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Conciliation travail-famille: des entreprises inspirantes

Conciliation travail-famille: entreprises inspirantes

Conciliation travail-famille: des entreprises inspirantes

Photographe : Getty Images Auteur : Julie Leduc

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Conciliation travail-famille: des entreprises inspirantes

Un emploi qui nous permettrait d’assumer nos responsabilités familiales avec sérénité, on en rêve toutes! Des entreprises inspirantes nous disent pourquoi elles fournissent de si belles conditions de travail à leurs employés et ce qu’elles y gagnent.

Il y a deux ans, Suzanne, employée du Mouvement Desjardins, a accompagné sa mère âgée de 80 ans et souffrant de la maladie d’Alzheimer jusqu’à ses derniers moments. «À la fin, elle vivait dans une résidence privée, mais je prenais soin d’elle notamment en l’accompagnant à tous ses rendez-vous médicaux.» Suzanne s’est occupée de sa mère tout en travaillant à temps plein parce qu’elle pouvait aménager son horaire. «Mon employeur me permettait de faire du télétravail au besoin et de gérer mes heures, dit-elle. Comme je suis une lève-tôt, je pouvais me brancher avec le bureau à 5 h 30 le matin, régler quelques dossiers, accompagner ma mère à des rendez-vous et revenir finir ma journée de travail sans avoir perdu de temps.»

Pour Véronique Robillard, maman de deux fillettes de deux et cinq ans et conseillère à l’organisme en employabilité PS Jeunesse, à Salaberry-de-Valleyfield, la conciliation travail-famille passe par un horaire comprimé. «J’accomplis mes 35 heures de travail en quatre jours et demi, explique-t-elle. Le vendredi, je finis à midi. Je profite de l’après-midi pour faire des courses, aller chercher les filles plus tôt à la garderie ou simplement pour me consacrer du temps de qualité. Certains de mes collègues ont un horaire comprimé sur quatre jours qui leur laisse une journée libre pour suivre une formation universitaire. » Véronique apprécie aussi les six congés de force majeure auxquels elle a droit chaque année. «Mes filles fréquentent une garderie en milieu familial. Si leur éducatrice est malade et que la garderie ferme à la dernière minute, je peux prendre une journée de congé sans perdre de salaire, ce qui aide beaucoup!»

Les employeurs comme ceux de Suzanne et Véronique qui offrent des mesures de conciliation travail-famille permettent à leur personnel d’avoir une meilleure qualité de vie. Mais ils y trouvent aussi leur compte. Voici les raisons qui ont poussé ces employeurs à passer à l’action.

Pour être un employeur de choix

«Les entreprises qui offrent des mesures de conciliation travail-famille (CTF) se démarquent et sont reconnues comme d’excellents employeurs», observe Marianne Roberge, présidente de Koevä, une firme de consultation en CTF.

C’est le cas de la société pharmaceutique Merck Canada, dont le siège social est établi à Kirkland. Ses 500 employés profitent d’un horaire flexible qui leur permet de commencer la journée de travail entre 7 h 30 et 9 h 30 selon leurs contraintes et de finir de travailler entre 15 h 30 et 17 h 30. Ils ont droit à un horaire d’été (vendredi après-midi de congé), à une semaine de compassion payée pour s’occuper d’un enfant ou d’un parent malade et à une garderie située à côté du bureau dont certaines places sont réservées aux enfants des employés. L’entreprise abrite aussi un centre de conditionnement physique pour le personnel, un service de nettoyeur et une cafétéria où il est possible d’acheter des repas préparés pour le soir. La compagnie permet également à son personnel de s’absenter avec salaire jusqu’à 40 heures par année pour faire du bénévolat dans la communauté. Pas étonnant que Merck soit sur la liste des meilleurs employeurs de Montréal en 2016, en plus de figurer au top des 100 meilleurs employeurs du Canada de 2014 et 2015.

Le Mouvement Desjardins se démarque aussi en ce domaine. «La conciliation travail-famille s’accorde avec les valeurs coopératives de notre organisation, explique Réal Cassista, directeur de la gestion de la santé et sécurité au travail chez Desjardins. Offrir à nos employés un meilleur équilibre entre le travail et la vie personnelle, c’est une priorité et ça fait de nous un employeur de choix.» L’entreprise qui compte 45 000 employés dans 3000 lieux d’affaires se classe en effet parmi les meilleurs employeurs profamille au Canada en plus de faire partie des 100 meilleurs employeurs au pays en raison de ses bonnes pratiques de gestion des ressources humaines. Outre des horaires flexibles et la possibilité de faire du télétravail, l’entreprise offre notamment à ses employés une banque de cinq jours de congé payé pour des besoins personnels et des congés parentaux bonifiés. Son siège social à Lévis accueille un CPE et un centre de conditionnement physique pour les employés. Desjardins soutient aussi les employés qui veulent poursuivre des études en remboursant certains frais de scolarité et en prenant des arrangements pour qu’ils puissent suivre une formation tout en travaillant.

Pour ces deux employeurs, les mesures de CTF font que les employés sont très engagés envers l’entreprise. «Une personne qui bénéficie d’un bel équilibre de vie devient un meilleur employé», soutient Réal Cassista. Suzanne peut en témoigner. «Jamais on ne m’a fait sentir coupable de m’occuper de ma mère. Comme on me facilitait la vie, j’ai eu tendance à donner mon maximum au travail. Pas parce que mon patron me faisait sentir que je lui devais quelque chose. Pour moi, c’était simplement naturel de redonner beaucoup. Cette flexibilité m’a aussi permis de garder la santé et de ne pas m’épuiser.»

«Les employés heureux au travail sont plus mobilisés», confirme Val Pietrantonio, vice-président des ressources humaines de Merck Canada. C’est-à-dire qu’ils sont prêts à se dépasser pour la réussite de l’entreprise. Il ajoute que les mesures de CTF contribuent également à faire baisser le taux de roulement du personnel et le taux d’absentéisme. «Je note aussi que ces bonnes conditions diminuent les congés d’invalidité de nos employés pour cause de maladie mentale.»

Pour faire face à la concurrence

L’entreprise de divertissements numériques Frima Studio, de Québec, a de son côté choisi d’instaurer des mesures de conciliation travail-vie personnelle pour recruter les meilleurs talents. «Quand l’entreprise a démarré en 2003, il y avait un boum dans l’industrie du jeu vidéo et elle n’avait pas les moyens de faire concurrence aux salaires des grands joueurs comme Ubisoft, raconte Hugo Normand, responsable des communications. On a donc fait le pari de devenir le milieu de travail le plus tripant au monde pour que les gens aient le goût de venir travailler ici.» On peut dire mission accomplie pour l’entreprise qui a été la première à obtenir en 2012 la certification conciliation travail-famille émise par le Bureau de normalisation du Québec.

Ainsi, les 400 employés de Frima Studio profitent d’un horaire flexible pour effectuer leurs 40 heures de travail, ils ont droit à cinq jours de congé de maladie payables si non utilisés à la fin de l’année et à une semaine de vacances dans le temps des fêtes. Ils ont aussi droit à une carte d’autobus mensuelle payée par l’employeur, à des fruits frais tous les matins et aux services d’un massothérapeute (payés à 80 % par leurs assurances collectives) deux fois par mois. Une coiffeuse visite également le studio une fois par mois afin de permettre au personnel de se faire une nouvelle tête pendant les heures de travail.

«Nos employés sont jeunes et créatifs, ils veulent aussi s’engager, ajoute Hugo Normand. Nous avons donc créé un système de récompenses pour souligner leurs bons coups. Ceux qui s’engagent, par exemple, en dirigeant un projet ou en aidant un collègue débordé accumulent des points qu’ils peuvent ensuite échanger contre différents forfaits pour profiter de temps de qualité en dehors du travail. Ça peut être un week-end dans un chalet ou des billets de ski.» Pour stimuler le bien-être, le plaisir et la créativité de ses employés, Frima Studio met aussi à leur disposition une salle de jeux (jeux vidéo, soccer et hockey sur table), une salle de repos avec des poufs et des jeux de société et un grand toboggan pour descendre les trois étages du bureau.

Marie-Hélène Morin Fafard qui travaille comme lead artiste pour Frima Studio avoue qu’elle aurait du mal à abandonner ces belles conditions de travail, même pour un salaire plus élevé. «L’ambiance est décontractée, dit-elle. J’arrive au travail et je me sens bien. Je ne stresse pas avec mon horaire. En ce moment, mon copain et moi, on se fait construire une maison, et je sais que s’il arrive un pépin sur le chantier, je peux quitter le bureau plus tôt et reprendre mon temps le lendemain. Même si on s’amuse beaucoup au bureau, on travaille nos 40 heures, on assume nos responsabilités et on a des échéances à respecter comme tout le monde. Sauf que cela se passe dans le plaisir. C’est agréable!» Et l’employeur est gagnant. «Avoir des employés bien dans leur tête et dans leur peau, c’est ce qui nous permet de créer des produits de grande qualité», affirme M. Normand.

Pour continuer à exercer son métier

L’avocate Pascale Pageau a pour sa part misé sur la conciliation travail-famille pour pouvoir continuer à pratiquer le droit. Celle qui a travaillé huit ans en litige commercial dans des grands cabinets d’avocats a fondé son propre bureau en 2005. «J’étais très heureuse dans les grands bureaux à faire des heures de fou, dit la présidente et fondatrice de la firme Delegatus. Mais quand j’ai eu mon premier enfant, le conflit des valeurs est apparu. J’étais toujours prête à travailler fort, mais j’avais besoin de flexibilité pour exercer aussi mon rôle de mère. C’était impossible dans les grands bureaux d’avocats. J’ai donc réfléchi à une façon de transformer la profession pour avoir plus de flexibilité tout en répondant aux besoins des clients.»

C’est ainsi que Pascale Pageau a créé un cabinet qui compte maintenant 25 avocats et sept employés où l’on pratique le droit autrement. «Chez Delegatus, personne n’impose aux avocats un nombre d’heures à faire dans une année. Ils établissent eux-mêmes le nombre d’heures qu’ils vont facturer. Il n’y a pas de présence au bureau obligatoire pour eux. Les avocats peuvent travailler à la maison, chez leur client, au bureau, dans un café ou même en voyage! Ils sont parfaitement autonomes en ce qui concerne leur horaire et leur lieu de travail», explique la fondatrice aujourd’hui mère de quatre enfants. Pour y arriver, la firme s’appuie toutefois sur des avocats qui comptent en moyenne 17 années d’expérience. L’avocate dit aussi appliquer des principes de flexibilité dans la gestion du travail de ses salariés (réceptionniste, parajuristes, etc.) en permettant, selon la nature du poste, le télétravail ou l’horaire de quatre jours.

Pascale Pageau est convaincue que les employeurs ont tout à gagner en s’ouvrant davantage à la conciliation travail-famille. «Pour avoir une bonne force de travail sur le marché, il faut offrir le meilleur à nos employés. Ils le redonneront au centuple», dit-elle. Le succès remporté par son entreprise peut en témoigner. En 2015, la firme Delegatus apparaissait dans le prestigieux palmarès canadien Profit 500 des entreprises ayant connu une forte croissance au cours des cinq dernières années. En 2016, Pascale Pageau figurait aussi, pour une deuxième année de suite, au classement des 100 meilleures entrepreneures du Canada. Pour la fondatrice, il n’y a pas de doute: «C’est cette flexibilité dans le travail qui nous a permis de réussir en recrutant des avocats extraordinaires.»

Pour être juste et équitable

L’entreprise Assurances Pouliot & Associés, située à Sainte- Justine, dans la région de Chaudière-Appalaches, a choisi, elle, de se doter d’une politique de conciliation travail-famille afin de clarifier ses règles. «On utilisait notre gros bon sens pour offrir des mesures d’accommodement à notre personnel, indique Patrice Pouliot, président de l’entreprise familiale. Mais, chaque fois, il fallait se rappeler ce qu’on avait permis à un et à l’autre, et ça devenait difficile à gérer.»

Grâce à l’aide d’une consultante en ressources humaines, le cabinet d’assurances a élaboré un guide avec des règles claires pour ses 13 employés. Le résultat a été si concluant que l’entreprise a gagné le Grand prix reconnaissance conciliation travail-famille du ministère de la Famille du Québec en 2015. «Parmi les mesures qui aident le plus, il y a les six jours de congé payé par année pour des raisons personnelles et familiales, précise Céline Garon, vice-présidente de l’entreprise. Ces congés peuvent être divisés en périodes de 30 minutes. On voulait établir une mesure pour que tous se sentent à l’aise de quitter le bureau à un moment donné que ce soit pour aller chercher un enfant malade à la garderie ou pour accompagner un parent à un rendez-vous médical.» Et pas besoin d’attendre un malheur pour utiliser ces congés. «La vie de famille est aussi remplie de beaux moments à vivre, ajoute Mme Garon. Cette mesure permet également au personnel de s’absenter du travail quelques heures pour aller, par exemple, au spectacle de musique auquel participe son enfant.»

L’entreprise offre également la semaine de travail de quatre jours à certains employés qui souhaitent avoir plus de temps pour leurs activités personnelles. Les dirigeants ont aussi mis en place la rotation de l’horaire de travail. «Cela veut dire qu’une semaine, on travaille de 8 h 30 à 16 h 30 et la suivante, de 8 h 30 à 17 h», précise M. Pouliot. On profite de la «petite semaine» pour aller chercher les enfants plus tôt à l’école, aller chez le dentiste ou encore faire des courses avant de rentrer à la maison.

Selon M. Pouliot, la politique de CTF permet à ses employés de travailler la tête tranquille. «Ils savent que si un pépin se pointe dans leur vie, il y a des mesures pour les aider. Pour moi, un employé heureux en vaut deux! Sa productivité augmente. Son attitude au travail est positive, et ça influence les autres», conclut-il.

Difficile d’être conciliant?

Le plus exigeant pour les employeurs, c’est d’entreprendre la démarche pour établir les mesures de conciliation travail-vie personnelle. Ils doivent bien évaluer les besoins des employés et déterminer ce qu’ils peuvent offrir sans nuire à leurs opérations. Mais une fois que les mesures sont en place, les employeurs interrogés n’y trouvent aucun inconvénient. «Quand les règles sont établies et que la direction s’engage, ça se vit bien et ça devient vraiment un avantage pour tous», dit Réal Cassista, de Desjardins. Certains employeurs croient que c’est plus de gestion, mais Patrice Pouliot prétend le contraire. «Avoir une politique de CTF m’assure une paix de l’esprit. Je n’ai plus besoin de me torturer la mémoire pour savoir ce qu’on a fait dans telle circonstance pour un employé ou pour un autre.» Le dirigeant applique les règles établies et ne perd plus de temps à discuter à chaque cas qui se présente. Val Pietrantonio reconnaît toutefois que la CTF représente un plus gros défi pour les PME qui doivent exercer une gestion serrée de leurs coûts. «Pour certains employeurs, c’est plus pratique de travailler de manière traditionnelle, dit-il. Mais avec les besoins des employés d’aujourd’hui et la pénurie de maind’oeuvre dans certains domaines, ils n’auront pas le choix de faire preuve d’ouverture.» Surtout que certaines mesures sont peu coûteuses, que l’on pense à l’horaire flexible et à l’horaire comprimé. «Certains employeurs peuvent simplement permettre à des travailleurs de prendre seulement une demi-heure pour dîner afin qu’ils puissent partir plus tôt à la fin de la journée, illustre Sylvie Lepage. Voilà une petite mesure qui peut parfois faire une grosse différence dans la vie familiale du personnel.»

Une loi sur la conciliation?

La conciliation travail-famille est un réel besoin pour les travailleurs, constate la consultante en ressources humaines Sylvie Lepage. «Les personnes en recherche d’emploi ne sont pas seulement intéressées par le salaire qu’on leur offre. Elles veulent savoir quelles mesures sont offertes par les recruteurs pour favoriser un équilibre de vie. C’est devenu une exigence, dit-elle. Avec le vieillissement de la population, les familles reconstituées, les gens installés en banlieue qui doivent voyager beaucoup pour le travail, les employeurs n’ont pas le choix: ils doivent offrir des mesures de conciliation.»

Le gouvernement fédéral s’est engagé à modifier le Code canadien du travail pour permettre aux travailleurs des secteurs sous sa réglementation de demander à leur employeur des conditions de travail plus souples. En mai dernier, Ottawa a même lancé une consultation publique pour déterminer les conditions de travail qui permettraient aux Canadiens de mieux gérer les exigences du travail et leurs responsabilités personnelles et familiales. Au Québec, la Coalition pour la conciliation famille-travail-études milite aussi pour qu’une loi-cadre vienne obliger le dialogue entre l’employeur et ses employés sur le sujet. «On fait aussi des représentations politiques pour que la Loi sur les normes du travail soit bonifiée afin que les travailleurs aient droit à des congés payés pour responsabilités familiales», indique Sylvie Lévesque, porte-parole de la Coalition. Actuellement, rien n’oblige les entreprises québécoises à mettre en place des mesures de conciliation. D’ailleurs, six ans après l’implantation de la norme conciliation travail-famille, seulement sept entreprises sont certifiées au Québec. «Cela fait 20 ans qu’on parle de conciliation travail-famille, mais encourager les entreprises ne suffit plus, il est temps de légiférer», estime Mme Lévesque.

Pour que ça marche

Toutes les personnes interrogées s’entendent pour dire que les mesures de conciliation travail-famille doivent absolument recevoir le soutien de la direction de l’entreprise. «Si on veut que ça marche, il faut que ces valeurs fassent partie de l’ADN de l’entreprise et que la haute direction les renforce», indique Val Pietrantonio. Il est aussi primordial que la direction sensibilise ses gestionnaires. «Il ne faut pas que la mesure devienne un piège, précise la consultante Marianne Roberge. Si un employé prend un congé familial auquel il a droit, il ne devrait pas devoir travailler plus tard les autres jours pour “rattraper son temps”. Les mesures sont là pour être appliquées. Si on a décidé d’accorder des congés supplémentaires, c’est parce qu’on a reconnu que le personnel en avait besoin. Ainsi, un employé qui profite d’une mesure ne devrait pas se voir servir en retour un soupir ou un regard découragé de la part de son gestionnaire.»

Pour éviter ce genre de tension, «les entreprises doivent bien cerner les besoins de leurs employés avant de mettre en place des mesures, ajoute Sylvie Lepage, consultante en ressources humaines et présidente d’Innovations RH. Il ne faut pas aller trop vite, car ce sera très difficile de reculer après. Il faut trouver des mesures qui répondent aux besoins du personnel sans nuire aux services et aux opérations de l’entreprise.» Et à ce sujet, le personnel doit aussi faire preuve de bonne volonté et comprendre la situation de l’employeur. Au cabinet d’assurances Pouliot et Associés par exemple, le service à la clientèle reste une priorité. «Chaque employé est donc jumelé avec un coéquipier, explique Patrice Pouliot. Si une personne doit s’absenter une journée, elle doit demander la permission à son gestionnaire et gérer ses tâches avec son coéquipier pour s’assurer que les tâches urgentes seront accomplies malgré son absence.» Encore une fois, cette forme de responsabilisation a du bon, note M. Pouliot. «Cela a augmenté le niveau d’engagement et de dévouement de nos employés.»

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