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Excès de table et d'alcool: comment y survivre!

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Excès de table et d'alcool: comment y survivre!

Le temps des fêtes est souvent synonyme de bonnes bouffes et de bons vins. Tandis que l'esprit se réjouit de tous ces excès, le corps, lui, a parfois besoin d'un peu d'aide pour s'en remettre!

A pour artichaut
Quand on pense problèmes de digestion, on pense bien souvent à l'artichaut, et ce, depuis l'Antiquité. Une étude parue dans l'Alimentary Pharmacology & Therapeutics de 2003, confirmait l'effet bénéfique d'un extrait d'artichaut contre la dyspepsie, à raison de 640 mg par jour, en deux doses. Par dyspepsie, on veut dire un ensemble de symptômes digestifs plus ou moins liés à des troubles temporaires du système foie-vésicule biliaire. Symptômes que l'on peut ressentir après quelques repas copieux et bien arrosés. En fait, les feuilles de l'artichaut situées sur la tige, et non pas celles qu'on mange habituellement, sont utilisées pour la composition de préparations destinées à stimuler la production de bile et soulager les troubles digestifs. Cet effet est attribué aux flavonoïdes que contient l'artichaut. On recommande les extraits normalisés à 5 % de cyranine à raison de 320 mg à 640 mg, en une ou deux doses. L'artichaut est toutefois contre-indiqué en cas d'obstruction des voies biliaires.


B pour bleuet
Le bleuet fait partie de l'arsenal thérapeutique de certaines médecines traditionnelles, et ce, depuis longtemps. Il semblerait que le bleuet pourrait traiter les troubles de circulation veineuse et soulager les jambes lourdes... d'avoir trop dansé! Ainsi, de 55 à 115 g de bleuets frais ou de 80 à 160 mg d'extraits normalisés de fruit, trois fois par jour, seraient efficaces.

Les extraits normalisés contiennent généralement 25 % de pigments aux propriétés antioxydantes. De plus, le bleuet pourrait contribuer à réduire les risques de maladies cardio-vasculaires et de cancer. Alors, on met des bleuets sur les crêpes, avec les céréales, dans le bol de gruau, avec du yogourt, dans un lait frappé, dans une croustade, etc. Un «remède» aux lendemains de veille!

C pour curcuma
Selon des sources officielles telles que la European Scientific Cooperative on Phytotherapy et l'Organisation Mondiale de la Santé, le curcuma peut traiter les troubles digestifs. Les amateurs de repas indiens pourront y trouver un dosage thérapeutique avec 1,5 à 3 g (1/2 à 1 c. à thé) de curcuma en poudre. Sinon, on opte pour un extrait offrant 60 à 200 mg de curcuminoïdes. Toutefois, si on souffre de calculs biliaires ou d'ulcères gastriques, il serait préférable de consulter un médecin avant de prendre du curcuma en dose thérapeutique.

G pour gelée royale...
Substance laiteuse produite par les abeilles ouvrières, la gelée royale est considérée par les Chinois comme un tonique efficace pour combattre la fatigue et le surmenage. Toutefois, peu d'études rigoureuses ont vérifié son efficacité sur ce plan. De plus, la gelée royale peut entraîner des réactions allergiques graves chez les personnes souffrant d'asthme ou d'eczéma atopique. Étant donné son potentiel allergène élevé, on conseille de ne prendre que de petites quantités en début de traitement et de les augmenter graduellement. Et aussi, pour se remettre de soirées «prolongées», on récupère en se couchant plus tôt pour quelques soirs!

... et ginseng
Un des produits naturels les plus répandus sur la planète, le ginseng, est reconnu pour rétablir la capacité de travail physique et de concentration intellectuelle. Il s'agit de prendre 200 mg d'extrait normalisé de une à trois fois par jour. Les extraits normalisés contiennent de 4 à 7 % de ginsénoside, l'ingrédient actif du ginseng. Le ginseng serait aussi probablement efficace pour stimuler le système immunitaire: intéressant, si on pense au nombre de personnes (et de microbes!) que l'on rencontre durant la période des fêtes. Il faut toutefois prendre garde aux aliments (café, thé, chocolat), suppléments (guarana) et médicaments (Ritalin, Sudafed) aux propriétés stimulantes, car le ginseng peut augmenter leurs effets.H pour horloge biologique
Tout le monde sait que le fait de manger trop gras est mauvais pour le coeur, mais saviez-vous que cela influence notre rythme biologique? Le fonctionnement de notre horloge interne, dont le cycle est de 24 heures, est relié au rythme du métabolisme. Une expérience effectuée auprès de souris a démontré qu'après six semaines d'un régime riche en calories et en gras, elles mangeaient plus aux repas, mais aussi pendant les périodes habituelles de repos. Donc, le rythme de veille et de sommeil ainsi que la sensation de faim sont perturbés par une alimentation riche en gras, ce qui enclenche un cercle vicieux augmentant les risques de prise de poids. Comme si le fait de manger beaucoup, donnait le «goût» de manger beaucoup! Alors, on alterne repas généreux et repas plus légers (salades, soupes, fruits frais…).

J pour jeûne
Il est faux de croire que le jeûne peut purifier l'organisme, le débarrasser de «mauvais» déchets. C'est plutôt comme si on troquait des déchets pour… d'autres déchets! En effet, en période de jeûne, le corps utilise ses réserves pour lui fournir l'énergie suffisante pour répondre à ses besoins.

Le jeûne provoque la dégradation des graisses, ce qui entraîne la production de substances toxiques, notamment des corps cétoniques. Ces derniers créent un effet euphorisant et ils réduisent l'appétit, rendant ainsi le jeûne plus facile à vivre. Le bien-être éprouvé peut aussi être relié à la mise au repos du système digestif: plus de ballonnements, de malaises gastriques, de constipation ou de sensation de lourdeur. On peut toutefois éprouver des sensations de faiblesse, de nausée, de chute de pression artérielle ou d'anomalies du rythme cardiaque. L'idéal est de donner un repos au système digestif sans avoir à faire un jeûne, mais plutôt en mangeant davantage de fruits et de légumes pour avoir plus de fibres, de vitamines et de minéraux, et en consommant moins de gras. Et on complète le tout avec quelques activités sportives: marche en montagne, patinage extérieur ou intérieur, ski de fond, raquette ou une bataille endiablée de boules de neige!

M pour mythes
  • Un café pour dégriser. Le café n'a aucun effet pour dégriser. En fait, il ne fera qu'accentuer la déshydratation et fera fuir le sommeil récupérateur. Seul le temps permettra de recouvrer ses esprits.

  • Un jus de tomate contre «la gueule de bois». Effectuée en 2005, une revue systématique des données cliniques concluait qu'aucun traitement ne serait efficace pour prévenir ou traiter la «gueule de bois». Le seul traitement valable: l'abstinence ou la modération! On peut néanmoins tenter de prévenir le mal de bloc en buvant un verre d'eau pour chaque verre d'alcool. Résultat: on boit moins d'alcool et on se réhydrate quelque peu. Car l'alcool empêche le travail d'une hormone antidiurétique d'agir sur les reins et ces derniers laissent alors passer plus d'eau: c'est la déshydratation... avec le mal de tête, la bouche sèche et les yeux rouges.

  • L'alcool foncé est plus dommageable. Oui, le mal de tête risque d'être pire. Un des responsables de la «gueule de bois» n'est probablement pas l'alcool lui-même mais plutôt la présence de congénères, des substances contenues en plus grande quantité dans le bourbon, le porto, le whisky ou le brandy comparativement à la vodka ou à l'alcool pur. Toutefois, il ne faut pas oublier que tous les alcools déshydratent et peuvent donner mal aux cheveux le lendemain!


    S pour «eSprit sain(t) dans un corps sain»!
    On varie et on équilibre notre alimentation, en mettant l'accent sur les fruits et les légumes, notre santé et notre teint en bénéficieront! Et, pour l'humeur chagrine, une pointe de chocolat noir est tout indiquée!
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