Ça nous met en colère et ça mine notre confiance en lui. Mais d'abord, pourquoi ment-il?

Souvent, c'est pour éviter un blâme ou se soustraire à une obligation. Par exemple, il affirme faussement avoir terminé ses devoirs ou promené le chien. Ou encore il refuse d'admettre qu'il a englouti tout le paquet de biscuits. Si on est certaine qu'il ment, on ne le laisse pas s'en tirer à bon compte: on s'assure qu'il effectue la tâche en question ou qu'il répare l'erreur commise. Autre raison qui peut le pousser à mentir: son désir d'autonomie, qui l'incite à s'éloigner de nous et à se créer un espace de liberté. D'où les mensonges et les cachotteries. Comme prétendre passer la soirée chez un ami au lieu de nous dire qu'il va à un party. Ou jurer qu'il n'a pas consommé d'alcool, alors que c'est faux. Il ment alors par peur de notre réaction, pour échapper à un interrogatoire en règle, parce qu'il craint de se faire dire non, parce que c'est moins compliqué que de s'expliquer.

Si le mensonge est normal jusqu'à un certain point, ça ne veut pas dire qu'on doive fermer les yeux. Au contraire, on lui dit clairement qu'on n'est pas dupe et à quelles conséquences il s'expose s'il recommence (perte de privilèges, surveillance plus étroite, etc.). Il faut toutefois être consciente du risque qu'il devienne tout simplement un meilleur menteur. C'est pourquoi on n'insiste pas que sur la punition, mais sur le fait qu'on est ouverte à la discussion et, lorsqu'il avoue un mensonge, on se montre indulgente et on atténue la conséquence.

Merci à Nathalie Hamel, intervenante à Ligne Parents (1-800-361-5085).

 

À LIRE: Mode d'emploi pour parents d'ados