Psychologie

Si Noël rime avec déception

Si Noël rime avec déception

Auteur : Coup de Pouce

Psychologie

Si Noël rime avec déception

L'an dernier, Catherine ne l'a pas eue facile: monoparentale depuis quelques mois, elle passait son premier Noël seule avec son fils de 5 ans. «J'avais l'habitude d'avoir des fêtes idylliques. Je recevais ma belle-famille dans notre superbe chalet. La neige tombait dehors pendant que mon fils jouait et que je cuisinais avec ma belle-mère. C'était magique! L'an dernier, le 24 et le 25, je me retrouvais en peine d'amour, sans chalet et sans rôle d'hôtesse. Au contraire, j'allais devoir me trouver une petite place chez quelqu'un. Je me sentais de trop.»

Adoptez Catherine!
Catherine a choisi de se tourner vers les siens. «Pour exprimer mon besoin d'être entourée, j'ai utilisé l'humour. J'ai téléphoné à mon frère et je lui ai dit en blague: "Tu ne vas pas laisser tomber ta petite soeur!" Je me suis fait un macaron "Adoptez Catherine". J'ai grossi la situation, parfois jusqu'à la caricature pour qu'on essaie tous d'en rire. Pour moi, c'était la solution pour que les gens m'approchent et me donnent de l'affection sans se sentir mal face à ma tristesse.» En ce qui a trait aux cadeaux de son fils, le plan convenu avec le papa a connu de sérieux glissements. «Mon ex, qui a plus de moyens que moi, s'est laissé aller à gâter notre fils plus que d'habitude. Comme je ne pouvais rivaliser, j'ai décidé de compenser avec des activités spéciales. On s'est fait une journée en pyjama en regardant des films et en mangeant des "cochonneries". C'était vraiment la fête! On a agrémenté les glissades en traîneau par un pique-nique sur la neige. On a fait le tour des petites fissures de la maison pour parler aux lutins du père Noël, etc.»

Si Catherine a estimé important d'adopter de nouveaux rituels, elle en a tout de même préservé certains de façon que le changement ne soit pas trop brusque pour son fils. «J'ai essayé de voir ce qu'on n'avait jamais fait en famille. Comme on n'avait encore jamais passé les fêtes en ville puisqu'on était toujours au chalet, on est allés ensemble acheter des décorations et on a bien décoré la maison. On est allés voir les lumières et les vitrines de Noël sur la rue Sainte-Catherine. Il y a aussi eu notre première sortie officielle au cinéma, puis le spectacle de Shilvi. On a eu notre fête des Rois comme à l'habitude, mais avec ses amis, qu'on avait invités, plutôt qu'avec ses cousins. Et, comme chaque année, on a regardé Casse-NoisetteConseils d'amie
...pour s'inviter chez les autres. On utilise l'humour pour exprimer nos besoins. «J'ai déjà appelé une amie en lui disant: "Nathalie, comment réagirais-tu si je me pointais chez vous avec un délicieux poulet et une excellente bouteille de vin?" relate Catherine. Elle ne pouvait pas me recevoir ce soir-là, mais elle m'a proposé de remettre ça au lendemain.»

...pour dénicher un père Noël. Notre petite Juliette rêve du père Noël? On peut demander à un cousin, un oncle ou un ami s'il n'accepterait pas de revêtir le costume rouge (qu'on peut louer ou se procurer usagé sur des sites de petites annonces). Sinon, peut-être le voisin acceptera-t-il de venir livrer un sac contenant des cadeaux: «J'ai vu ce sac tomber du traîneau du père Noël lorsqu'il est passé au-dessus de ma maison. Je crois que ça vous est destiné.» Ou encore, on simule le passage du père Noël durant la nuit en veillant à ce qu'il ait laissé des traces (pas dans la neige, traces du traîneau, biscuits à moitié mangés, etc.). Junior n'y verra que du feu!

... pour fêter Noël différemment.
  • On organise un spectacle. Quelques jours à l'avance, on demande aux enfants de préparer en secret un petit numéro. Le soir venu, on aménage un espace au salon et, tour à tour, on tire le nom des artistes d'un grand chapeau. Rideau!
  • On planifie, de concert avec les enfants, un réveillon thématique. Par exemple: Noël en 3019. On élabore un menu futuriste (du riz auquel on ajoute du colorant alimentaire bleu), des costumes du futur (des bijoux en papier alu) et une cérémonie de remise de cadeaux inusitée (chasse aux trésors dans la maison, sur le thème choisi). Et pourquoi pas un Noël tropical, un Noël des animaux ou un Noël de cabane à sucre?
  • On laisse tomber le menu traditionnel et on s'offre un souper composé uniquement de nos desserts préférés! Quelques jours avant, chaque enfant choisit son dessert préféré (s'il n'y a qu'un enfant, il peut en choisir quelques-uns) et le jour de Noël, on s'attaque aux recettes. On prévoit des décorations pour rendre les desserts encore plus festifs et on prévoit beaucoup, beaucoup de lait!

    ... si nos enfants fêtent Noël chez leur père. Pas facile de passer le 24 décembre seule! Ce sera pourtant inévitable si on alterne la garde partagée entre Noël et le jour de l'An. Pour se changer les idées, on peut offrir une nuit de bénévolat à Opération Nez Rouge . L'ambiance y est toujours très festive, et on est si occupée que le jour se lèvera avant que la nostalgie se soit emparée de nous.

    Conseils de psy
  • On ne s'entend pas avec notre ex en général? Ça ne risque pas de changer à Noël, nous prévient Jocelyne Bounader, psychologue. On respire donc par le nez et on se demande sur quoi on peut avoir un certain contrôle. «On peut exprimer notre point de vue à notre ex sur la question des cadeaux, par exemple, mais ça s'arrête là. On n'a aucun pouvoir sur sa réaction.»
  • On est triste, car notre Poussinette passe le soir de Noël chez son père? On négocie au préalable avec ce dernier de pouvoir lui souhaiter Joyeux Noël au téléphone. En général, c'est faisable et ça aide à se sentir mieux. Et si notre enfant est nostalgique, lui aussi? «On l'écoute. C'est très bien qu'il le dise. On peut lui confirmer qu'il est tout à fait normal d'éprouver de la tristesse dans ces circonstances», renchérit la psychologue. Et ça vaut aussi pour nous!
  • Enfin, si on n'a pas les moyens de donner à notre enfant autant de cadeaux que notre ex, on se ramène à nos valeurs: qu'est-ce qu'il est important pour nous de transmettre à nos enfants? Aux petits, on raconte que le père Noël avait trop d'enfants à visiter et qu'il ne pourra offrir qu'un cadeau par enfant. Aux plus grands, on peut expliquer qu'il y a des petits luxes qu'on aurait aimé leur offrir, mais que, cette année, on est plus serrée financièrement.En famille extra-large
    Andrée, 38 ans, est la cadette d'une famille de 9 enfants! Avec les conjoints, les enfants et les petits-enfants, on parle d'un joli groupe d'une cinquantaine de personnes! «Quand mes parents vivaient encore dans leur maison, il y a plus de 15 ans, on réveillonnait chez eux, se souvient Andrée. On soupait, on allait à la messe de minuit, puis on ouvrait les cadeaux, on sortait le buffet et on fêtait jusqu'à deux heures du matin! Lorsque mes parents sont partis en centre d'accueil, les enfants se sont mis à recevoir à tour de rôle en essayant de préserver ce rituel. Ainsi, chaque année, on reproduit invariablement les recettes de notre mère. »

    «Une des difficultés qui se posent avec les années, c'est l'élargissement de la famille. Les enfants ont des enfants, qui ont des conjoints, puis des enfants. La grosse famille devient encore plus grosse!» raconte Suzanne, une des soeurs d'Andrée. Solution: on fête Noël en deux temps. «Chacun de mes frères et soeurs reçoit d'abord ses enfants à souper chez lui et procède alors à la distribution des cadeaux. Je fais de même avec les miens, puis, vers 20 h, toute la famille vient nous rejoindre. On fait la fête et, vers minuit, on mange un petit buffet auquel tous ont contribué.» On s'évite ainsi un déballage de cadeaux interminable (et potentiellement difficile pour les enfants si on ne partage pas les mêmes valeurs à ce sujet) et l'organisation d'un repas qui demanderait plusieurs jours de préparation. «Après tout, l'essentiel, c'est d'être ensemble!» lance Suzanne.

    Conseils d'amie
    ... pour maximiser l'espace. On utilise les pièces de la maison pour créer différentes aires et répartir le bruit! Dans une chambre, on installe des jouets et un téléviseur avec des films pour les enfants; dans une autre, on fait un coin dodo pour les plus petits; au sous-sol, on aménage une piste de danse pour les ados; au salon, une table pour les joueurs de cartes et une autre pour les mordus de Monopoly, etc.
    ... pour simplifier les repas. C'est la première fois qu'on reçoit la famiglia? On choisit des plats qui se congèlent et on commence à cuisiner un mois d'avance. Le deuxième samedi de novembre, on fait des tourtières. Le samedi suivant, un énorme ragoût de boulettes, etc. Le jour du réveillon, non seulement la tâche sera moins considérable, mais on sera plus relaxe et en forme pour la soirée!
    ... pour mieux connaître tante Ginette, qu'on voit une fois l'an. On veut briser la glace avec les membres de notre famille qu'on ne voit pas souvent? On demande à chacun d'apporter sa photo marquante de l'année. En arrivant, tous iront l'installer sur un panneau prévu à cet effet en indiquant leur nom en dessous. Non seulement les gens sauront qui aller consulter pour connaître l'histoire derrière le cliché, mais ce sera l'occasion de se mettre à jour dans les nouvelles de chacun.
    ... pour être une hôtesse (moins) parfaite. Afin que l'hôtesse puisse profiter elle aussi des célébrations de Noël, pourquoi ne pas faire participer tout le monde en confiant à chacun, dès son arrivée, une tâche pour la soirée? Dans un grand chapeau, chacun pige un petit billet indiquant la besogne qui l'attend. Michel devra veiller à ce que chacun ait à boire, Carole devra débarrasser les couverts après le premier service, etc. Non seulement tous seront ravis de contribuer, mais cela créera des contacts entre les invités. Les timides apprécieront à coup sûr!
    ... pour gâter un grand groupe à petit prix.
  • Des bulles! On choisit un cava (mousseux espagnol) affichant un bon rapport qualité-prix: le Segura Viudas Brut Reserva (13,10 $) permettra à toute la famille de trinquer sans qu'on se ruine!
  • Des truffes maison à offrir en cadeau à nos invités (donne environ 35 truffes).

    Conseils de psy
  • Attention, les fêtes, ce n'est pas une thérapie familiale! «On s'enquiert les uns des autres, mais ce n'est surtout pas le moment de régler des chicanes. Si on tient à avoir une discussion sérieuse avec quelqu'un, on prend rendez-vous pour plus tard», recommande Jocelyne Bounader.
  • Plus la famille est nombreuse, moins on connaîtra tout le monde. On ne se fait pas d'illusions: il est pratiquement impossible de développer des liens chaleureux avec des individus qu'on ne voit qu'une fois l'an. On essaie donc de côtoyer ceux avec qui on se sent bien. «Si on se trouve confrontée à nos beaux-frères racistes et qu'on n'a pas l'intention de développer une relation avec eux, ça ne sert à rien d'investir de l'énergie et d'argumenter. On exprime notre désaccord et on s'éloigne, tout simplement. Ils vont peut-être rire, mais au moins, on aura le sentiment d'avoir exprimé notre point de vue», propose la psychologue.
  • Si on est timide, pas besoin de forcer la note et de jouer un rôle qui ne correspond pas à notre personnalité. On peut simplement se joindre à un cercle, écouter la conversation et poser des questions. Jouer à des jeux, s'occuper des enfants, être dans l'action aide également. «Être affairé permet de se concentrer sur la tâche plutôt que sur la perception que les autres ont de nous. Ça aide à diminuer le stress», explique Jocelyne Bounader. On fait donc notre bout de chemin, mais on laisse les autres faire le leur aussi. Si, malgré nos efforts, le groupe ne fait rien pour nous inclure, on n'y peut rien.
  • Avec mes enfants, tes enfants et les nôtres
    Nancy, 33 ans, a la garde de ses quatre enfants de 4, 5, 11 et 13 ans. Quant à Christian, son nouveau conjoint, il reçoit un week-end sur deux ses jeunes de 3, 8, 10 et 12 ans! Chez Johanne, 38 ans, et Steve, 33 ans, autre scénario exceptionnel: ils ont des jumeaux de 2 ans et demi et une petite de 10 mois, qui s'ajoutent aux jumeaux de Steve, âgés de 9 ans. Un véritable casse-tête, dès les premières notes du Minuit, chrétiens.

    Chez Nancy et Christian, le 24 se résume souvent à une soirée cinéma en compagnie des enfants de Nancy puisque ceux de Christian passent le réveillon chez leur mère. «Le 25 en après-midi, l'ex de Christian vient reconduire le groupe de quatre, qui reste avec nous jusqu'au 31, explique Nancy. On procède alors à la distribution des cadeaux, sans trop de cérémonie puisqu'il faut mettre les voiles pour le réveillon chez mes parents. Le lendemain, le 26, c'est au tour des parents de Christian de nous recevoir. Un véritable marathon!» Chez Johanne et Steve, on a déjà vécu de petites jalousies. «L'un croyait avoir un moins gros cadeau que l'autre. On leur a expliqué que la valeur des présents donnés à chacun est la même pour tous, au dollar près. S'il faut que j'achète une babiole à 1 $ pour compléter un cadeau, je le fais. Depuis, tout se passe bien», raconte Johanne.

    Quant à la répartition de la garde, c'est un juge qui a dû trancher: un Noël chez papa et un chez maman. «Notre réveillon se déroule toujours chez nous le 24, poursuit Johanne. Lorsque les plus grands vont chez leur mère, ils doivent partir la veille. Ça attriste tout le monde, mais on ne veut pas non plus pénaliser ceux qui restent, alors, on fête quand même. Toutefois, le père Noël repasse le 31 lorsque tous sont présents et on célèbre à nouveau!» Pour éviter le dédoublement de cadeaux, Nancy et Christian demandent aux enfants de faire une liste pour chaque «donateur». Chez Johanne et Steve, la question ne se pose pas: «Les jouets ne se promènent pas d'une maison à l'autre, alors, si ça se trouve, les enfants y auront accès aux deux endroits.» Devant les nombreux déplacements que cette période génère, les deux mamans restent zen: rien ne sert de stresser, les enfants le ressentiront et seront nerveux à leur tour, ce qui n'aidera pas. «On a beau vouloir tout prévoir dans les moindres détails, c'est presque certain qu'il y aura un ratage quelque part», croit Johanne.

    Conseils d'amie
    ... quand les enfants ne reçoivent pas tous le même nombre de cadeaux. Rien ne sert de semer le malaise en annonçant à l'avance que Marc-André recevra une planche à neige de sa mère et qu'il ne faut pas être jaloux. Les enfants s'en rendront compte bien assez vite. Si, pendant la distribution des cadeaux, on voit que notre plus jeune a la mine basse, on le prend à part et on le laisse exprimer ce qu'il ressent.
    ... pour savoir qui sera là quand. Notre fils sera là jusqu'au 22, puis reviendra le 29, alors que ceux de notre conjoint ne seront là que le 24 et le 25? On colle sur la porte du frigo un calendrier des fêtes avec de grandes cases où on note les sorties et les présences de chacun (si on a des plus petits ne lisent pas, on utilise une photo).
    ... quand il y a de grandes différences d'âge entre les deux familles. Pourquoi ne pas mettre nos plus vieux dans le coup pour surprendre les petits? Notre aîné est attiré par le théâtre? On lui donne pour mission de mettre en scène l'arrivée du père Noël. Notre fille a la bosse des affaires? On lui confie un petit budget pour acheter des surprises aux plus jeunes. Évidemment, on se réserve un droit de veto et on fait un suivi.
    ... pour permettre à tout le monde de faire connaissance. Présenter notre nouveau conjoint et ses deux enfants le soir du réveillon peut se révéler éprouvant pour tout le monde. Pour faciliter les choses, on organise des visites en petits groupes avant le jour J. Pourquoi ne pas passer saluer une grand-maman en compagnie de notre nouvelle petite famille au retour du travail un mercredi du début décembre? Le 24 au soir, on sera sûrement très heureuse de l'avoir fait!

    Conseil de psy
  • Dans une famille reconstituée, il y a trois mots d'ordre: communication, planification et implication de tous, explique le psychologue Gilles Cloutier. Pourquoi ne pas tenir une réunion au sommet avec tous les membres de la famille recomposée quelques semaines avant l'événement? propose le psychologue conférencier Michel Grisé. On demande à chacun de partager son image du Noël idéal en faisant part de ses besoins et de ses attentes. Les enfants de notre conjoint, plus âgés, aimeraient une grande fête et des activités de plein air, alors que les nôtres voudraient passer du temps seuls avec maman tandis que nous, on rêve de repos? On bâtit ensemble un plan de match qui essaiera de répondre aux besoins de chacun. Non seulement cela rapprochera la famille, mais les compromis seront plus faciles à accepter du fait que chacun aura pu s'exprimer sur le sujet.
  • Si on craint que les nombreuses premières n'occasionnent trop de stress, rien ne nous empêche d'étaler les visites sur deux mois, suggère Michel Grisé. On se garde les «essentiels» pour Noël et on explique à cousine Hélène qu'on ira plutôt lui présenter notre nouvelle tribu vers la fin de janvier, car on apprécierait grandement de passer du temps de qualité avec elle plutôt que de la voir à la sauvette dans la cohue des fêtes.
  • Nos enfants refusent de participer à certaines visites? «Tout dépend de l'âge, explique Gisèle Larouche, médiatrice familiale au centre de médiation familiale Iris, à Québec. On ne force pas un ado à nous accompagner dans la belle-famille. Ça pourrait l'inciter à se braquer davantage. S'il s'agit d'enfants en bas âge, comme on ne peut les laisser seuls, on les amène, mais on ne les oblige pas à embrasser tout le monde et à participer aux activités. Et on reste très présente à eux durant toute la visite (on joue avec eux, on va les voir fréquemment) afin qu'ils ne se sentent pas perdus.»
  • Il est possible que les enfants ne soient pas enthousiastes à l'approche du premier Noël en famille recomposée. «On garde en tête qu'ils ont un deuil à faire et qu'il leur faudra une période d'adaptation», précise Gisèle Larouche. On reste attentive à leurs besoins et on respecte leur rythme. Rien ne sert de forcer les choses et d'insister pour passer Noël tous ensemble. Même si on est amoureux fous, on pense au bien-être des enfants d'abord. Dans certains cas, cela peut même vouloir dire de célébrer chacun de son côté, quitte à se retrouver pour une activité en famille recomposée quelques jours après Noël.
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