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Le lymphogranulome vénérien, une maladie invasive

Le lymphogranulome vénérien, une maladie invasive

Istockphoto.com Photographe : Istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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Le lymphogranulome vénérien, une maladie invasive

Le lymphogranulome vénérien porte un nom aussi repoussant que les symptômes qui l’accompagnent! Bien qu’il soit moins commun que d’autres maladies vénériennes, le LGV doit être connu par tout le monde, y compris nos jeunes.

C'est quoi?

Le lymphogranulome vénérien (LGV), aussi appelé maladie de Nicolas-Favre, est causé par le même type de bactérie que celle qui est responsable de la chlamydiose. Cependant, les infections dues au LGV sont plus invasives.

Au Canada, l'infection est sporadique et généralement importée par des touristes ou des immigrants de certaines régions tropicales et subtropicales. Au Québec, il touche surtout les hommes ayant des relations sexuelles avec d'autres hommes.

Comment se transmet-il?

L'infection se contracte par des relations anales, vaginales ou orales non protégées. Elle peut aussi être transmise de la mère à l'enfant lors de l'accouchement.

Symptômes
Le temps écoulé avant l'apparition des symptômes est en moyenne de 10 à 14 jours, mais l'incubation peut durer jusqu'à six semaines. Les signes se manifestent sous la forme d'une plaie ou d'une enflure indolore à l'endroit où les bactéries ont pénétré dans l'organisme: le vagin, le pénis, le rectum, le col de l'utérus ou la bouche. Les lésions peuvent être externes ou internes.

Chez la femme, on trouve principalement le LGV dans le vagin, sur les lèvres génitales et dans la région péri-anale. Les lésions apparaissant ailleurs que sur les régions génitales ou le col de l'utérus sont peu fréquentes. L'ulcère génital peut être accompagné d'un écoulement purulent de l'urètre chez les hommes et d'un écoulement cervical (à l'entrée de l'utérus) chez les femmes. Si l'infection a été transmise au cours de rapports anaux, on observe des pertes sanguinolentes ou purulentes à l'anus ou de la constipation.

Complications

S'il n'est pas traité, le LGV peut laisser des cicatrices qui exigent parfois une intervention chirurgicale aux organes génitaux ou à l'anus. Dans de rares cas, une infection non traitée peut entraîner une méningo-encéphalite (inflammation du cerveau et des tissus de la moelle épinière), et même la mort. Les personnes infectées sont plus à risque de contracter le VIH, d'autres ITS et des infections à diffusion hématogène, comme l'hépatite C que celles qui ne le sont pas.

Dépistage

Le LGV peut être détecté par le prélèvement d'échantillons à la base de l'ulcère ou par une analyse sanguine permettant de déceler des anticorps anti-Chlamydia. Des tests supplémentaires peuvent être demandés par le médecin, puisque d'autres ITS sont souvent contractées en même temps que le lymphogranulome vénérien.

Comment le traite-t-on?

Le traitement de choix du LGV est l'antibiotique doxycycline pris par voie orale pendant trois semaines (d'autres moyens seront proposés aux femmes enceintes). Les patients aussi infectés par le VIH sont traités de la même manière, mais sur une plus longue période.

Références

  • Guide des maladies, Servicevie.com
  • Portrait des infections transmissibles sexuellement et par le sang (ITSS) au Québec - Année 2010 (et projection 2011), ministère de la Santé et des Services sociaux.
  • Les infections transmissibles sexuellement et par le sang: l'épidémie silencieuse, Quatrième rapport national sur l'état de santé de la population du Québec, ministère de la Santé et des Services sociaux et Institut national de santé publique du Québec.

 

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