Travail

5 faits sur la vie d’une préposée aux bénéficiaires

5 faits sur la vie d’une préposée aux bénéficiaires

5 faits sur la vie d’une préposée aux bénéficiaires

Photographe : Charles Briand Auteur : Annie-France Charbonneau Source : Coup de pouce, novembre 2016

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5 faits sur la vie d’une préposée aux bénéficiaires

Nancy Larose, 29  ans est préposée aux bénéficiaires à l’Institut de cardiologie depuis 10 ans. Voici 5 faits peu connus sur sa vie professionnelle.

1. Il faut avoir la vocation

C’est d’abord un emploi très humain. Il faut vouloir s’occuper des gens et les rendre plus à l’aise. Pour continuer à faire preuve de patience et de douceur, je m’occupe toujours de la personne devant moi comme si c’était un membre de ma famille.

2. Les patients sont reconnaissants

Ma paye la plus précieuse, c’est leur sourire. J’ai reçu beaucoup de cadeaux de patients à la suite de leur congé. On est apprécié, c’est évident. Même si certains sont plus difficiles à approcher que d’autres au début, ils nous voient aller avec les autres et finissent par nous faire confiance.

3. Il n’est pas nécessaire d’être grande et costaude

Je mesure 5 pi 4 po et je ne pèse même pas 110 livres, mais je soutiens des personnes de 300 livres. Il faut être forte et avoir du nerf, mais il faut surtout avoir la bonne technique. Quand des patients doutent que je puisse les lever, je leur montre mes petits muscles de bras: ça les fait bien rire!

4. On côtoie la mort de près

Il faut avoir une grande force mentale et ne pas être trop sensible. À l’institut, ça fait partie de nos tâches de préposé «d’emballer» les morts. Beaucoup de préposés n’en sont pas capables, et c’est respecté; il n’y a pas de pression. Si l’un d’entre nous ne s’en sent pas la force, un autre de l’équipe le fera; on est là les uns pour les autres.

5. On ne fait pas que laver les patients

Bien sûr, on lave de 2 à 10 personnes par jour, mais on fait aussi plusieurs métiers: coiffeuse, habilleuse, psychologue, masso et thérapeute. Comme on doit beaucoup toucher nos patients, les rassurer, les consoler et les voir dans leur intimité et leur plus grande vulnérabilité, il faut gagner leur confiance. On passe beaucoup de temps avec eux; c’est pour ça qu’on est aussi les «yeux» des infirmiers.

 

 

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