Loisirs et culture

Prendre soin de son coeur avec Pascale Bussières

Prendre soin de son coeur avec Pascale Bussières

Pascale Buissière a réalisé un film sur la santé cardiaque des femmes. Auteur : Coup de Pouce

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Prendre soin de son coeur avec Pascale Bussières

Le court métrage scénarisé, réalisé et interprété par Pascale Bussières s'inscrit dans le cadre d'une campagne publicitaire pour la Fondation des maladies du cœur produite par la margarine Becel. La campagne Le cœur tel qu'elles vise à sensibiliser les femmes aux risques des maladies cardiaques et des accidents vasculaires cérébraux (AVC). La publicité sera diffusée pendant trois à quatre semaines à Radio-Canada, ARTV et dans les cinémas, en plus d'être accessible sur la page Facebook Becel - aime ton cœur. Sarah Polley, qui avait accepté le mandat pour le Canada anglais, a retiré son nom du générique en apprenant que sa pub allait faire la promotion de Becel. Pascale Bussières, elle, assume pleinement sa contribution au projet. «Ç'a été un cadeau, un privilège d'y participer», confie-t-elle.

Vous dites qu'on vous a donné carte blanche pour l'écriture du scénario. Mais j'imagine qu'il y avait tout de même des règles à suivre...

Bien sûr. Il y en avait trois ou quatre pages. Mais j'ai disposé d'une entière liberté en ce qui concerne l'écriture. Le but était de parvenir à quelque chose d'inspirant qui inciterait les femmes de plus de 35 ans à s'occuper d'elles. Quelque chose qui ne serait ni moralisateur ni négatif et qui ne viserait pas à leur faire peur.

Vous avez opté pour une œuvre très poétique.

Je n'avais pas envie de voir des femmes à l'entraînement, bien que je m'y adonne. Je voulais créer un film intime et touchant, et l'approche métaphorique me le permettait. Je souhaitais qu'une impression de sacré émane de ce court métrage, redonner un sens à ce rituel qu'est celui de prendre soin de soi. J'étais en tournage au Nouveau-Brunswick et j'écrivais le concept le soir. L'idée a germé lentement pendant des semaines, et un jour, j'ai écrit tout le scénario. L'histoire d'Anna, c'est celle d'une femme de 40 ans qui a donné et reçu de l'amour. En reprenant contact avec sa jeunesse, elle se remémore ces années passées. C'est une sorte de pèlerinage à l'intérieur d'elle-même. Et cet arbre extraordinaire devient un personnage (ndrl: un arbre plus que centenaire planté au milieu d'un champ). Il illustre l'être vivant dont on doit prendre soin.

Par ce parallèle avec la nature, vous rejoignez une autre de vos préoccupations, vous qui avez été porte-parole de la Foire environnementale et de l'habitation saine de Brome pendant quatre ans.

La nature, c'est visuellement très gracieux. Mais il a fallu le trouver, cet arbre; ce qui est arrivé par hasard. Je me promenais en voiture quand je l'ai aperçu au loin. Cet arbre imposant, on ne peut imaginer sa force. Il a affronté vents et tempêtes. Il incarne la continuité.

On voit peu votre nom associé à des causes. Pourquoi avoir accepté de vous impliquer auprès de la Fondation des maladies du cœur?

On est très sollicité, et ça devient vite galvaudé. Je pourrais prêter mon nom à une cause sans me sentir concernée, mais je préfère m'impliquer dans celles auxquelles je crois. Dans ce cas, on me proposait de parler de la santé des femmes à un âge où ça devient une préoccupation pour moi. C'est fragile, la santé, et on ne le mesure pas quand on a 30 ans. À 40 ans, on est plus conscient de ses limites, de sa fragilité. C'est le moment de prendre soin de soi. C'est pourquoi j'ai voulu qu'Anna soit seule avec elle-même, dans une sorte de dialogue intérieur.

Vous dites avoir beaucoup appris sur les maladies du cœur chez les femmes. Cela vous a-t-il incitée à modifier certaines de vos habitudes de vie?

Pas vraiment. Je fais déjà attention. Je m'entraîne, je fais du jogging, je mange bien... Il y a peut-être le vin rouge! (rires)

Et le stress. Les femmes ont les mêmes carrières, les mêmes responsabilités, le même stress que les hommes. Parfois plus. Elles sont souvent l'épicentre de plusieurs vies: celles des enfants, des parents. Si la santé de la femme flanche, ça a des conséquences sur beaucoup de gens autour d'elle. Il est donc important de prendre soin de soi, parce qu'il n'y a personne de mieux placé que soi-même pour le faire.

Il faut apprendre à ne pas être dans l'excès, ce qui n'est pas toujours facile dans mon métier. Il y a des périodes de travail très intenses et ensuite de grands trous... Les acteurs doivent être en forme pour supporter ce stress. Les soirs de premières au théâtre, c'est très intense. Autant que le cinéma, pour lequel on se lève à 4 h et travaille jusque tard le soir pendant des jours. En fait, c'est comme si l'un était de la descente et l'autre du ski de fond. Dans les deux cas, ça peut être très exigeant!

Vous dites avoir trouvé difficile de jouant dans ce court métrage tout en le réalisant. Comment avez-vous trouvé cette expérience?

Réaliser et jouer, c'est sportif! Certains le font très bien, mais c'est exigeant. En plus, nous avons tourné l'hiver; il faisait froid. Mais j'étais entouré d'une équipe que j'ai pu choisir. Mon frère David a composé la musique originale, et ses enfants apparaissent dans une des scènes. J'ai aussi fait appel à mes amis Jean-François Casabonne et Viviane Audet. Donc, quoique demandant, le tournage a été très agréable!

Saviez-vous que

Les maladies du cœur et les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont les premières causes de décès chez les femmes au Canada. Une sur trois en meurt. Elles peuvent cependant réduire les risques de 80 % en modifiant leur mode de vie.

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