Loisirs et culture

Casser le moule

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De temps à autre, la déesse Musique nous offre le plus beau des cadeaux: un musicien ou groupe qui vient casser le moule. Par là, j'entends: qui arrive avec quelque chose de complètement nouveau, qui amène la musique ailleurs. Pour moi, découvrir un artiste qui réussit à faire ça, c'est le summum. Je pense à Ornette Coleman, qui a sorti le jazz du bebop pour l'amener dans le free jazz. Révolutionnaire au point que Miles Davis, pourtant ouvert à ce qui se faisait de nouveau, ait dit de lui qu'il jouait comme si quelqu'un lui avait marché sur le pied! De lui, je vous recommande chaudement l'album Something Else!!!!, fabuleux d'inventivité du début à la fin.

En musique classique, je pense à Edgard Varèse, qui s'est dit un jour qu'il en avait assez de la suprématie des violons dans les orchestres (une soixantaine de violons pour deux clarinettes, ça ne vous paraît pas injuste, ça?) et qui a inventé la musique qu'on appelle concrète. De lui, je ne vous recommande rien, c'est vraiment pour oreilles averties. Par contre, je vous invite à écouter la trame sonore de Mission:Impossible (l'émission de télé, pas les films). C'est très moderne, chose que, étonnamment, on ne remarque généralement pas, tout absorbés qu'on est par ce qui se passe à la télé.

En musique pop, je pense à Pink Floyd, surtout à leurs débuts (j'en ai déjà parlé). Je pense aussi au groupe britannique The Cure ( Staring At The Sea: The Singles 1979-1985 est un de mes disques préférés) qui a su apporter, avec ses mélodies contagieuses et sa poésie gothique, un souffle de fraîcheur inédit.

Mais je pense surtout au groupe Nirvana, qui a vraiment cassé la baraque au début des années 90. Après Jim Morrison, Jimi Hendrix et Janis Joplin, Kurt Cobain a vite trouvé sa place au panthéon des stars maudites. Icône du grunge, Nirvana nous a laissé une musique crue, sans fard, sans artifices dont on sent encore, quelque 20 ans plus tard, toute l'intensité et tout le mal de vivre. Si vous préférez commencer en douceur, je vous recommande Unplugged in New York. Mais ne vous privez surtout pas de passer ensuite aux pointures plus costaudes, comme Nevermind ou In Utero. Et si comme moi, vous vous éprenez d'eux, je vous suggère le très beau coffret de Gillian G. Gaar (éditions Fetjaine, 2011, 49,95 $), qui fait revivre en texte et en photos, avec plein d'extras (affiches, tickets, etc.), le passage bref mais fulgurant de ce groupe phare. Vous m'en direz des nouvelles.

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