Psychologie

Témoignages: j'ai raté mes vacances!

Témoignages: j'ai raté mes vacances!

istockphoto.com Photographe : istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

Psychologie

Témoignages: j'ai raté mes vacances!

L’imprévu et les surprises en tout genre font partie des vacances. Si on ne rit pas toujours sur le coup, ça fait de bonnes histoires à raconter plus tard!

Où est Timmy?

L'été dernier, toute la famille, soit mes deux soeurs, mes parents, mon chien et moi, on partait en voiture à l'île du Prince-Édouard. Évidemment, le jour du départ, c'était le chaos: mes soeurs (5 et 8 ans) étaient super énervées et hurlaient sans cesse, mon père pestait, car il avait de la difficulté à faire entrer tous les bagages dans la voiture, ma mère s'impatientait après moi parce je rechignais à l'idée de partir (je ne voulais pas laisser ma blonde!). Au bout de quelques heures, mon père a finalement réussi à tout faire entrer dans le coffre, ma mère avait réussi à convaincre mes soeurs de s'attacher dans leur siège, et moi de fermer mon téléphone. Après plusieurs allers-retours dans la maison - il manquait toujours quelque chose! -, on est enfin partis. On a roulé pendant une bonne heure, jusqu'à ce que ma soeur de 5 ans lance: «Mais où est Timmy?» Le chien! On avait oublié le chien à la maison. Oui, on a rebroussé chemin! Jonathan, 17 ans

À plat dans le désert

Il y a une quinzaine d'années, ma soeur et moi voyagions en voiture, avec sa Géo Métro dans le sud de l'Arizona et de la Californie. Un après-midi, nous avons fait une pause pour nous reposer en bordure de la route. Sauf qu'on n'avait pas tourné la clé complètement. Au moment de redémarrer, la batterie était déchargée. Essaie de trouver un automobiliste qui a des câbles de surtension dans le désert! On n'osait pas non plus monter avec n'importe qui pour se rendre jusqu'au téléphone d'urgence. Finalement, une dame qui n'habitait pas trop loin est passée. Le temps d'aller déposer ses courses, elle est revenue nous dépanner. On avait quand même perdu trois heures à attendre sur le bord d'une route quasi déserte. Catherine, 40 ans

Un douanier physionomiste

C'était il y a deux ans. Mon chum et moi, on devait passer les douanes américaines à Chicago. On revenait de Thaïlande, crevés après plus de 15 heures de vol, et on avait juste hâte de rentrer à Montréal. Malheureusement, on n'est pas arrivés aussi vite qu'on l'aurait voulu. En regardant ma photo de passeport, le douanier a décidé que ce n'était pas moi: il ne me reconnaissait pas. J'avais changé la couleur de mes cheveux et je devais être cernée jusqu'aux genoux, mais quand même! J'ai essayé de le convaincre, en vain. Pendant ce temps, je sentais mon chum pomper de plus en plus, sur le point d'exploser. Je me disais: «Non, il ne faut pas qu'il s'emporte!» Mais il a craqué et a insulté le douanier. Résultat: on a été fouillés de fond en comble et on a dû attendre 5-6 heures avant que le douanier ait terminé les vérifications me concernant. Quand il nous a finalement relâchés, on avait manqué notre avion. Il a fallu coucher à Chicago et repartir le lendemain. Nathalie, 26 ans

Us et coutumes: mode d'emploi

Un conseil que je peux donner aux voyageurs, c'est de se renseigner un minimum sur les coutumes des pays qu'ils visitent. Ce n'était pas mon cas quand je suis allée en Chine, il y a une dizaine d'années. Quelques jours après mon arrivée, j'ai rencontré une jeune fille très gentille. Elle m'a fait visiter Beijing et m'a même invitée à manger chez ses parents, avec lesquels elle habitait encore. D'abord, je me suis perdue en chemin. Je suis donc arrivée en retard, ce qui est très mal vu en Chine. En plus, j'avais apporté des fleurs à ses parents, ce qui est associé à des funérailles et non à un cadeau d'hôtesse. Pire: j'ai fait la bise à sa mère qui, surprise, a bondi d'un mètre en arrière! Bref, j'ai fait tout ce qu'il ne fallait pas faire! Regards désapprobateurs et silence lourd. J'aurais voulu disparaître! Mais la soirée s'est quand même bien passée, ma nouvelle amie justifiant mon comportement par mon ignorance. Jacynthe, 34 ans

Un curry de trop

Je me félicitais d'avoir passé un mois en Inde sans être malade, alors que toutes mes connaissances qui y avaient séjourné l'avaient été. Jusqu'à la veille de mon départ, j'avais fait très attention à ce que je mangeais, me contentant essentiellement de riz, de pain et de poulet. Mais là, je me suis dit que je ne pouvais pas quitter l'Inde sans manger un curry. Vous devinez la suite. Le pire, c'est que je devais prendre un train de nuit de Bénarès jusqu'à New Delhi, un trajet de 16 heures! Imaginez la scène: un train pas très propre, des toilettes plus que suspectes (en réalité, il s'agissait d'un trou, pas d'une toilette), où je suis à peu près la seule blanche et où tout le monde m'observe. Et moi qui suis malade comme je ne l'ai jamais été, à faire mille allers-retours entre ma couchette et la toilette. Je suis arrivée à New Delhi complètement claquée. Malgré tout, c'est quand même le plus beau voyage que j'aie fait dans ma vie! Isabelle, 42 ans

Quand c'est long longtemps

Ma pire catastrophe de vacances, c'est quand maman et papa m'ont envoyée dans un camp de vacances l'été dernier et que j'ai dû me séparer d'eux pendant une semaine. J'ai trouvé ça trop long. Léa, 9 ans

Le camping dans la peau

Ça faisait seulement quelques semaines que je fréquentais mon copain de l'époque. Comme il était mordu de camping sauvage, j'ai accepté de l'accompagner au Parc de la Mauricie pour les vacances. Profondément urbaine dans l'âme, je n'avais jamais fait de camping, encore moins dit sauvage! D'un côté, j'étais heureuse, car j'étais avec un homme qui me plaisait beaucoup, mais de l'autre, j'étais très malheureuse de n'avoir ni eau, ni toilettes, ni électricité. Mais la catastrophe, ce fut quand on s'est baignés dans le lac. Quand je suis ressortie de l'eau, horreur! j'avais quatre ou cinq sangsues sur moi! Je me suis mise à hurler et à courir dans tous les sens comme une vraie folle! C'en était fait des apparences! Le gars m'a alors vue sous mon vrai jour: peureuse, douillette, mondaine. La relation n'a pas duré très longtemps. Et je n'ai plus jamais fait de camping. Nadine, 35 ans

Sortez les sacs

Un trajet en voiture, dans la région de Guanacaste, au Costa Rica, en 2011. Deux enfants de 2 et 4 ans. Tout est allé très bien pendant une heure... jusqu'à ce que la petite se mette à vomir. Impossible de s'arrêter, on était sur une route de montagne sinueuse. Puis, le plus vieux est devenu livide, à cause de l'odeur probablement. Je priais: «Non, pas lui aussi!» Eh oui, lui aussi! Les deux qui vomissaient tout leur intérieur, qui hurlaient et s'agitaient... Au bout de 30 minutes, on a finalement pu s'arrêter. Inutile de dire que je n'ai rien vu du paysage! Geneviève, 37 ans

Fausse représentation

Il y a quelques années, on a loué un chalet en Estrie pour y passer quelques jours avec nos trois enfants de 5, 8 et 10 ans. On l'avait vu annoncé sur un site Web et l'endroit paraissait idyllique. Sauf qu'on ne l'avait pas vu pour vrai... Quand on l'a vu, on n'arrivait pas à croire qu'on s'était fait avoir comme ça! Le chalet était à au moins une heure du lac le plus près, il était sale, presque en ruine et beaucoup plus petit qu'on nous avait fait croire. Comme on ne voulait pas revenir à Québec ni gâcher les vacances des enfants, on s'est arrangés pour passer quand même du bon temps. On dormait tous les cinq dans la même pièce et on avait fait croire aux enfants qu'il s'agissait d'un vieux chalet hanté par de gentils fantômes. Finalement, on a eu du plaisir. Mais on a quand même porté plainte pour fausse représentation! Francine, 44 ans

Jeanne la terrible

En 2004, j'ai eu droit au passage de la queue de l'ouragan Jeanne sur les Bahamas après une semaine de plongée. Notre vol, à mon ami et moi, a été retardé d'une journée parce que l'aéroport était fermé. On a été contraints de passer une journée barricadés à l'hôtel, les fenêtres placardées de planches de bois. Des vents violents, des vagues immenses, les rues transformées en torrent... Il y avait plus d'un pied d'eau dans la rue devant l'hôtel! Catherine, 40 ans

Manque d'air

Nous étions dans un train entre deux villes d'Europe de l'Est. En principe, les frontières européennes sont ouvertes entre elles, mais les trains s'arrêtent quand même aux frontières, et les douaniers passent vérifier les papiers des voyageurs. Nous étions donc arrêtés à une grosse gare à la frontière entre la Hongrie et la Bulgarie, au milieu d'un paquet de trains tirés par des vieilles locomotives de l'ère communiste qui crachaient d'importantes colonnes de fumée noire. Comme les wagons n'étaient pas climatisés, j'ai ouvert la fenêtre pour aérer un peu. J'ai sorti la tête quelques minutes et... malaise! Je suis passée à deux cheveux de m'évanouir. Mon conjoint a dû m'attraper avant que je ne tombe par terre. J'imagine que mes petits poumons canadiens n'avaient pas l'habitude d'une telle pollution! Andrée-Anne, 35 ans

Les brise-tout en vacances

Mon mari et moi avons souvent opté pour l'échange de maisons, une bonne façon de voyager selon nous. Il y a deux ans, nous sommes allés en Espagne. La maison où nous habitions était vraiment magnifique. De plus, les propriétaires nous avaient laissé leur voiture. Bref, on était aux anges... Ça s'est gâté quand, par accident, on a mis le feu! Un chaudron oublié. Heureusement, il n'y a pas eu trop de dommages. Mais le comble, c'est que, deux jours plus tard, on a brisé la voiture! On se sentait très mal, mais on a été chanceux, les propriétaires se sont montrés très compréhensifs et ne nous ont pas engueulés. Par contre, je suis sûre qu'on doit être sur leur liste noire! Anita, 63 ans

 

 

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