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- Page 1
- Les relations entre sœurs
- Page 2
- Soeurs rivales
- Page 3
- Un lien sous de multiples influences
- Page 4
- Quand la relation se porte mal
- Page 5
- Des soeurs se confient
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On partage avec notre soeur une vie de souvenirs, des joies, des peines. Qu'on soit complices ou rivales, pas de doute: les liens entre sœurs sont intenses.
Marie-Hélène et Annie-Claude Fortin, 38 et 25 ans
«J'avais 13 ans quand Annie-Claude est née. Son arrivée a été un événement merveilleux pour mes parents, mon frère et moi. C'était notre bébé chéri», raconte Marie-Hélène, qui a énormément cajolé sa petite soeur.
Pour Annie-Claude, Marie-Hélène n'était pas une soeur ordinaire. «Je la voyais comme une tante spéciale. C'était mon modèle. Elle est partie étudier au cégep à 16 ans: je n'ai pas le souvenir d'avoir vécu avec elle dans la même maison. À l'adolescence, ma soeur calmait les petits conflits que je vivais avec mes parents. Elle agissait comme médiatrice.»
Aujourd'hui, les deux soeurs habitent tout près et se voient régulièrement. Même adulte, chacune garde son rôle. «J'ai souvent le réflexe de la materner, dit Marie-Hélène, et ça me choque!» De son côté, Annie-Claude avoue ne pas confier à sa soeur tout ce qu'elle raconte à une amie de son âge. «On n'a pas toujours le même langage.»
Alors qu'Annie-Claude attend son premier enfant, Marie-Hélène, qui a déjà un garçon de 4 ans, croit que cette naissance modifiera leur relation et qu'elles deviendront des confidentes à titre de mamans. «Je le souhaite, mais je ne veux rien forcer!»
Soeurs solidaires
Danielle et Denise Laniel, 50 et 46 ans
«Avec ma soeur, je suis vraie à 100 %», confie Danielle. Des liens forts se sont tissés entre elles au fil du temps. Parce que leur mère souffrait de problèmes de santé mentale, Danielle a quitté l'école à 13 ans pour prendre soin de ses quatre frères et de sa soeur. «Mais je n'étais pas très proche de Denise, dit-elle. Et quand j'avais la chance de sortir de la maison, je ne voulais surtout pas la traîner avec moi.» À l'époque, Denise n'était pas pleinement consciente des responsabilités qui incombaient à sa grande soeur. «On ne se connaissait pas vraiment.»
Les deux femmes se sont rapprochées au début de la vingtaine, lorsqu'elles ont quitté la maison familiale. Elles se sont mariées et ont eu leurs enfants presque en même temps. «Comme nous n'avions pas vraiment eu de modèle de mère, nous nous sommes naturellement tournées l'une vers l'autre, explique Denise. On échangeait sur les façons d'éduquer nos enfants. Quand ils étaient bébés, on s'appelait tous les jours!»
«Pour moi, on est sur un pied d'égalité, dit Danielle. J'aime que Denise connaisse tous mes travers et m'accepte comme je suis.» «Les événements de notre enfance ont soudé notre relation, constate Denise. Vivre avec une mère dépressive à une époque où la maladie mentale était taboue, personne ne le comprend mieux que ma soeur.»
Quand Danielle s'est séparée, il y a huit ans, c'est auprès de sa soeur qu'elle a trouvé du réconfort. «J'avais perdu mes repères. Être avec Denise, c'était comme rentrer à la maison.»
Une soeur, c'est bien, mais deux, c'est mieux!
Mylène, Sylvia et Michelle Khalil, 30, 29 et 28 ans
D'aussi loin qu'elles se souviennent, les soeurs Khalil ont toujours été unies. «Petites, on s'amusait beaucoup ensemble, se rappelle Mylène. On avait chacune nos amies, mais j'aimais bien emmener mes soeurs avec moi.» «Il arrivait que deux soeurs se liguent contre une autre, raconte Michelle, mais ça ne durait jamais longtemps. On s'échangeait les rôles: les deux plus vieilles contre la petite, les deux plus jeunes contre la grande, etc.» Leur parents ont toujours encouragé leur relation harmonieuse. «Pour eux, la famille est une valeur importante, dit Sylvia. Ils ont su nous l'inculquer.»
Leurs tempéraments compatibles contribuent sans doute à renforcer leur lien. «On chérit les mêmes valeurs», dit Mylène. «Et on a plusieurs goûts en commun, ajoute Michelle. Plus on vieillit, plus ça devient évident.»
Sylvia, l'enfant du milieu, est loin de se sentir coincée entre ses deux soeurs. «Je n'imagine pas ma vie sans elles. J'aime les relations que j'entretiens avec chacune. J'admire la détermination et le leadership de ma grande sœur, et j'apprécie le côté relax de ma petite soeur.»
«J'ai une confiance aveugle en elles, confie Michelle. Dans les moments difficiles, c'est plus réconfortant de me tourner vers mes soeurs que vers des amies, parce que je sais qu'elles prendront toujours ma défense!»
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