Vie de famille

À chacune ses finances: la maman d'ados

À chacune ses finances: la maman d'ados

IStock Photographe : IStock Auteur : Coup de Pouce

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À chacune ses finances: la maman d'ados

Notre situation financière nous préoccupe et on aimerait bénéficier de judicieux conseils? Voici une série d'articles pour nous aider à y voir clair dans nos finances, selon notre profil. Ici, on s'adresse aux mamans d'ados. Concernée? Lisez ce qui suit!

  • Sa situation

Dans la quarantaine, en couple, la maman d'ados a un revenu familial correct et reçoit encore des prestations familiales. Par contre, elle voit ses dépenses liées à la famille augmenter avec ses ados qui vont au cégep, prennent des cours de conduite, veulent une voiture, etc.

  • Ses priorités financières

Accélérer le paiement de l'hypothèque.

«On devrait choisir des versements à la semaine ou aux deux semaines plutôt qu'au mois, suggère Lison Chèvrefils. On calque sur nos entrées d'argent: si on est payée à la semaine, on choisit un remboursement hebdomadaire.» Comme certains mois comptent cinq semaines, à la fin de l'année, on aura versé l'équivalent d'un versement supplémentaire. Ces montants supplémentaires réduisent graduellement notre capital et diminuent aussi le total des intérêts payés. «Si on est capable, on peut aussi rembourser un peu plus que ce qui est exigé», ajoute Mme Chèvrefils. Par exemple, si notre versement hypothécaire est de 420 $, on essaie de mettre 450 $; ainsi, à la fin de l'année, on aura remboursé 780 $ de plus. «On pourrait aussi vérifier si notre taux hypothécaire est compétitif avec les taux actuels, qui sont assez bas, indique Hélène Marquis. Dans certains cas, ça peut valoir la peine de renégocier notre hypothèque pour abaisser notre taux d'intérêt, quitte à payer une pénalité.»


Miser sur l'épargne-études.

«Il faut commencer tôt à mettre des sous de côté pour les études des enfants, dit Hélène Marquis, parce qu'à 16-17 ans les jeunes entament leurs études post-secondaires.» Si on ne l'a pas fait, on ouvre un REEE, car mieux vaut tard que jamais. «Et si on a des grands-parents généreux qui ne savent plus trop quoi offrir à nos ados pour Noël ou à leur anniversaire, on leur suggère de contribuer à leur REEE», suggère Mme Marquis. «C'est aussi le moment de discuter avec notre conjoint de la façon dont on va s'organiser pour payer les études de nos enfants, signale Anne-Marie Millaire. Si notre jeune part étudier à l'extérieur, est-ce qu'on paie son appartement? Quelle part assumera-t-il? Et on discute avec notre ado pour calculer combien l'aventure va coûter.» On peut en profiter pour faire un budget avec lui et voir comment il peut s'arranger pour payer une partie des dépenses.

 

Responsabiliser ses ados.

À l'adolescence, les jeunes commencent à faire des petits travaux (tonte de gazon, gardiennage, pelletage d'entrée) ou prennent un emploi à temps partiel, ce qui leur permet d'accumuler leurs premiers revenus. C'est le bon moment pour les responsabiliser et leur apprendre à ne pas tout dépenser. On peut entrevoir des projets à moyen terme et établir avec eux ce que nous, les parents, sommes prêts à payer pour leurs cours de conduite ou pour l'achat d'une voiture usagée. On peut voir aussi comment ils peuvent contribuer et commencer à épargner. Les ados doivent comprendre qu'on ne peut pas tout leur payer. «Assurer un garçon de 16 ans comme conducteur, ça coûte une fortune! note Anne-Marie Millaire. J'ai vu en consultation budgétaire des parents endettés qui payaient tout à leur fils, incapables de dire non. Dans certains cas, c'est plus économique de payer à notre jeune une carte pour les transports en commun et quelques taxis plutôt qu'une voiture.»


Poursuivre l'épargne pour la retraite.

«On devrait toujours cotiser dans un REER, ne serait-ce que 1 000 $ annuellement, pour s'assurer d'avoir un fonds à notre nom», dit Lison Chèvrefils. Et à partir de 40 ans, on peut envisager de consulter un planificateur financier. «Il y a plusieurs facteurs à évaluer pour l'épargne retraite, dit Mme Chèvrefils. Et ce n'est pas parce que notre amie nous dit qu'elle a fait telle ou telle manoeuvre financière que c'est bon pour nous. On n'a peut-être pas le même salaire ni le même niveau d'endettement.»


Consulter un comptable pour ses impôts.


«Ça vaut la peine de payer un comptable pour remplir nos déclarations de revenus, croit Mme Chèvrefils. Pour s'assurer qu'on bénéficie de tous les crédits d'impôt pour les enfants, les études, leurs activités physiques, etc. Et savoir à quel conjoint appliquer les crédits pour que ce soit le plus profitable.» Les avantages fiscaux sont là, il faut s'assurer qu'on en profite.

 

À LIRE: À chacune ses finances: La mère monoparentale

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