Débordée : à la recherche des causes
Mais ce débordement, d'où vient-il? D'une liste interminable de choses à faire? Bien sûr. «Mais il découle surtout de nos attentes très élevées, de nos objectifs irréalistes et de notre perfectionnisme», répond le psychologue. Autrement dit, on place la barre trop haut, que ce soit en en prenant trop sur nos épaules ou en cherchant sans cesse la perfection. Évidemment, on n'y arrive pas toujours. Résultat: on est déçue, insatisfaite, on croit que c'est peine perdue... et c'est ce qui nous donne l'impression d'être submergée.

Notre dialogue intérieur serait donc en partie responsable de notre sentiment de débordement. Voilà pourquoi, dans une situation donnée, une personne est débordée tandis qu'une autre est au-dessus de ses affaires. La première espérait mettre les bouchées doubles, mais n'a pas réussi. La seconde a évalué plus réalistement ce qu'il lui était possible de faire. À la fin de la journée, elle est plus satisfaite. D'accord, tout n'est pas toujours aussi simple dans la vraie vie. Chacune de nous a son propre rythme. Certaines, comme Mélanye et Farrah, ont plus d'énergie que d'autres pour passer au travers de journées bien remplies, et elles en redemandent! Reste que changer nos attentes modifie l'évaluation qu'on fait de notre bien-être. «L'important, c'est de connaître nos limites et d'ajuster nos attentes et notre emploi du temps en conséquence, insiste Mélanie Paquet. Si on commence à se sentir stressée, c'est un signal d'alarme. On n'est pas en équilibre. Il faut ralentir.» Bref, on peut choisir de ne plus être débordée.