Vacances et voyage

Réussir ses vacances intergénérationnelles

Réussir ses vacances intergénérationnelles

  Photographe : istockphoto.com

Vacances et voyage

Réussir ses vacances intergénérationnelles

Cette année, on a planifié des vacances avec la famille élargie. Comment faire pour que chacun y trouve son compte?

Autrefois, les familles élargies étaient tricotées serré, vivant sous le même toit ou assez près pour se voir chaque jour. Aujourd’hui, il n’est pas rare que des membres de la famille vivent à l’étranger, ou du moins plus loin que la porte d’à côté. Les occasions de se voir sont ainsi plus rares, d’où la multiplication des rapprochements intergénérationnels à l’occasion des vacances. Toutefois, ce n’est pas parce qu’on s’aime qu’on est capables de vivre ensemble sur une longue période, même dans un cadre paradisiaque. Comment faire pour que tout le monde garde de ces réunions familiales un bon souvenir?

«J’aime ce genre de vacances, mais il ne faut pas que ça dure trop longtemps!» Issue d’une famille de cinq enfants et mère de deux jeunes adultes, Sophie “pratique” les vacances intergénérationnelles depuis de nombreuses années. Ce mode d’organisation des congés est devenu incontournable pour elle, avec une sœur à Paris, un frère en Belgique et une autre sœur aux États-Unis. Mais selon Sophie, quelques jours suffisent pour resserrer les liens et permettre aux enfants — neuf au total — d’entretenir leurs relations entre cousins. «Les grandes tablées, les jeux de société et la pratique de sports sont des occasions de rire ensemble, et le mélange de toutes nos cultures différentes est enrichissant!» Sa formule idéale dans ce contexte — elle a essayé différentes configurations — est de louer un chalet le temps des vacances et de proposer aux membres de sa famille de venir y passer quelques jours. De cette façon, elle se garde du temps pour être avec son conjoint et ses enfants, et aussi du temps pour elle, pour se reposer au calme.

«On n’est chez personne, c’est chez tout le monde.»

Un lieu neutre, c’est LE secret pour Nathalie. Expatriée d’origine française, vivant au Québec depuis une vingtaine d’années, elle aime retrouver toute sa famille et celle de sa conjointe lorsqu’elle retourne en France pour les congés. Mais elles ont toutes deux compris que retourner chez papa et maman, même pour un court moment, ça ouvre la porte aux patterns familiaux: «Fais pas ça comme ça», «Laisse-moi faire mes affaires dans ma cuisine»... Elles préfèrent donc elles aussi louer un condo ou une maison ailleurs que dans leurs régions d’origine et inviter leurs proches à les rejoindre pour la durée du séjour. «On n’est chez personne, c’est chez tout le monde et personne ne prend le contrôle, explique Nathalie. Chacun doit établir de nouveaux repères dans la maison, trouver une nouvelle façon de fonctionner et donc de communiquer. Et ça donne lieu à de belles surprises!» souligne-t-elle.

Préparation et communication

Clé de voûte des vacances intergénérationnelles, la communication entre les différentes générations est indispensable. Si le climat familial n’est pas propice à la discussion, peut-être vaut-il mieux renoncer à un projet de vacances communes et se contenter de visites ponctuelles, de rencontres d’une journée. Exprimer ses attentes, ses intérêts et son budget est le point de départ, et il ne faut pas le négliger, selon Mélanie Dugas, coach familiale et membre du réseau Nanny Secours. À quoi chacun s’attend-il? Est-ce que nous serons ensemble 24 heures sur 24, 7 jours sur 7? Est-ce que j’aurai une soirée en tête à tête avec mon conjoint? Est-ce qu’on va manger au restaurant ensemble tous les soirs? Autant de questions qu’il faudra formuler au moment de la préparation du séjour. «Il faut planifier, c’est certain, insiste Mélanie Dugas. Mais il faut aussi savoir faire preuve de flexibilité par rapport aux imprévus une fois sur place. Il ne faut pas juste avoir un plan B, indique-t-elle, il faut également avoir des plans C, D et E, surtout avec des enfants en bas âge! S’il y a des ados dans le groupe, impliquez-les dans l’élaboration du programme. Demandez-leur de choisir une activité qu’ils aimeraient faire avec leurs grands-parents», propose-t-elle.

Ne pas avoir trop d’attentes

Enfin, il faut aussi savoir choisir, selon Mélanie Dugas. «Bien souvent, si on est déçu du séjour, c’est parce qu’on a voulu tout mélanger: prendre du temps pour soi, avoir de l’intimité avec son conjoint, créer des liens avec ses enfants et ses parents... Si vous partez en famille élargie, n’ayez pas d’autres attentes que celle d’être ensemble. Ou alors mentionnez-les clairement avant le départ.» De cette façon, si grand-maman ne souhaite pas jouer le rôle de la gardienne, par exemple, il sera possible d’en trouver une dans les environs ou d’en prévoir une qui nous accompagnera pendant le séjour.

10 conseils à retenir:

  • Planifier le plus tôt possible pour se laisser un maximum d’options.
  • Désigner un coordonnateur-organisateur qui entrera en contact avec tout le monde, résumera les décisions, établira le budget, répartira les rôles et les listes de provisions, etc.
  • Choisir une destination où chacun, selon son âge, sa condition physique et son budget, trouvera son intérêt.
  • Ne pas être toujours tous ensemble.
  • Permettre à chaque participant et à chaque couple d’avoir un minimum d’intimité en ayant sa propre chambre.
  • Exprimer clairement ses besoins et ne pas estimer qu’ils vont de soi ou que les autres les devineront.
  • Impliquer les ados dans le programme.
  • Répartir les tâches domestiques et y faire participer les enfants et les ados.
  • Être flexible face aux imprévus.
  • Rester positif et profiter de chaque membre de la famille.

 

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