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Virus et party des fêtes

Virus et party des fêtes

  Photographe : Anne Villeneuve

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Virus et party des fêtes

Comment gérer maladies et invitations aux fêtes de Noël et du nouvel an? Que l’on soit hôte ou invité, voici quelques trucs pour éviter les situations gênantes et les transmissions de virus non désirés.

L’an dernier, mon oncle et sa conjointe ne sont pas venus au souper de Noël organisé par ma mère, parce que mes enfants et moi avions eu la gastro la semaine précédente. J’étais super mal à l’aise. Était-ce à moi de me décommander? Une semaine avait passé quand même...

Les autres membres de la famille avaient beau me répéter qu’ils étaient contents qu’on soit là, je les voyais bien nous épier chaque fois qu’on pigeait dans le buffet.

Oui, les réunions familiales du temps des fêtes, c’est aussi un party pour les microbes. Mais, peut-on vraiment demander à matante de rester chez elle avec ses symptômes grippaux pour freiner l’épidémie? Et la petite qui a eu la gastro nous oblige-t-elle à nous cloîtrer à la maison?

Après en avoir discuté avec des amis, j’ai vite réalisé que tout le monde avait sa petite histoire de microbes générateurs de malaises dans le temps des fêtes, surtout les jeunes parents. Ma copine Mélanie m’a raconté avoir été bannie du souper de Noël organisé par sa soeur, par crainte que les enfants de cette dernière attrapent la gastro que sa fille avait eue les jours précédents. «Cela a jeté un petit froid entre nous, avoue-t-elle. J’étais super déçue de ne pas être avec ma famille le jour de Noël. Et un peu fâchée d’être exclue de la réunion annuelle.»

Quant à Valérie, elle se range dans la catégorie «Je ne veux pas vous voir à mon party si vous êtes malades». «Je n’ai aucune phobie des microbes et je ne cherche pas à surprotéger mes enfants, dit-elle. Mais mon fils, né en octobre, a été hospitalisé à quatre reprises entre deux et six mois, parce qu’il a attrapé deux virus à son premier party de Noël. Il est resté ensuite extrêmement vulnérable; les trois années suivantes, dès qu’il attrapait un rhume, ça finissait à l’urgence. Quand tu as un enfant comme ça, tu ne veux pas que les gens malades se pointent chez toi.»

Alors, quoi faire avec nos microbes dans le temps des fêtes? Tout d’abord, connaître les périodes de contagion peut très certainement nous aider à trancher. «Pour la gastro, elle commence avec les premiers symptômes et persiste jusqu’à 48 heures après les derniers, précise l’infirmière clinicienne Jasmine Lacharité. Quant au rhume et à la grippe, on est contagieux deux jours avant l’apparition des symptômes et jusqu’à trois jours après la fin.» Par conséquent, mes enfants et moi ne représentions plus une menace pour la parenté à Noël dernier (soupir de soulagement).

Quand même, ma mère a bien fait d’avertir ses invités, selon Danielle Roberge, consultante en étiquette, protocole et service client chez Parlons Étiquette, qui nous rappelle les règles de bienséance: «Le devoir de l’invité est d’avertir l’hôte de son état de santé. Ensuite, c’est à l’hôte de décider si l’invitation tient toujours et, si oui, d’en informer les autres convives.» Dans le pire des cas, si un invité ne peut pas se présenter pour cause de maladie, pourquoi ne pas essayer de reporter le party de quelques jours le temps qu’il se remette sur pied ou bien de planifier une autre activité avec lui la semaine suivante? Cela mettra très certainement du baume au coeur de la personne malade... tout en évitant au reste de la famille de recevoir un cadeau empoisonné à Noël.

Amélie Cournoyer est maman de deux filles de cinq et trois ans.

 

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