Psychologie

36 heures sans eau potable

Billet de blogue par
36 heures sans eau potable

  Photographe : Shutterstock

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36 heures sans eau potable

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Beaucoup d'émoi la semaine dernière à Montréal quand on a manqué d'eau potable pendant 36 heures. Pourtant plusieurs communautés autochtones au Québec vivent sans eau potable depuis des dizaines années. Dans le monde, c'est pire. Dans la zone Asie-Pacifique par exemple,  65 % de la population vit sans eau courante selon la Banque asiatique de développement.  Mais forcément, les médias montréalais s'émeuvent moins quand ça arrive ailleurs, même quand le "ailleurs" n'est pas si loin au nord de Montréal. L'épisode de la semaine dernière m'a fait apprécier de vivre dans une des villes les plus développées d'un pays développé,  mais clairement il faut faire plus collectivement, pour que tous aient de l'eau potable au Québec et dans le monde. Cela dit, on peut s'inquiéter quand notre santé est menacée et nos habitudes sont bousculées. Pour les gens dont la santé est fragile ou ceux qui se déplacent difficilement, la pénurie d'eau potable est anxiogène.  Même chose pour les écoles et les hôpitaux.  C'est stressant. Pour d'autres, le problème d'eau s'ajoutait à une longue liste d'inconvénients:  la panne de métro, les nids de poule,  les nouvelles déprimantes sur la corruption.  L'eau est la goutte qui faisait déborder le vase, sans mauvais jeux de mots.  Mais on réagit tous à notre manière, selon notre situation et notre nature...

Dans mon cas par exemple, j'ai bu du café "contaminé" pendant toute une journée sans savoir que l'eau de la machine à café de mon bureau n'avait pas bouilli pendant la minute recommandée.  Pourtant, j'aurais du me douter de quelque chose car il n'y avait pas de file d'attente au café! Ça m'a rappelé que je suis parfois un peu trop nonchalante.  C'est un de mes défauts. Là où je veux en venir, c'est que des fois, perdre quelque chose temporairement peut nous rappeler, ou même nous apprendre certaines choses.  La semaine dernière, j'ai aussi perdu mon téléphone portable.  Très contrariée au début, je me suis assez vite habituée à vivre sans.  On s'organise, on s'adapte, on modifie nos habitudes.  J'ai même sorti mes 25 sous pour utiliser les téléphones payants! Autre exemple qui m'est revenu en tête la semaine dernière: il y a un an, notre lave-vaisselle a cessé de fonctionner.  Alors notre famille a pris l'habitude de faire la vaisselle ensemble tous les soirs.  C'est devenu un rituel.  On s'amuse.  Je vis sans lave-vaisselle depuis un an, nous sommes cinq dans la famille.  Je suis très consciente de retarder volontairement le jour où j'irai en acheter un nouveau.  Parce que vivre sans lave-vaisselle m'a fait découvrir autre chose.  Un jour, cet été ou cet automne, j'en achèterai un et on sera tous bien contents.  Mais en attendant, ma famille discute et travaille en équipe, avec les avantages et les désavantages...

Attention, n'allez pas dire que je prône la vie sans eau potable!!!  Pas du tout.  Je remarque simplement que manquer de quelque chose peut nous faire apprécier ce qu'on a d'habitude. Manquer de quelque chose peut nous faire découvrir d'autres manières de penser ou d'agir.  Ça peut nous rappeler que l'être humain est une bibitte très flexible et adaptable! Et vous, pourriez-vous vivre sans quelque chose? Avez-vous déjà essayé volontairement ou non de vivre sans quelque chose qui vous semblait jusque là pas mal essentiel?

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