Portes et fenêtres

Quand procéder? À partir de la mi-octobre, avant que le mercure descende sous le point de congélation, afin que le calfeutrage adhère bien.

Quoi faire?

On calfeutre. On utilise un produit pour l'intérieur et l'extérieur, en vérifiant sur la notice qu'il convient aux différentes surfaces de notre maison (le béton, l'aluminium et le bois ne réagissent pas de la même façon au froid et l'adhérence ne sera donc pas la même). On applique le produit autour des fenêtres, des portes et des tuyaux d'évacuation. On vérifie aussi l'état du coupe-froid des portes, et on le remplace, si nécessaire.

On isole. On préfère les économies d'énergie au poétique jardin de givre! Si nos fenêtres sont âgées, on installe une pellicule isolante à l'intérieur: c'est la meilleure option pour empêcher l'air froid d'entrer et prévenir la condensation. Avant, on n'oublie pas de retirer les moustiquaires, qui coupent la lumière en plus de tacher les vitres.

On entretient. Si nos fenêtres sont dotées d'un mécanisme d'ouverture, on vaporise celui-ci avec un lubrifiant de silicone: on évitera que l'humidité ne s'y loge et le bloque. On grillage nos tuyaux d'évacuation pour empêcher les rongeurs de s'y réfugier et d'y faire leur nid.

Trop isolée, la maison?

On hésite à tout boucher, calfeutrer et isoler, craignant que la maison ne «respire» moins bien? C'est pourtant essentiel pour prévenir les problèmes d'infiltration d'eau, d'air et de bestioles. Mais qu'on se rassure: d'après Albert Arduini, président de l'Association des inspecteurs en bâtiment du Québec, il continuera d'y avoir beaucoup de circulation d'air si notre maison compte plus d'une vingtaine d'années. «Même pour une construction plus récente ou fraîchement rénovée, la solution n'est pas de couper sur l'isolation, mais d'installer un échangeur d'air.»