Nicole Malenfant, professeure en éducation à la petite enfance, nous propose quelques pistes.

Valoriser son autonomie. «Tu t'habilles tout seul, c'est bien... Tu ranges tes jouets tout seul, bravo!» S'il se sent gratifié quand il fait preuve d'autonomie, il aura envie de recommencer.

Le faire jouer à côté de nous. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'un enfant de cet âge joue seul dans sa chambre (si c'était le cas, il faudrait aller voir ce qu'il mijote). On aménage un coin jouets dans la cuisine, où il pourra s'amuser tranquille tandis qu'on vaque à nos occupations. Et s'il est concentré sur une activité, on évite de le déranger; on lui parle lorsqu'il sollicite notre attention. «Il est préférable de commenter ce qu'il fait (ex.: "Wow! Elle est haute, ta tour de blocs") plutôt que de le couvrir d'éloges, conseille Nicole Malenfant. Certains enfants à qui on a répété qu'ils étaient les meilleurs au monde trouvent difficile de ne plus être le centre d'attention lorsqu'ils commencent l'école.»

L'intégrer à nos tâches. Ce qu'il veut, c'est notre attention, pas nécessairement jouer avec nous. Plier des débarbouillettes ou mettre les napperons sur la table le rendra très heureux s'il a l'impression de nous aider.

Jouer avec lui. Pour combler son besoin d'attention et d'affection, on lui consacre chaque jour un moment privilégié de 10 ou 15 minutes. L'enfant décide alors de l'activité et on accepte d'entrer dans son monde. Une fois le temps écoulé, on lui dit qu'on doit maintenant faire autre chose et qu'on recommencera demain. S'il bénéficie de cette période de jeu exclusive, il aura tendance à moins nous solliciter le reste du temps.

Être réaliste. Un tout-petit ne peut pas s'amuser seul pendant de longues périodes. On vise des blocs de 10 minutes.