En vue de la naissance de son deuxième enfant, Anne a préparé un plan de naissance. «Puisque je m'apprêtais à donner la vie dans un hôpital universitaire, assistée d'un médecin de garde que je risquais de ne pas connaître, je trouvais important que les professionnels de la santé connaissent mes besoins, explique-t-elle. Je ne voulais pas d'un soluté pendant le travail, je désirais faire des exercices sur le ballon et je souhaitais éviter l'anesthésie péridurale. Je n'avais pas apprécié ma première expérience d'accouchement, trop médicalisée. Lors de mon deuxième accouchement, mon conjoint et moi n'avons pas eu besoin de faire mention de nos désirs.

L'accompagnante et le plan de naissance ont fait ce travail à notre place. Nous nous sommes plutôt concentrés sur les contractions, sans stress ni distraction. J'ai finalement accouché naturellement.»

Un outil de communication qui met l'accent sur nos besoins
Peu importe que l'on désire ou non un accouchement avec l'anesthésie péridurale,, que l'on veuille ou non faire couper tardivement le cordon ombilical de notre bébé, le plan de naissance sert à faire connaître nos préférences lors de la naissance de notre enfant. Même si cet outil demeure encore peu connu (plus ou moins 10% des parents en utilisent un), un nombre grandissant de médecins prônent son utilisation. C'est le cas du Dre Julie Choquet, omnipraticienne à l'hôpital LaSalle. «Avec un plan de naissance, nous sommes en mesure de mieux connaître les parents qui se trouvent devant nous lors des accouchements. D'une patiente à l'autre, les besoins changent.»