Psychologie

L'impact des baby-boomers sur le marché funéraire

L'impact des baby-boomers sur le marché funéraire

Shutterstock Photographe : Shutterstock Auteur : Coup de Pouce

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L'impact des baby-boomers sur le marché funéraire

Lorsque la religion faisait encore partie intégrante des pratiques funèbres, le modèle de base du déroulement d'une cérémonie funèbre se résumait ainsi : une, deux, voire trois journées d'exposition du corps au salon funéraire, une messe funérailles à l'église suivie de l'inhumation au cimetière.

Aujourd'hui, les demandes sont multiples et les cérémonies religieuses sont nettement moins nombreuses. Selon l'Association des évêques catholiques du Québec, 23 000 funérailles (religieuses) ont été célébrées sur un total de 60 000 décès en 2013. L'année précédente, 3 000 funérailles de moins ont été célébrées pour un même nombre de morts.

À lire : Les rituels funéraires: morts et enterrés?

Alain Leclerc, directeur de la Fédération des coopératives funéraires du Québec rappelle que la génération des baby-boomers est celle qui a rejeté la pratique de la religion catholique. «Les baby-boomers ont tout décidé de leur vivant. Ils veulent décider comment ça va se passer lorsqu'ils seront décédés.»

«On est à l'ère de réinventer le modèle de la maison funéraire», remarque de son côté la directrice générale de la Corporation des thanatologues du Québec, Nathalie Samson. Tant les endeuillés que les directeurs funéraires sont en mode «essais-erreur» pour redéfinir la façon de vivre un deuil et saluer une dernière fois la personne chère qui est décédée. En l'absence de religion pour encadrer le processus, les familles endeuillées font maintenant face à un éventail de possibilités lorsque survient la mort d'un proche. «Il y a beaucoup de possibilités. Il y a donc beaucoup de décisions à prendre pour la famille endeuillée», indique M. Leclerc.

Pour faciliter la prise de décision à la suite d'un décès, la Fédération des coopératives funéraires du Québec encourage les familles à parler de la mort ...de leur vivant. «Il n'y a rien de mauvais à parler de la mort et à discuter de comment on voudrait que se passent nos funérailles.»

L'une des principales décisions à prendre est de choisir ce qui adviendra de son corps physique.

À lire : Notre dossier Apprivoiser la mort

 

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