Grossesse

Se remettre d'un accouchement difficile

Se remettre d'un accouchement difficile

iStock Photographe : iStock Auteur : Coup de Pouce

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Se remettre d'un accouchement difficile

Certains accouchements sont plus difficiles que d’autres. Un médecin identifie cinq cas nécessitant une attention particulière et nous donne ses conseils pour se remettre en douceur de la venue au monde de bébé.

1. Travail prolongé au-delà de 18 h
Un long travail peut être épuisant pour la mère. «Souvent, les contractions vont commencer dans la journée et elle aura une nuit blanche dans le corps avant même l'arrivée du travail actif», explique Mariam Colbert, médecin omnipraticienne en périnatalité et cofondatrice du centre de périnatalité l'Autre maison.

La Dre Colbert recommande beaucoup de repos, de soutien de la part des proches et du lâcher-prise sur ce qui n'est pas essentiel. «Comme la période de récupération risque d'être plus longue, il est doublement important d'avoir de l'aide à la maison.» Pendant que l'entourage s'occupe des tâches quotidiennes, on se repose en même temps que bébé dort. La nuit, si on allaite, on garde le nouveau-né tout près de soi pour se recoucher rapidement une fois la tétée terminée.

2. L'accouchement vaginal assisté
L'usage de ventouses ou de forceps est stressant pour les parents. «Voir l'équipement peut être traumatisant», explique la Dre Colbert. De plus, l'utilisation de ces instruments, surtout des forceps, peut engendrer des lacérations du périnée plus importantes que si le nourrisson était sorti naturellement.

Pour favoriser la guérison de la plaie, Mariam Colbert suggère de prendre des bains (au sel d'Epsom ou avec de l'eau uniquement), à partir du troisième jour après l'accouchement. Une fois la plaie guérie, elle propose de prendre rendez-vous pour une consultation en physiothérapie périnéale. «C'est une approche méconnue, mais elle fait vraiment une différence dans la récupération par la suite», affirme-t-elle. Si le budget est serré, on peut trouver des exercices à faire à la maison en cherchant sur internet. «Ce n'est pas aussi efficace que la physiothérapie, mais c'est mieux que rien», précise le médecin.

3. Césarienne d'urgence
«En raison de la fatigue causée par les heures de travail précédant l'opération, il est plus difficile de se remettre d'une césarienne d'urgence que d'une césarienne planifiée», souligne la Dre Colbert. «On banalise beaucoup cet acte chirurgical, mais c'est une chirurgie abdominale profonde durant laquelle toutes les couches musculaires de l'abdomen sont sectionnées.»

Mariam Colbert suggère à la maman de suivre le plan d'intervention proposé par le médecin à la sortie de l'hôpital, et de rester active selon ses capacités. «En général, la convalescence évolue bien, mais il faut se donner du temps pour guérir et accepter que les premiers jours soient difficiles», explique-t-elle.

À lire aussi : Quoi faire quand on dépasse la date prévue d'accouchement?

4. Anémie post-partum
Les mères ayant perdu beaucoup de sang lors d'une césarienne d'urgence ou qui ont fait une hémorragie post-partum peuvent souffrir d'anémie. Dont les symptômes (fatigue, maux de tête, étourdissements, faiblesses, palpitations) sont particulièrement invalidants quand on a un nouveau-né dont il faut s'occuper.

La Dre Colbert recommande de prendre un supplément de fer. On s'assure également de bien manger, de se reposer et de dormir le mieux possible. «Habituellement, si on suit ces conseils, la prise de sang effectuée quelques semaines après l'accouchement montrera que la situation est rentrée dans l'ordre», explique-t-elle.

5. Détresse fœtale pendant le travail
L'obtention d'un tracé anormal lors de la lecture du cœur du bébé provoque stress et angoisse chez les parents. Souvent, le bébé sera ensuite placé en observation à la pouponnière, donc séparé de sa maman.

On essaie de passer le plus de temps possible à la pouponnière avec son enfant. «L'attachement entre une mère et son bébé se crée dès les premiers jours. Plus la maman est présente pour le nouveau-né, le prend dans ses bras, plus la suite des choses sera facile», explique la Dre Colbert. De plus, la mère peut poser des questions sur l'état de santé de son poupon. «Quand les parents comprennent ce qui se passe, et se sentent impliqués dans la prise de décisions, il est plus facile pour eux de se remettre de cette épreuve.»

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