Sophie, 42 ans
Sa résolution: réduire sa consommation de café à une ou deux tasses par jour.
Sa situation de départ: Elle adore le café! Un bon café chaud l'aide à sortir du lit, puis, au cours de la journée, elle peut facilement en boire quatre ou cinq tasses.
Comment ça s'est passé: «C'était difficile les premières journées: le café accompagnait mes pauses, mettait le point final à un bon repas, me donnait un regain d'énergie en après-midi, etc. C'est tout le rituel du café qui me manquait. Je n'arrivais pas à trouver autre chose qui m'apportait autant de satisfaction. En fait, il n'y en a pas! Il faut se défaire de l'habitude et ne pas chercher à remplacer le café par une autre boisson. J'ai trouvé plus efficace de remplacer la pause café par un peu de lèche-vitrine que par une bouteille d'eau. Pour retrouver la sensation d'une boisson chaude lorsque j'en avais vraiment envie, j'ai opté pour un thé vert ou une infusion. On s'y fait à la longue, mais, les deux premières semaines, j'ai évité de passer devant les comptoirs de café: l'arôme était trop tentant.»
Son bilan: «J'avais l'impression qu'il me manquait quelque chose les premières journées, mais cette impression s'est résorbée, tout comme la sensation de lassitude due au manque de caféine. J'ai commencé à déguster plus «consciemment» ma tasse de café matinale. Elle est devenue encore plus satisfaisante. En me limitant à une tasse, mon énergie est plus constante durant la journée, et je me sens moins fatiguée le soir. De plus, je suis moins tentée par les biscuits ou les gâteaux en après-midi pour accompagner le café. Je me permets une deuxième tasse de temps en temps, par exemple, au resto. Comment refuser un espresso bien serré après un bon repas? Comme cela, je ne me sens pas coupable, j'en profite et je suis disposée à continuer le lendemain.»
L'avis de la diététiste: La caféine peut provoquer de l'insomnie, des maux de tête et de la nervosité. La limite maximale recommandée: 400 mg par jour (l'équivalent d'environ trois petits cafés), ou 300 mg si on est enceinte ou si on allaite. À noter: on coupe la caféine de façon graduelle pour éviter les symptômes de sevrage (irritabilité, maux de tête, somnolence et autres).
Manger plus de poisson
Catherine, 30 ans
Sa résolution: inclure au moins trois repas de poisson par semaine à son alimentation.
Sa situation de départ: Elle aime beaucoup le poisson, mais n'en cuisine à peu près pas. Elle en mange surtout au resto.
Comment ça s'est passé: «C'est souvent le temps qui me fait défaut, pour arrêter à la poissonnerie après le travail, par exemple. En planifiant un repas de poisson le week-end, dont je pouvais tirer une autre portion pour un lunch, j'avais déjà deux repas. Durant la semaine, je me suis tournée vers des solutions plus rapides, comme le poisson en conserve ou surgelé.»
Son bilan: «Cela a été assez simple et agréable, surtout d'essayer de nouvelles recettes, comme un délicieux poisson pané aux germes de blé. Contrairement à ce que l'on pense, ce n'est pas plus long de cuisiner du poisson. Et souvent, il peut très bien remplacer la viande ou la volaille dans une recette, dans les pâtes notamment. Pour moi, c'est une bonne façon de consommer plus de protéines puisque je mange très peu de viande.»
L'avis de la diététiste Marie Breton: Le poisson est la meilleure source alimentaire d'oméga-3 AEP et ADH, associés à la prévention des maladies cardiaques et de nombreux troubles dégénératifs, mentaux et inflammatoires. En plus des produits en conserve et surgelés, les épiceries offrent une abondance de filets et de darnes frais, prêts à cuire, qui s'apprêtent en quelques minutes. On n'oublie pas la variété tout en préférant le hareng, le saumon, le maquereau et la truite, plus riches en oméga-3.
Augmenter sa consommation de fruits
Anik, 35 ans
Sa résolution: ajouter deux portions de fruits au déjeuner.
Sa situation de départ: Depuis plusieurs années, son déjeuner se résume à deux rôties, un morceau de fromage et un café. En y ajoutant des fruits, elle pourrait facilement augmenter sa consommation quotidienne.
Comment ça s'est passé: «Le matin, je mange un peu machinalement, sans trop réfléchir, de sorte que, la première semaine, le défi a été surtout de ne pas oublier les fruits. Après, cela allait de soi. Je suis allée quelques fois par semaine à la fruiterie, histoire d'avoir de beaux fruits frais sous la main. Cela m'a aussi permis de varier. La plupart du temps, je réservais le deuxième fruit pour la collation de l'avant-midi. Cela m'a amenée à couper une des rôties tout en me sentant rassasiée.»
Son bilan: «C'était si facile que je me suis demandé pourquoi je ne l'avais pas fait avant! Je suis rassasiée sans me sentir bourrée de pain. Je trouve aussi que les fruits contribuent à améliorer la digestion et l'hydratation. J'ai envie maintenant d'essayer de nouvelles formules: par exemple, des petits fruits avec du yogourt, que j'aime moins seul.»
L'avis de la diététiste: Cinq portions de fruits et légumes par jour suffiraient pour réduire notre risque de cancer de plus de 30 %. Anik atteint désormais 40 % de l'objectif quotidien avant midi. L'avantage du fruit entier sur les jus, c'est qu'il apporte des fibres, qui rassasient plus longtemps.





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