Guide des maladies

Douleur abdominale

Douleur abdominale

Guide des maladies Photographe : iStock Auteur : Coup de Pouce

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Douleur abdominale

La douleur abdominale est un problème fréquent qui peut se manifester sous forme de crampes, de sensations de brûlures, de tiraillements, de coups de poignard, etc.

La douleur abdominale est un symptôme fréquent appartenant à bon nombre de pathologies. Elle se rencontre à tout âge et peut se manifester sous forme de crampes ou encore être progressive, intermittente, constante, lancinante, sourde, légère, intense, récurrente, aiguë, chronique, etc.

Selon les circonstances, elle se manifeste à plusieurs endroits en même temps, se localise sur un point précis ou encore irradie dans une région autre que l'abdomen. Différents symptômes peuvent l'accompagner comme la nausée, les vomissements, la fièvre, la diarrhée, le ballonnement abdominal ou la difficulté à uriner.

Colique hépatique ou crise de foie
La douleur abdominale survient généralement après le repas du soir, un repas trop riche en gras ou un festin trop copieux. On observera des antécédents familiaux dans la plupart des cas.

Appendicite aiguë

Lorsqu'il y a blocage et infection de l'appendice, on parle alors d'appendicite aiguë. 

Atteintes d'ordre gynécologique
Les douleurs menstruelles sont présentes chez certaines femmes. Celles qui ont un col de l'utérus trop étroit - entraînant une rétention du sang-, celles qui ont des cycles ovulatoires qui coïncident avec la période des règles et celles qui ont un excès d'hormones prostaglandines - augmentant la contraction du muscle utérin - sont susceptibles d'avoir plus de douleurs abdominales.

Une infection ou une inflammation au niveau des trompes de Fallope, une anomalie congénitale de la trompe, un kyste ovarien, une torsion ovarienne, une grossesse ectopique sont d'autres causes pouvant provoquer des douleurs abdominales.

Infection urinaire (cystite)
L'infection urinaire est d'origine bactérienne. La façon de s'essuyer lorsque la personne va aux toilettes semble être en cause. S'essuyer dans un mouvement allant de l'arrière vers l'avant induit une autocontamination avec des bactéries siégeant habituellement dans l'intestin. Contrairement à la croyance populaire, «le coup de froid» n'est aucunement responsable de l'infection urinaire. 

Atteintes d'ordre intestinal
Les atteintes d'ordre intestinal peuvent provenir d'un problème congénital, d'une alimentation pauvre en fibres alimentaires, d'une hydratation faible et de la prise de certains médicaments (analgésiques, opiacés). 

Colique hépatique ou crise de foie

La douleur est localisée sous les côtes inférieures et irradie en ceinture jusque dans le dos. Elle s'accompagne généralement de nausées et de vomissements.
Lorsque la douleur persiste pendant plus d'une heure, que la personne a de la fièvre ou de la jaunisse ou lorsque le problème se répète, il est préférable de consulter un médecin. Il fera alors une échographie pour vérifier si des calculs sont présents dans la vésicule biliaire.

Appendicite aiguë

La douleur est progressive et augmente après 24 heures. Elle commence autour de la région ombilicale pour ensuite migrer vers le côté inférieur droit. La douleur est accompagnée de fièvre, de nausées, de vomissements, de perte d'appétit et d'entrain, et plus rarement de diarrhée.

Lorsque la douleur dure, il faut consulter dans les six heures suivant le début de la douleur. Le médecin procède alors à un examen complet incluant le toucher rectal, des analyses de sang et d'urine, une échographie abdominale et un test de grossesse.

Atteintes d'ordre gynécologique

Les douleurs sont parfois accompagnées de fièvre et plus rarement de nausées et de vomissements.

Si la douleur persiste ou est très intense ou si la personne a de la fièvre ou est enceinte, il vaut mieux consulter. Le médecin effectuera d'abord un test de grossesse, puis il procédera ensuite à un questionnaire sur les menstruations et le déroulement des cycles menstruels. Il pratiquera un examen complet incluant des touchers rectal et vaginal ainsi que des analyses de sang et d'urine. Des échographies pelvienne et vaginale peuvent venir compléter le tout.

Infection urinaire (cystite)

L'infection urinaire se manifeste par une difficulté à uriner accompagnée d'une sensation de brûlure. Les envies d'uriner sont fréquentes, surtout la nuit. Les urines sont troubles et malodorantes. Parfois, la personne aura de la fièvre et même du sang dans les urines.

Si la douleur persiste plus de 24 heures, s'il y a fièvre, douleurs au dos ou si vous constatez la présence de sang dans vos urines, vous devez consulter un médecin qui procédera à un examen suivi d'analyses de sang et d'urine. La culture d'urine déterminera le germe en cause et permettra de choisir le traitement antibiotique adéquat, qui peut être intraveineux ou oral.

Atteintes d'ordre intestinal

Les atteintes se manifestent  par des douleurs localisées au bas du ventre à gauche et se présentent sous forme de crampes. La constipation est une atteinte intestinale répandue. Elle est caractérisée par une douleur souvent chronique évoluant sur plusieurs jours. Accompagnée de ballonnements abdominaux et d'une sensation d'inconfort, elle est généralement soulagée par le passage des selles. La diverticulite se présente, quant à elle, sous la forme d'une douleur qui est d'abord progressive et diffuse, devenant par la suite localisée. Elle est accompagnée de fièvre, de ballonnements abdominaux et de changements dans les selles qui deviennent plus petites et déchiquetées. Parfois, il peut y avoir un arrêt des gaz et des selles après un certain temps. Dans d'autres cas, il peut même y avoir une perforation du côlon.

Si les douleurs persistent plus de 24 heures, si elles s'intensifient, deviennent généralisées et constantes, s'il y a fièvre, douleurs, sang dans les selles, arrêt des gaz et des selles, vomissements fécaloïdes (selles) ou déshydratation, il faut consulter un médecin. Le médecin procédera à une radiographie de l'abdomen et à un examen physique complet incluant un toucher rectal ou vaginal.

Colique hépatique ou crise du foie
Les personnes qui souffrent de colique hépatique ou de crise de foie doivent privilégier une diète à base de liquide qui permettra au foie de se refaire une santé. La consommation d'aliments gras est à proscrire.

S'il y a présence de calculs, il faudra alors procéder à une intervention chirurgicale afin d'enlever la vésicule biliaire et les calculs qui lui sont attachés.

Appendicite aiguë

Dès qu'on suspecte une appendicite, il ne faut surtout pas attendre avant de consulter, des complications graves risquant de survenir. Une perforation de l'appendice (péritonite) peut se présenter. Dans les cas qui nécessitent une ablation de l'appendice, le médecin peut aussi prescrire des antibiotiques.

Parfois, la personne peut avoir une «crise» d'appendice sans qu'il soit nécessaire de procéder à une opération. Outre l'intervention chirurgicale, il n'y a rien d'autre à faire qu'attendre la disparition des symptômes.

Atteintes d'ordre gynécologique

Le traitement est choisi en fonction de la cause. Dans le cas de douleurs menstruelles, la prescription d'anovulants, la prise d'analgésiques, quelques conseils pratiques, comme l'utilisation d'un coussin chauffant appliqué directement sur la douleur, et le repos peuvent apporter un soulagement.

La torsion ovarienne et la grossesse ectopique nécessite une chirurgie. Le kyste peut exiger une opération chirurgicale mais il se résorbe parfois de lui-même. L'infection se traite, quant à elle, avec des antibiotiques.

Le port du condom permet d'éviter une infection des trompes. Pour les autres atteintes, il n'y a pas vraiment grand-chose à faire.

Infection urinaire (cystite)

Boire beaucoup d'eau permet parfois d'éliminer la bactérie lorsque l'infection en est à ses débuts. Une bonne hygiène évite la prolifération des bactéries. Lorsque vous urinez, adoptez une façon de vous essuyer qui évite l'autocontamination. Lavez toujours vos mains lorsque vous allez aux toilettes.

Atteintes d'ordre intestinal

Le fait de boire plus de liquide favorise une meilleure hydratation et aide à prévenir la constipation. La constipation se traite par une alimentation riche en fibres et en huile minérale. Le jus de pruneaux et les fibres naturelles (supplément en psyllium) favorisent la régularité. Un lavement évacuant ou l'évacuation digitale d'un fécalome peut parfois être nécessaire. Dans le cas d'une occlusion le médecin pourra utiliser un tube nasogastrique (Levin) pour vidanger l'intestin et l'estomac. S'il s'agit de diverticulite, l'intestin devra être mis au repos. Un soluté intraveineux pourra être appliqué dans certains cas. Une diète liquide ou faible en résidus sera nécessaire pour une période d'environ trois ou quatre semaines. Des antibiotiques pris par la bouche pendant 10 à 20 jours peuvent aussi être prescrits. Des complications, comme une perforation de l'intestin, une occlusion intestinale ou une récidive de diverticulite peuvent nécessiter une chirurgie.

Évitez les diètes qui constipent (BRAT: bananas, rice, apple, toast) et les laxatifs en vente libre. De plus, il est important de bien mastiquer les aliments pour faciliter la digestion. Ne restez pas non plus des heures sur le siège des toilettes, attendez plutôt le moment opportun.

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