J'ai des allergies. Les produits naturels me conviendraient-ils mieux?

«En principe, ils risquent moins de causer des allergies ou des irritations, mais on ne peut pas les considérer comme inoffensifs», répond la Dre Faucher. C'est à nous de juger selon notre cas. Si, par exemple, on se procure une crème hydratante contenant de l'eau de lavande et qu'on est allergique à cette fleur, il y a de bonnes chances que notre peau ait une réaction.

Sont-ils davantage indiqués pour les peaux à problèmes?

«Les gens aux prises avec des dermatites de contact, qui réagissent rapidement et fortement à une substance, peu importe sa concentration ou sa quantité, gagneraient peut-être à y jeter un coup d'oeil, croit la Dre Faucher. Par exemple, l'allergie de contact la plus répandue dans la population est celle au nickel. C'est le nickel qui provoque les fameuses réactions eczémateuses et rougeâtres qui apparaissent parfois sur nos lobes après le port de boucles d'oreilles. Or, ce métal lourd, présent dans certains fards à paupières couramment offerts sur le marché, l'est très rarement dans les produits naturels. » Ceux-ci pourraient être bénéfiques si notre peau est sujette à l'eczéma, si on souffre d'une maladie cutanée ou si on est en début de grossesse.

Sans danger, les produits naturels?

Pas du tout! «On trouve aussi des poisons dans la nature. Après tout, l'herbe à puce, c'est naturel», dit la Dre Faucher.

Doit-on payer plus cher pour des produits naturels?

Comme leur coût de production est plus élevé que celui des produits conventionnels, on doit s'attendre à payer de 10 à 15 % de plus.

Les fameuses étiquettes

En 1973, la Cosmetic, Toiletry and Fragrance Association (CTFA) a conçu un lexique international des ingrédients (INCI). Il a été convenu que les noms de molécules et de substances seraient en anglais et ceux des extraits de plantes, en latin. Pas étonnant qu'on s'y perde! Pour savoir quels ingrédients se cachent derrière les noms latins sur les étiquettes, de même que leur origine, on peut consulter l'outil de recherche développé à cet effet par la journaliste Rita Stiens sur La Vérité sur les cosmétiques.

La loi exige que les ingrédients soient nommés en fonction de leur proportion dans le produit selon un ordre décroissant. Ceux qui comptent pour moins de 1 % de la composition du cosmétique ferment la marche et n'ont pas à être classés selon un ordre précis. Les premiers ingrédients (de quatre à sept) composent la base du cosmétique, soit environ 80 %. On retrouve ensuite les agents actifs et, enfin, les agents de conservation.

Pour en savoir plus

  • La Vérité sur les cosmétiques naturels, par Rita Stiens, Leduc.s, 2007, 313 p., 39,95 $. 
  • Cosmétiques naturels, par Hélène Baron et Tiphaine Chagnoux, Sully, 2008, 180 p., 28,95 $. 
  • Les Cosmétiques bio, par Maria Bardoulat, Alpen, 2009, 16,95$. 
  • Bien choisir vos cosmétiques, par Laurence Wittner, Médicis, 2009, 25,95 $.