Grossesse

L’accompagnante à la naissance: une présence rassurante

L’accompagnante à la naissance: une présence rassurante

iStockphoto.com Photographe : iStockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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L’accompagnante à la naissance: une présence rassurante

L’accompagnante à la naissance offre une présence rassurante aux femmes pendant la grossesse et l’accouchement, complétant ainsi le travail du médecin.

Les couples québécois sont de plus en plus nombreux à être épaulés par une accompagnante, lors de la naissance de leur enfant, à l'hôpital. Leur but? Être bien préparés pour vivre l'accouchement dans le bonheur, alors que le système de santé manque de ressources.

Selon un sondage qui a été effectué par SOM en 2005, le quart des Québécoises voudraient accoucher auprès d'une sage-femme. Mais, à cause d'une pénurie de maisons de naissance, moins de 2 % des femmes ont accès à ce type d'établissement. Dans un tel contexte, les services privés de l'accompagnement non médical à la naissance sont attrayants.

L'accompagnante n'est pas une sage-femme

« Nous assurons une présence rassurante auprès des mamans qui sont suivies par un médecin, tout au long de leur grossesse, accouchement et période postnatale, indique Sylvie Thibault, accompagnante à la naissance et présidente de Mère et Monde. Nous leur accordons une écoute téléphonique en tout temps. »

Contrairement à la sage-femme, l'accompagnante ne pose aucun acte obstétrical. « Notre rôle se situe plutôt au niveau de l'information et du soutien des futurs parents, explique Mme Thibault. Nous les aidons entre autres à effectuer des choix éclairés en vue du grand jour. »

L'importance de la préparation prénatale

L'accompagnante rencontre les futurs parents, à leur domicile, à quelques reprises avant l'accouchement pour établir une relation de confiance avec eux et animer des cours prénatals personnalisés. Elle traite alors de notions approfondies sur la grossesse, les interventions médicales, les protocoles hospitaliers, le plan de naissance, les signes du début de travail, les positions confortables pendant les contractions, les moyens pour apprivoiser la douleur, l'allaitement, le baby blues, etc. « Nous prenons le temps de répondre à toutes leurs questions, dont celles qui sont d'ordre intime, explique Mme Thibault. Au besoin, nous les redirigeons vers leur médecin. Nous n'effectuons aucun suivi médical. »

Humaniser le jour J

L'accompagnante rejoint les futurs parents à l'hôpital, une fois que le travail est amorcé. Elle encourage notamment la mère dans ses efforts, l'amène à se détendre, la conseille dans les positions favorisant la descente de son bébé et l'aide à apprivoiser la douleur, avec ou sans péridurale. « Nous ne prenons pas la place du père, spécifie Sylvie Thibault. Nous guidons plutôt ce dernier dans l'accompagnement de sa conjointe. Nous répondons aux interrogations du couple et nous calmons leurs inquiétudes. Nous veillons à ce que leur intimité soit sauvegardée.»

Tout au long de l'accouchement, l'accompagnante travaille en collaboration avec le corps hospitalier. « Nous n'effectuons pas les tâches des infirmières, nous les complétons, explique Mme Thibault. Nous assurons une présente réconfortante auprès des futures mères. Des essais cliniques ont déjà démontré que l'accompagnement non médical à la naissance diminue considérablement le temps de travail, la demande de péridurale, l'utilisation des forceps pendant l'accouchement et le taux de césarienne.

Une ressource lors du retour au bercail

Après l'accouchement, l'accompagnante demeure disponible pour les nouveaux parents. Elle va les visiter à une ou deux reprises. « Lors de ces rencontres, nous discutons à propos de leur expérience d'accouchement, explique Sylvie Thibault. Nous essayons aussi de trouver des solutions à des problèmes potentiels comme l'allaitement, les coliques, le sommeil du bébé, le baby blues et la fatigue.»

La formation 

La plupart des accompagnantes québécoises exercent leur métier, à la suite d'une certification de base d'une centaine d'heures et autres formations complémentaires, dont en allaitement. Quelques écoles privées comme celle de Mère et Monde forment des étudiantes dans ce sens. Certaines accompagnantes ont également suivi une certification de niveau 2 d'une durée d'environ 1 000 heures octroyée par Mère et Monde et le Collège d'études en maternité alternative (CÉMA).

Les ressources
  • Mère et Monde (entreprise privée avec une trentaine d'intervenantes, possibilité de bénévolat) 
Les coûts

En fonction de la nature des services et de l'intervenante, les prix varient généralement entre 400 $ et 1300 $. À noter: les accompagnantes qui ont suivi une certification de niveau 2 peuvent émettre des reçus à des fins d'assurances privées.

Lire nos dossiers sur la grossesse.

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