Souvent situés à l'embranchement des gros vaisseaux à la base du cerveau, la taille et le volume des anévrismes varient considérablement. Certains ne font que quelques millimètres, mais on en trouve parfois qui ont plus de deux centimètres et demi de diamètre. Les plus imposants d'entre tous sont regroupés sous le terme d'anévrismes géants et représentent environ 5% des anévrismes intracrâniens.

On estime qu'environ 5% de la population serait porteuse d'un anévrisme cérébral, mais que l'incidence de la rupture d'anévrisme, sa conséquence la plus sévère, est d'environ 10 par 100 000 habitants par année, ce qui équivaut au risque approximatif de contracter une méningite lors d'une épidémie. Conséquence: l'anévrisme cérébral représente environ 10% de tous les accidents vasculaires cérébraux (AVC).

Pourquoi y a-t-il formation d'anévrismes?

La formation des anévrismes est souvent due à une faiblesse congénitale de la paroi de l'artère, mais certains vont se former plus tard durant la vie et sont donc acquis. Les anévrismes peuvent aussi être la conséquence de certaines conditions préexistantes comme l'athérosclérose et l'hypertension artérielle ou peuvent se former à la suite d'un traumatisme crânien. Le risque d'anévrisme est aussi plus élevé chez les patients présentant des maladies moins fréquentes: polykystose rénale héréditaire, syndrome d'Ehlers-Danlos, syndrome de Marfan ou dysplasie fibromusculaire.

Bien qu'on ne croie pas que les anévrismes soient héréditaires, certaines études suggèrent que de 7 à 20% des personnes qui ont subi une rupture d'anévrisme ont un parent au premier ou au second degré ayant déjà eu un diagnostic d'anévrisme cérébral. Les anévrismes sont plus fréquents entre l'âge de 35 et 60 ans, et ils touchent plus souvent le sexe féminin, avec un ratio de trois femmes pour deux hommes. On les rencontre rarement chez les enfants et les adolescents.