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8 compétences pour réussir au travail

Masterfile Photographe : Masterfile Auteur : Coup de Pouce

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8 compétences pour réussir au travail

1. Savoir s'adapter

La seule chose dont on peut être certain en ce monde, c'est que tout change constamment. Ainsi, on risque fort, au cours de notre vie professionnelle, de changer de patron, de collègues, de tâches, de responsabilités et même d'emploi. Évoluer dans le monde du travail d'aujourd'hui requiert souplesse et flexibilité. C'est pourquoi les employeurs recherchent des employés qui font preuve d'une bonne capacité d'adaptation et savent tirer profit du changement plutôt que d'y résister.

On fait comment? On montre de l'ouverture face au changement en dominant l'anxiété qu'il peut générer en nous. Une bonne façon d'y parvenir: participer au processus de consultation des employés que beaucoup d'entreprises mettent en place lorsqu'elles prévoient apporter d'importants changements. Jouer un rôle actif aide à se sentir moins impuissante ou à la merci des événements. Les programmes de formation offerts par les organisations lors de ces changements permettent aussi de se sentir partie prenante du processus, plutôt que victime.

2. Savoir travailler en équipe

Appartenir à une équipe de travail, c'est comme faire partie d'un orchestre: il faut connaître sa place et bien jouer sa partition. Murielle Lafond, conseillère en transition et en gestion de carrière pour Midi-Quarante, un organisme d'aide en recherche d'emploi de Laval, estime qu'une bonne équipe est un groupe où chaque maillon est conscient de ses forces mais aussi de ses limites.

On fait comment? La base, c'est bien sûr d'être une collègue agréable, coopérative et fiable. Mais il faut aussi être capable de demander l'aide d'un autre membre du groupe pour les tâches que l'on maîtrise moins et ne pas avoir peur de proposer notre aide aux autres quand l'occasion se présente. «C'est ce qu'on appelle le management à l'horizontale: on se connaît, on prend sa place et on sait quels services on est en mesure d'offrir», souligne Murielle Lafond. En mettant à profit les forces de chacun, au final, c'est tout le groupe qui progresse.

 

3. Bien communiquer

En cette époque marquée par l'importance grandissante des réseaux sociaux, on communique plus que jamais, mais pas toujours efficacement. Pour Martine Lemonde, conseillère principale chez CFC Management et ressources humaines, communiquer, c'est avant tout être capable d'entrer en relation avec les autres. «Il est important d'apprendre à interagir avec ses collègues. C'est d'ailleurs quelque chose que les employeurs remarquent. Lorsque quelqu'un hésite à communiquer dans son travail, on a tendance à l'exclure du développement de l'organisation. À l'inverse, quelqu'un d'ouvert sera davantage sollicité et inclus dans les plans d'affaires», souligne-t-elle.

On fait comment? Bien communiquer au travail suppose de livrer un message clair et non biaisé par nos émotions. Ainsi, pour indiquer à un collègue qu'il n'a pas assumé sa part d'une tâche commune, au lieu de lui faire des reproches, après avoir fait notre partie du boulot, on lui dit: «Maintenant, c'est à toi de prendre le relais.» Par exemple, si on doit aborder une question épineuse avec une collègue, on choisit ensemble un moment où on sera plus disposées à discuter. Communiquer, c'est aussi savoir écouter l'autre et ne pas hésiter à lui poser des questions si on ne comprend pas bien ses propos. Au besoin, on prend des notes pour être sûre de ne rien oublier.

4. Savoir gérer les conflits
En présence d'un conflit, la plupart des gens vont pratiquer la stratégie du repli. Pourtant, en milieu de travail, il est généralement préférable d'apprendre à gérer ce type de situation; sinon, elle risque de dégénérer, de s'envenimer, voire de nous nuire dans la mesure où on cède aux demandes des autres au lieu de tenir compte des besoins de l'équipe ou de l'entreprise. Mais ce n'est pas toujours facile. «Le problème réside bien souvent dans la charge émotive reliée à l'événement. En fait, régler un conflit équivaut à se gérer soi-même, à gérer ses émotions», indique Martine Lemonde. «Pour y parvenir, on doit avoir développé une certaine maturité», ajoute Murielle Lafond.

On fait comment? Selon Martine Lemonde, un employé se démarquera s'il choisit une approche qui valorise la collaboration entre les parties afin de chercher et de trouver une solution ensemble. Murielle Lafond abonde dans le même sens: «Chacun doit apporter son point de vue. Ensuite, on trouve un consensus dont tout le monde sort gagnant.» Pour cela, la meilleure chose à faire est de dépersonnaliser le conflit, de le situer dans une perspective plus large et de ne plus en faire une affaire personnelle: on exprime ce qu'on ressent par rapport à la situation, mais sans blâmer ni juger, en demeurant neutre, puis on laisse l'autre s'exprimer. Ce n'est que lorsque tout le monde a parlé qu'on commencera à explorer des pistes de solution.

5. Avoir le sens des priorités

On a souvent l'impression de devoir jongler avec un grand nombre de tâches en même temps? Ce n'est pas une impression. Dans la plupart des milieux de travail aujourd'hui, c'est la réalité. Dans ces conditions, si on a du mal à distinguer les tâches prioritaires de celles qui peuvent attendre, on risque vite de se sentir dépassée. «Les employeurs veulent des gens capables de prendre en charge une importante quantité de travail et d'établir les priorités de façon intelligente», affirme Caroline Haney, à la tête d'une firme de recrutement spécialisée dans le domaine juridique.

On fait comment? Si les tâches s'accumulent et qu'on finit par ne plus voir clair entre l'important, l'urgent et l'accessoire, rien de mieux que de faire le point avec notre supérieur. «Lorsque les priorités ne sont pas claires ou qu'on n'est pas certaine d'avoir compris, il est essentiel de les valider afin d'avoir une direction claire, dit Martine Lemonde. Sinon, on peut travailler très fort pour rien!» De plus, quand on accorde nos priorités à celles de notre patron, il y a d'excellentes chances que cela nous fasse gagner des points au sein de l'équipe.

6. Bien gérer son temps

La gestion du temps est liée à celle des priorités. Caroline Haney estime que les personnes qui manquent de temps sont généralement celles qui s'éparpillent. «Quand on a une tâche à accomplir, il faut se concentrer sur elle et la terminer au lieu de vérifier nos courriels compulsivement ou de répondre au téléphone chaque fois qu'il sonne», illustre-t-elle. Parfois, bien gérer notre temps passe par la capacité de dire non à certaines demandes. «On dit oui à tout, on n'ose pas refuser, on en prend trop sur nos épaules. Les femmes, surtout, ont tendance à faire ça», constate Caroline Haney. Cela a évidemment des répercussions sur notre efficacité et notre capacité de mener nos tâches à terme.

On fait comment? «Il faut accepter que l'on ne peut pas être partout à la fois», dit Nathalie Francisci, consultante en management et chef du développement corporatif chez Jobwings, un réseau de sites d'emploi spécialisés. Il faut aussi se donner la peine d'apprivoiser les fonctionnalités des outils informatiques qui peuvent nous faire sauver du temps, par exemple, en personnalisant la barre d'accès rapide aux différents outils de Word, ou en mémorisant ses raccourcis. Aux gestionnaires en particulier, elle conseille: «Apprenez à déléguer certaines tâches et à vous dire que ce n'est pas parce que les choses ne seront pas nécessairement faites à votre façon qu'elles ne seront pas bien faites pour autant.»

7. Être proactive

Faire preuve d'initiative et se montrer proactive sont des compétences essentielles en milieu de travail. «C'est toute la différence entre le directeur des achats d'un supermarché qui se borne à garnir les tablettes et à passer des commandes et celui qui s'enquiert des besoins de sa clientèle et cherche à savoir de quels produits elle a envie», indique Martine Lemonde.

On fait comment? Il ne s'agit pas de prendre des initiatives à tort et à travers. Il faut réfléchir avant d'agir et s'assurer de poser des gestes à la fois judicieux, pertinents et utiles. On cible les occasions de faire valoir nos compétences, sans toutefois marcher dans les plates-bandes des collègues ni prendre trop de liberté avec les responsabilités qui nous reviennent.

8. Être un leader

Pas besoin d'être patron pour développer son leadership. Cette compétence peut en effet être utile dans la plupart des postes. «Il ne s'agit pas de devenir à tout prix le président de la compagnie! Le leadership peut aussi consister à superviser un comité, à avoir une influence positive sur les plus jeunes employés, etc.» soutient Caroline Haney. Les employeurs apprécient souvent le leadership dit «relationnel». «Il s'agit de la capacité d'influencer ou de donner une direction à un projet ou à une équipe. C'est en fait un leadership mobilisateur, qui cherche à obtenir la collaboration des autres», explique Martine Lemonde. Dans certains milieux très compétitifs comme celui des affaires, de la finance, de la vente, etc., un leadership directif, davantage axé sur le contrôle et la prise de décision rapide, est davantage recherché. À nous de nous adapter au style de gestion de la compagnie.

On fait comment? Nathalie Francisci explique que cette compétence se développe au quotidien. «Il faut s'exposer à ça dans son milieu de travail, préconise-t-elle, vivre des expériences, et pas seulement suivre des cours!» Elle suggère ainsi de saisir les occasions et de relever les défis qu'on nous propose, plutôt que de demeurer en position d'attente et de repli. «Il faut s'inviter à la table», dit-elle.

La base: bien se connaître

Tous les spécialistes consultés dans le cadre de cet article sont formels: pour progresser et être heureux en emploi, il est essentiel de se connaître soi-même. «On doit être capable de se regarder et de s'observer au travail. A-t-on du leadership, le sens de l'organisation? Sait-on gérer les priorités, est-on à l'aise dans le travail d'équipe? Il faut avoir un regard critique sur soi-même et reconnaître que, parfois, on peut se tromper. Cette compétence est à la base même du potentiel de développement de carrière, car, en connaissant nos points faibles, on est en mesure de trouver des façons de s'améliorer», indique Martine Lemonde.

Dans cette quête de nous-même, les autres peuvent nous être utiles. «Le regard et l'opinion des collègues, des clients aident à avoir l'heure juste sur notre travail. Les évaluations annuelles également. Est-ce que les mêmes commentaires reviennent chaque fois? Quels liens peut-on faire entre eux et que peut-on en déduire? Il faut être attentif à ce que le milieu nous indique», précise-t-elle.

Pour aller plus loin
On trouvera dans ces ouvrages des conseils pour développer les compétences clés et plus encore.

  • Le Bilan de compétences, par Ginette Beaulieu et al., Septembre, 2007, 220 p, 41,95$.
  • Qui a piqué mon fromage? , par Spencer Johnson, Michel Lafon, 2000, 104 p, 19,95$.

 

À DÉCOUVRIR: 10 trucs pour mieux gérer son temps au travail

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