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5 faits sur la vie d'une sage-femme

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5 faits sur la vie d'une sage-femme

  Photographe : Pascal Huot

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5 faits sur la vie d'une sage-femme

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Catherine Boivin, 36 ans, est sage-femme à la maison des naissances de la Capitale-Nationale depuis 6 ans. Elle nous partage 5 choses que vous ignorez peut-être sur son métier.

1. Ça prend un entourage compréhensif. Comme je suis de garde la moitié de la semaine, il se peut que je sois absente lors de la fête d’un proche ou du spectacle de fin d’année d’un de mes enfants. Si je dois partir vite à un accouchement, c’est mon conjoint qui prendra le relais. Ça demande beaucoup de planification et de souplesse.

2. On n'est pas là uniquement lors de l'accouchement. On accompagne les parents dès le début de la grossesse et jusqu’à ce que le bébé ait six semaines. On travaille souvent en équipe: pour les suivis prénataux, mais aussi lors de l’accouchement, où l’on est toujours deux sages-femmes présentes. L’ensemble du suivi avec une sage-femme est couvert par la RAMQ, tout comme le suivi avec un médecin.

3. On doit être diplômée. Il faut terminer un baccalauréat en pratique sage-femme. Ce programme dure 4 ans et demi et comprend cinq stages de 14 semaines en maison de naissance et un en milieu hospitalier. À la fin, on a assisté à 70 accouchements environ. Ensuite, tout au long de notre carrière, on doit repasser des examens pour être à jour dans nos connaissances. L’Université du Québec à Trois-Rivières est la seule université québécoise qui offre ce programme.

4. On ne travaille pas seulement en maison de naissance. Comme les femmes peuvent choisir le lieu où elles vont accoucher, on se rend également à domicile et en milieu hospitalier. En plus, on va visiter la mère et son nouveau-né trois fois dans la première semaine de vie du bébé, pour s’assurer que tout le monde va bien et que l’allaitement se déroule normalement. Notre horaire est très varié et peut changer rapidement.

5. Il nous arrive de pleurer. Au moment de la naissance, l’émotion est souvent très forte! C’est toujours touchant, cette rencontre magique entre un nouveau-né, ses parents, et même les grands frères et grandes sœurs qui sont parfois présents. Il m’arrive aussi d’être émotive au cours de la dernière rencontre postnatale. On a passé presque un an ensemble, et on doit se dire au revoir... jusqu’au prochain bébé!

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