Avant le départ

On commence par regarder le carnet de vaccination de notre enfant. A-t-il reçu tous ses vaccins de routine (diphtérie, polio, rougeole, etc., des maladies qui existent encore ici, mais plus encore dans les pays défavorisés)?

Au moins six semaines avant notre départ, on se rend dans une clinique spécialisée afin de vérifier si notre enfant aura besoin d'autres vaccins selon le pays où on se rend. «En général, à partir de 1 an, la plupart des enfants répondent bien aux vaccins, y compris celui de l'hépatite A», note le docteur Ward.

En voyage

Il y a trois choses auxquelles on doit faire attention pour éviter les risques que bébé ne tombe malade: l'eau, les aliments (en boîte et même bouillis) et les piqûres de moustiques.

Pour l'eau, on la choisit toujours embouteillée. Quant aux aliments que l'on donne à bébé, si ce dernier est encore au stade des petits pots, on peut toujours lui en apporter quelques-uns, ou alors en acheter sur place, si on en trouve. Sinon, on peut lui en préparer soi-même avec de l'eau embouteillée bouillie. Il est passé au stade des aliments solides? On veille à peler soi-même fruits et légumes, et on évite les aliments qui ont probablement été lavés à l'eau courante. «Pour ce qui est du buffet, dans un pays "à risque", il vaudrait mieux éviter les crudités, les salades vertes, les fruits coupés et les salades de fruits», suggère la nutritionniste Isabelle Émond. On note toutefois qu'un buffet dont les aliments sont maintenus à la bonne température devrait être plus sécuritaire: c'est-à-dire les aliments froids placés dans des contenants sur de la glace et les aliments chauds dans des réchauds. On évite toutefois les préparations de type «mets en sauce». «Le fait de prendre des aliments simples comme le poulet rôti, le bœuf rôti ou le poisson, tous bien cuits, peut également diminuer les risques», ajoute la nutritionniste.

Si malgré tout notre enfant tombe malade ou s'il n'a tout simplement pas l'air dans son assiette, on n'hésite pas à recourir aux services de santé du coin. «Il est possible de trouver des soins presque partout, explique le chercheur. On n'a qu'à appeler son ambassade, on pourra y obtenir de bonnes références.»

Pour certains voyages, d'autres vaccins devront être administrés pour contrer des maladies comme la typhoïde, que l'on attrape par une bactérie dans la nourriture; la méningite à méningocoque, qui se transporte par le nez et la gorge; ainsi que l'encéphalite japonaise, le paludisme et la fièvre jaune, toutes trois transmises par les moustiques.