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Curieuse de connaître ce qu’il y aura dans notre assiette en 2011? Que ce soit au resto ou à la maison, nos habitudes se raffinent et s’affirment. Voici ce qui mijote pour nous.
Tendances alimentaires 2011: nos comportements
1. Le régal frugal
Le sentiment d'avoir pris un bon repas ne signifie plus qu'on doive desserrer notre ceinture d'un cran à la fin: «On mange de mieux en mieux, mais on mange moins! À table, on ne cherche plus tant la satiété que de vivre une expérience», remarque Frédéric Blaise, nutritionniste et président d'Enzyme, une agence-conseil qui se spécialise dans le secteur alimentaire. On préfère aller plus souvent à l'épicerie pour cuisiner des produits frais et on mise sur des ingrédients de meilleure qualité. Ils coûtent un peu plus cher, mais on en achète de plus petites quantités. La simplicité effectue aussi un grand retour, selon François Martel, de l'Académie culinaire. Les gens veulent cuisiner un bon poulet rôti et que leur carotte... goûte la carotte! Le retour aux sources, à la cuisine de nos grands-mères, est fort populaire.
2. Local et bio quand c'est possible
On continue de privilégier les produits locaux, de saison et bios, mais on est moins «absolutistes» que par le passé: on les choisit autant que possible, mais on ne se culpabilise plus si on fait parfois d'autres choix. Notre priorité, c'est d'équilibrer le budget. «On veut le mieux au meilleur prix», résume Frédéric Blaise.
3. Encore le cocooning
Pendant la crise économique, on a délaissé les restos pour s'installer aux fourneaux. Même si l'économie se porte mieux, l'envie de cuisiner chez nous ne s'estompe pas pour autant. C'est qu'on y a pris goût! Les jeunes hommes dans la vingtaine sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à suivre nos cours, affirme François Martel. Ils veulent être à l'aise dans une cuisine, inspirés par tous ces chefs qu'on voit à la télé. Et on feuillette une foule de magazines et de livres de recettes, pendant que les cours de cuisine se remplissent à toute allure. Selon le chef propriétaire de La Guilde culinaire, Jonathan Garnier, le boom de rénovation auquel on a assisté ces dernières années explique en partie le phénomène: «On a investi dans notre maison, rénové la cuisine. Plutôt que de sortir dépenser encore, on reste chez soi pour rentabiliser l'investissement.»

















