Nos Noëls ne se terminent toujours pas à l'aube, mais ils sont magnifiques. Ils ne se terminent d'ailleurs jamais vraiment, car nos garçons en parlent 12 mois par année. Noël sera officiellement lancé le soir du premier jour de congé, quand on installera la tente au pied de l'arbre pour dormir à la lueur du sapin pour notre traditionnel camping intérieur de Noël. - Christian, 38 ans

L'enfance

Noël commençait le matin du 25 quand mes deux soeurs et moi mettions nos belles robes de Noël dans nos chambres à Québec. Puis, direction Victoriaville. Là-bas, un dîner de Noël nous attendait chez mes grands-parents maternels. À peine sortis de table, un souper nous attendait du côté paternel. Martin Picard peut se rhabiller: la cabane à sucre du Pied de cochon est un spa santé à côté de ce que pouvait être une journée de Noël à Victo!

Noël, c'était aussi le voyage en auto entre Québec et Victo. L'auto était un peu froide au départ, mais nous allions rapidement la réchauffer à coups de «C'est moi qui me suis assise au milieu la dernière fois!», de «Mamaaaaan, Elizabeth me touche!» et de «Maman! Andréanne a mal au coeur!» Noël, c'est également le couraillage dans les escaliers avec les cousins et les mille tables nécessaires à la veillée: table à cartes, table à pichenottes, table de toc, table des petits, table des grands... Finalement, c'est aussi ces duos culinaires improbables qu'on se créait à partir des mille et une choses offertes en attendant le vrai repas: le duo chips barbecue-sucre à la crème, le fudge-Coke, sans oublier le After Eight et pinottes salées. Aujourd'hui encore, quand je prends une gorgée de Coke, j'ai envie de prendre une bouchée de fudge pour l'accompagner. - Andréanne, 37 ans

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La modération

Pour moi, Noël a toujours été trop. Trop de cadeaux, des heures à déballer... Trop de bouffe, trop d'alcool, le mal de foie et la vaisselle qu'il faut refaire encore et encore... La parenté de tout bord tout côté, on revoit les oncles cochons qu'on n'aime pas, les tantes qui ne savent jamais quand s'arrêter de boire... Jusqu'à récemment, pour moi, Noël, c'était du gros stress à faire plaisir à la famille au point d'oublier ce que moi, je voulais. Depuis trois ans, mon conjoint Charles et moi essayons de réduire au minimum les soirées avec la parenté. On fait des petits soupers avec ceux qu'on aime, on essaie de voir nos amis, de profiter de nos congés en famille et d'avoir du bon temps sans se sentir obligés de plaire à tout le monde. Moins, c'est beaucoup mieux que trop! - Audrey, 35 ans

Le buffet de desserts de mes tantes

Dans ma famille paternelle, le repas de Noël est un gigantesque buffet traditionnel où chaque tante apporte sa spécialité. Ne cherchez pas ailleurs, le meilleur ragoût de boulettes, le meilleur pâté au poulet et les meilleurs petits pains farcis, ils sont là! Mais le clou du repas, c'est le buffet de desserts. Sucre à la crème, gâteau au fromage, beignes maison, gâteau allemand et le dessert typique de notre famille, la moumoune aux fraises (un mélange de biscuits graham, de crème fouettée, de guimauves et de fraises qu'on adore dans ma famille mais qui laisse tous les autres perplexes). Il faut beaucoup de gestion pour faire honneur au repas tout en se laissant de la place pour goûter au moins trois ou quatre desserts! - Claudine, 39 ans

Les vacances

Pour moi, c'est un temps de repos où je peux passer du temps à la campagne et faire du sport de façon intensive. L'hiver est habituellement au rendez-vous avec de la neige fraîchement tombée et toute la luminosité des reflets du soleil sur la neige le jour et d'un beau croissant de lune la nuit. Il y a aussi quelques rencontres de famille avec leurs hauts et leurs bas, mais je ne les manquerais pour rien au monde. Elles font partie de mes traditions et ces traditions sont des points de repère dans ma vie. - Joanne, 60 ans

Le sapin

Noël, c'est quand je rentre le sapin dans la maison et que je m'empresse de le décorer. Chaque boule a son histoire et me rappelle de bons souvenirs. N'est-ce pas autour de l'arbre que tout se passe? Son odeur quand on rentre du travail, les lumières qui nous font oublier la grisaille de l'hiver, les bons soupers et une occasion de plus de se retrouver. Même s'il y a des moments plus tristes, l'arbre nous réconforte, car nous avons gardé notre âme d'enfant. - Marie-Claude, 55 ans

Une famille nombreuse

Entre 25 et 40 personnes dans un bungalow, c'est ma limite inférieure de convives! C'est du moins ce que j'ai eu la chance de vivre dans mon enfance. Mon père a 9 frères et soeurs, ma mère en a 4. Quand on ajoute les conjoints, les grands-parents et les cousins, la maison est bien pleine. Les bottes qui s'empilent près de la porte, les vitres embuées, le buffet démesuré, les fous rires collectifs et un plaisir qui transcende les générations. Je l'avoue, je suis nostalgique de cette époque et, surtout, un peu déçue de ne pas pouvoir offrir cette ambiance électrisante à ma progéniture. Mon conjoint et moi avons chacun deux frères, dont un chacun pour qui les enfants ne font pas partie du plan de vie. Ce qui fait que présentement, mes garçons n'ont qu'une seule cousine. Je reste donc toujours un peu sur ma faim. Ça manque d'enfants qui courent et de ce joyeux chaos qu'amène une maison remplie à craquer. Malgré tout, j'espère que mes enfants se forgeront leurs propres souvenirs et qu'ils auront autant de plaisir que moi à s'en rappeler à l'âge adulte. - Julie, 33 ans

Les accommodements raisonnables

Après toutes ces années, j'aurais cru avoir acquis suffisamment de doigté pour expliquer, désamorcer, négocier. Mais non, rien n'y fait! Chaque Noël, c'est la même histoire. Séparés depuis plus de 20 ans, mes parents se disputent toujours le souper du 25 décembre, s'accusant tour à tour de vouloir ruiner la soirée de l'autre. Regards complices à ma soeur, techniques de respiration, beau sapin, films thématiques et musiques festives: je fais comme je peux pour limiter les dégâts et préserver mon amour pour cette fête. Ah oui! Parce que Noël c'est aussi ça... l'amour! - Florence, 33 ans

Les chapeaux de grand-papa

Dans ma famille, il n'y a jamais eu d'oncle déguisé en père Noël au réveillon. D'aussi loin que je me souvienne, c'est mon grand-père qui a la tâche de distribuer les cadeaux à minuit. Depuis quelques années, ma mère réussit à dénicher un chapeau de Noël que mon grand-père enfile de bon coeur. Cette année, elle s'est surpassée: c'est un Grinch vert fluo qui gigote dans tous les sens. Nous nous écroulons tous de rire, mon grand-père le premier. Et dans ce petit moment de bonheur, je comprends que malgré les années qui s'accumulent, mes grands-parents qui vieillissent, les blondes et les chums et l'arrivée des bébés, nos traditions de Noël sont là pour rester. Noël serait sûrement Noël sans le chapeau de mon grand-père, sans la bûche Vachon, sans le dépôt des cadeaux sous le sapin à minuit. Mais ces traditions, il faut les garder pour alimenter notre boîte à souvenirs familiale de ces longs rires, de ces accolades et de ces moments de tendresse enrubannés de l'odeur réconfortante du sapin, des galettes à la mélasse et des pâtés à la viande. - Stéphanie, 27 ans

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