On s'est fait mettre à la porte. Et après?

Par
Nadine Descheneaux
Publié:
26 janvier 2009
Mise à jour:
24 mars 2009

Se faire renvoyer est un scénario qu'on redoute, mais qui peut néanmoins nous arriver à toutes. Une épreuve certes, mais aussi l'occasion de se remettre en question.

«Une mise à pied n'est pas un désaveu total de l'individu», souligne d'emblée la psychologue organisationnelle et auteure Éveline Marcil-Denault. Selon la spécialiste, un renvoi n'est pas un événement hors du commun dans une carrière. «On a tendance à vouloir le cacher, mais on créé ainsi l'effet inverse, note-t-elle. Ce qu'on tente de dissimuler semble en fait beaucoup plus effrayant que la simple réalité.»

Une vraie blessure
D'abord, un licenciement représente une blessure à l'égo. «Si, en plus, une grande partie de notre valorisation passe par le travail, le coup sera solide, consent la psychologue. Toutefois, il faut peut-être comprendre de cette épreuve qu'on ne doit pas mettre tous nos œufs dans le même panier.» Un peu comme un deuil, la perte d'emploi se vit en différentes étapes, plus ou moins longues selon chacun.

«Le choc initial sera proportionnel au niveau de conscience de l'employé par rapport à ce qui se passait au travail. Parfois, l'employé sait qu'il a accumulé un dossier de retards ou de mauvais rendements, et que son employeur a prévu des mesures pour éviter d'en arriver au renvoi», précise Éveline Marcil-Denault. «Après quelques mandats plus intéressants, je suis retournée à un boulot plus routinier, moins stimulant, raconte Stéphanie, 31 ans, agente de bureau. J'ai perdu ma motivation et ça se ressentait dans mon travail. Je me suis fait remercier quelques mois plus tard, après avoir déjà reçu un avertissement.»

Selon la psychologue, si le salarié estime que son employeur a suivi les règles d'équité procédurale en agissant professionnellement, par étapes, qu'il lui a donné les moyens de s'améliorer ou de changer, il acceptera plus facilement la décision finale. Néanmoins, sur le coup, apprendre qu'on ne fait plus l'affaire reste difficile émotionnellement. «On ressentira bien souvent de la tristesse, de la colère et on vivra du déni», explique Nathalie Martin, présidente d'Enjeux Carrière et conseillère en orientation. Même si elle s'y attendait, Stéphanie a été ébranlée lorsqu'elle a reçu la nouvelle. «Mais j'ai compris par la suite que c'était ce qu'il me fallait pour me forcer à quitter une sécurité d'emploi, et oser me réorienter et trouver un travail qui me ressemblait davantage.»

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Page 1 -
Le choc initial
Page 2 -
Reprendre sa vie en main
Page 3 -
Retour à l'emploi
Page 4 -
La prochaine entrevue d'embauche

Vos commentaires(2 commentaires)

    • Daniel
    • Mardi 08 septembre 2009
    • Bon début d'article, mais va peu en profondeur... Pas besoin de professionnel pour écrire l'information qui est présentée dans l'article. Désolé pour ma franchise.
    • Luc Bégin
    • Lundi 07 septembre 2009
    • 1. Le titre spécifique des "conseillesr en orienation" comme vous les nommez est "conseiller d'orientation". J'en suis un. Ce que vous proposez aux gens qui ont perdu leur emploi relève de la pensée magique. On perd son emploi, outre pour des considérations économiques, parce qu'on manque de motivation au travail (et ailleurs dans la vie), parce que ce qui devrait nous guider et nous motiver dans la vie personnelle est professionnelle est inaccessible à la conscience des personnes concernées, etc. Cessons donc de faire croire aux gens que leur seule introspection les mettra dans le "droit chemin" de leur vie
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