6-12 ans

Mon enfant ne me raconte rien de ses journées!

Mon enfant ne me raconte rien de ses journées!

istockphoto.com Photographe : istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

6-12 ans

Mon enfant ne me raconte rien de ses journées!

Notre enfant est passé maître dans l’art d’éviter les questions ou d’y répondre seulement par oui ou non? Comment réagir? Une psychologue nous éclaire sur les comportements à adopter.

Pour ceux qui s'inquiètent parce que leur jeune parle peu, la psychologue Nathalie Parent se fait rassurante: il s'agit d'une situation très fréquente et tout à fait normale. Selon elle, le tempérament de l'enfant et sa relation avec ses parents sont les deux principales raisons pour lesquelles il s'avère si peu bavard.

«Bon nombre d'enfants vivent dans le moment présent, explique-t-elle. Leur demander de relater les faits saillants de leur journée peut être trop exigeant pour eux. Il est vrai que certains racontent leur journée en détail, mais d'autres l'évacuent dans l'action, en jouant.» C'est donc une question de personnalité.

Pour maintenir les liens avec notre enfant, on souhaiterait qu'il nous raconte tout, mais le voilà muet comme une carpe. «Souvent, c'est un moyen de garder son espace à lui, son jardin secret, affirme Nathalie Parent. Ça lui permet de prendre une distance par rapport à ses parents.» Pour conserver une relation saine, on a intérêt à respecter cet univers qui lui appartient.

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Doit-on l'encourager à parler?

«Pas nécessairement, répond spontanément la psychologue. Mieux vaut ne jamais le forcer à s'exprimer. On peut demander: "Si tu refuses de parler, est-ce parce que tu n'as pas envie de raconter ta journée?" Si c'est le cas, on lui dit qu'on comprend et que, s'il change d'idée, on aimerait bien prendre un moment pour discuter avec lui.»

La clé avec ce genre d'enfant est de demeurer à l'écoute de ses réactions lorsqu'on le questionne. En l'observant, on verra s'il désire converser ou non. Pour faciliter l'échange, Nathalie Parent suggère de poser d'abord quelques questions fermées. Si le jeune y répond, on peut glisser des questions ouvertes dans la conversation. Le dosage est important. «On ne doit pas submerger l'enfant de questions fermées parce que ça pourrait ressembler à un interrogatoire et il n'aimerait pas ça», prévient la psychologue.

S'acharner: la naissance d'un cercle vicieux

Quand on s'acharne à tenter de tirer les vers du nez de notre progéniture, la relation peut s'envenimer rapidement. «Plus les parents insistent, plus l'enfant se ferme, confirme la psychologue. Plus il se renferme, plus ça dérange les parents, qui pensent qu'il leur cache des choses. C'est ainsi que naîtra une dynamique de contrôle et de secrets.» Afin de conserver des rapports sains, on ne force pas notre enfant à parler et on évite d'être suspicieux ou de croire qu'il dissimule des choses.

Si on ne parvient pas à satisfaire notre curiosité en discutant avec notre jeune, on peut recueillir de l'information auprès des autres adultes qui l'entourent. «On questionne l'enseignante ou encore les parents des amis chez qui il joue», propose Nathalie Parent. Ce faisant, on se rassure tout en le respectant.

 

 

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