Vie de famille
Une douceur pour les mères d'enfants malades

Mairame BA et sa fille Maïssa
J’ai un enfant qui a de multiples problèmes de santé. Rien d’assez grave pour mettre sa vie en danger (Dieu merci), mais suffisamment pour qu’il soit hospitalisé au moins une fois par année, en plus de quelques visites à l’urgence et de nombreux rendez-vous de suivi médicaux.
Plusieurs choses sont difficiles quand on a un enfant malade. La première est évidemment de voir son enfant souffrir. L’angoisse de voir son état se détériorer, l’anxiété de ne pas savoir ce qui se passe, la tristesse de le voir subir des examens et traitements stressants et parfois douloureux. Ces moments où on donnerait n’importe quoi pour absorber la douleur à sa place.

La troisième est une réalité qui se révèle davantage quand on est souvent à l’hôpital: c’est le fait qu’être parent d’un enfant malade, c’est cesser d’exister pour soi-même. On a des crampes à force de bercer un bébé assise dans un fauteuil datant des années 70? On continuera quand même à le faire toute la nuit si c’est la seule position qui lui permet de dormir. On s’ennuie à périr après quatre heures passées dans une salle de l’urgence? Pas question d’aller se désennuyer sur Facebook, parce que laisser notre téléphone à fiston est la seule façon de le garder calme entre deux visites du médecin (impossible de lire aussi, il réclame de l’attention à toutes les 30 secondes). On ne s’est pas brossé les dents depuis 36 heures, on a le même chandail taché que la veille et on n’a rien mangé d’autre que des grignotines de la machine distributrice? C’est parce qu’on a pensé à tout pour le confort de notre enfant mais qu’on ne l’a pas fait pour
nous-même parce qu’on était trop pressée ou stressée pour le faire.

Les 10 et 11 décembre derniers, nous sommes allées au CHU Sainte-Justine et au Centre mère-enfant du CHU de Québec. Comme à chaque fois, nous y avons rencontré des mères dévouées, fatiguées mais toujours au poste. Je les salue et leur souhaite, à elles et à toutes les autres qui vivent la même réalité, un enfant en santé et un retour à la maison pour Noël.
PS: Si vous connaissez des parents qui ont un enfant à l’hôpital, je vous invite fortement à les visiter si c’est possible et à leur amener des collations non périssables, des magazines, de petits jouets pour l’enfant. Vous verrez dans leur visages fatigués à quel point ça peut faire du bien.