13 ans et plus

La mononucléose: faut-il craindre la «maladie du baiser»?

La mononucléose: faut-il craindre la «maladie du baiser»?

iStock Photographe : iStock Auteur : Coup de Pouce

13 ans et plus

La mononucléose: faut-il craindre la «maladie du baiser»?

On la nomme «maladie du baiser» puisqu’elle se transmet par la salive. Dans les pays occidentaux, la mononucléose touche surtout les adolescents. Très fréquente, elle se soigne cependant facilement.

Pourquoi les adolescents sont-ils plus à risque de contracter ce virus? «Parce qu'à l'adolescence les jeunes partagent souvent plus de choses, explique le Dr Olivier Jamoulle, pédiatre au Centre hospitalier CHU Sainte-Justine. À cet âge, il est fréquent de boire dans le verre d'un ami. Mais dans les pays en voie de développement, la mononucléose touche surtout de jeunes enfants.»

Une maladie qui passe souvent inaperçue

La maladie est provoquée par le virus d'Epstein-Barr (VEB), et les premiers symptômes peuvent mettre quelques semaines à apparaître. «Au début, elle provoque souvent de la fièvre et un mal de gorge, indique le Dr Jamoulle. Les ganglions enflent au niveau du cou. On note aussi de la fatigue. Une irruption cutanée peut également être observée.»

Les symptômes persistent généralement pendant un mois. «Cependant, dans la majorité des cas, la maladie passe complètement inaperçue, précise le pédiatre. La majorité de la population a eu le virus et ne s'en est pas rendu compte. Dans le monde entier, de 90 à 95% des adultes ont eu le virus.»

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Seul traitement: le repos
Quand la mononucléose ne passe pas inaperçue, quelques précautions sont recommandées. «Il n'existe pas de traitement spécifique, précise le Dr Jamoulle. On recommande néanmoins de se reposer et de prendre des médicaments contre la fièvre au besoin.»

Les personnes atteintes de mononucléose devront également éviter les sports de contact pendant quelques semaines. «Le virus peut faire gonfler la rate, et un choc pourrait faire éclater cet organe situé au niveau de l'abdomen», explique le spécialiste.

Chaque année, quelques très rares cas entraînent une hospitalisation en raison de complications, comme une obstruction des voies respiratoires supérieures, une méningite virale, une inflammation du foie ou encore de l'anémie. «À l'hôpital Sainte-Justine, on ne voit que quelques cas par année», assure le pédiatre.

Inutile de s'isoler
Lorsqu'on est atteint de mononucléose, nul besoin de rester complètement isolé. «On recommande de respecter quelques mesures d'hygiène, comme éviter de partager sa brosse à dents ou d'embrasser quelqu'un pendant quelques semaines, précise le pédiatre. Inutile, cependant, de retirer de l'école un jeune qui serait atteint! Ce n'est pas une maladie très contagieuse du moment qu'on prend quelques précautions. Des études ont démontré que les étudiants qui partageaient le même appartement qu'un jeune atteint de mononucléose ne développaient pas plus la maladie que ceux qui n'étaient pas ses colocataires.»

La bonne nouvelle, c'est que la maladie ne s'attrape qu'une seule fois. «Elle ne fait pas de récidive», confirme le Dr Olivier Jamoulle.

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