Les enfants aiment jouer et font du sport pour s'amuser. Pour eux, c'est une excellente façon de développer une foule d'aptitudes, autant physiques que psychologiques. La Société canadienne de physiologie de l'exercice soutient d'ailleurs qu'un enfant actif pendant au moins 60 minutes chaque jour améliore sa santé, a un meilleur rendement à l'école et se sent plus heureux. Il a aussi davantage confiance en lui. «Il faut motiver l'enfant dans la pratique d'un sport pour augmenter ses capacités cardiovasculaires et pour prévenir les problèmes d'obésité», poursuit Germain Duclos, psychoéducateur et orthopédagogue, auteur de plusieurs livres sur l'estime de soi et coauteur de L'Enfant, l'Adolescent et le Sport de compétition.

Tous les intervenants s'entendent pour dire que c'est le plaisir qui importe dans la pratique d'une activité physique. «Rien ne vaut le sourire de mes enfants avant, pendant et après leurs activités», confie Caroline Horrell. Sa petite Sarah-Maude, 5 ans, fait du patinage artistique, son fils Mathieu, 12 ans, joue au hockey et sa grande de 13 ans, Ève-Marie, pratique le volleyball. «Je les encourage à faire du sport pour la forme, mais ce qui prime, c'est le plaisir.»

C'est vrai pour les petits joueurs de soccer du samedi comme pour les athlètes olympiques, comme en témoigne Éric Heymans, le père de la plongeuse Émilie Heymans, triple médaillée olympique qui tentera de remporter une quatrième médaille consécutive à Londres cet été. Il raconte qu'au départ, son épouse et lui ont encouragé Émilie à faire du sport (d'abord de la gymnastique, puis du plongeon) «pour qu'elle bouge, qu'elle se dépense et qu'elle acquière des habiletés sportives. L'idée de s'embarquer dans des compétitions de haut niveau est venue d'elle.» Le moteur, c'est l'enfant lui-même.