Loisirs et culture

Humains, trop humains

Billet de blogue par
Humains, trop humains

  Photographe : Fleetwood Mac

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En 2013, il y aura 35 ans que le légendaire groupe Fleetwood Mac lançait Rumours, Grammy de l'album de l'année en 1977, et 40 millions d'exemplaires vendus. À cette occasion, le groupe reprendra du service et partira en tournée en avril et lancera, vous l'avez deviné, une version enrichie foulécouippe de l'album. C'est bien. Je les aime bien. Surtout Buckingham, un excellent compositeur et guitariste. Mais ce n'est pas de ça que je voulais vous parler. C'est du fait que derrière la perfection de l'art se cache (pas toujours subtilement) la triste imperfection des humains. Je m'explique. Moi, ce qui me vient à l'esprit chaque fois que j'entends parler de ce groupe, c'est qu'au moment où ce superbe album a été enregistré, la chicane était prise, et pas à peu près, entre les membres du groupe. Entre Christine et John McVie. Entre Stevie Nicks et Lindsey Buckingham. Et entre Mick Fleetwood et sa femme, qui l'avait trompé avec son meilleur ami... Et je me dis que heureusement, ils ont réussi à transcender ces problèmes personnels pour se rejoindre sur le terrain de l'art, même si, dit-on, ils n'arrivaient à se parler que lorsqu'ils travaillaient sur des pièces ou faisaient de la musique ensemble. Malheureusement, ce n'est pas toujours le cas. Et les exemples de groupes détruits par de petites querelles ou de gros egos sont nombreux.

Je ne peux pas m'empêcher d'avoir une crotte sur le coeur contre Sting pour avoir, à mes yeux, causé la fin du groupe The Police. Juste après Synchronicity, en plus, au moment où le groupe atteignait son apogée créatif! J'avoue que j'en veux aussi à Roger Waters pour avoir cru, parce que le groupe avait connu du succès avec ses bibittes, que c'était lui Pink Floyd et que les autres n'étaient que des exécutants. Bon, le groupe a survécu et réussi sans lui, mais d'une certaine façon, sans son apport, la dynamique n'était plus la même. J'en veux aussi à Keith Richards de n'avoir pas voulu, pour d'obscures raisons, prendre Mick Taylor au sein des Rolling Stones (ma lecture: Taylor était un bien meilleur guitariste que lui). Écoutez la guitare sur Sticky Fingers et vous comprendrez. Et bien sûr, comme la moitié de l'humanité, j'en ai longtemps voulu à Yoko Ono d'avoir causé la rupture des Beatles. Je dis ça au passé parce que Paul a déclaré récemment qu'elle n'était pas responsable. Bon, vous me direz: «Ce n'est pas de tes affaires, et puis, tu ne sais pas ce qui s'est vraiment passé.» C'est vrai. Ces opinions sont entièrement subjectives. Mais je parle en tant que consommateur. Et, dans la grande téléréalité de la vie des vedettes, je revendique le droit d'avoir mes préférés et mes pas-fins. Et surtout, je me prends à rêver à toutes les belles créations qu'on aurait pu savourer, n'eût été la triste imperfection des humains.  

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