Psychologie

Déprimé à l’idée de la nouvelle année ?

Déprimé à l’idée de la nouvelle année ?

istockphoto.com Photographe : istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

Psychologie

Déprimé à l’idée de la nouvelle année ?

Il n'est pas rare de ressentir des émotions contradictoires pendant la période des fêtes. C'est ce que la psychologie populaire reconnaît comme le «Holiday Blues» ou «dépression des fêtes».

Les personnes qui souffrent du «Holiday Blues» peuvent ressentir de l'insomnie ou de l'hypersomnie, de l'agitation et de l'anxiété, des variations de l'appétit, un sentiment inexplicable de culpabilité, des difficultés de concentration et un intérêt peu marqué pour des activités qui apportent habituellement du plaisir. «Encore un party», déploreront-ils...

Les symptômes peuvent ressembler à ceux de la dépression, mais ils durent généralement beaucoup moins longtemps, de quelques jours à quelques semaines, et devraient disparaître après la période des fêtes, quand revient (enfin) la routine.

Quand on n'a plus envie de fêter

Le «Holiday Blues», c'est le souvenir d'une personne morte qu'on aimerait serrer contre soi à Noël, c'est l'épuisement des séances d'emballage de cadeaux sur-emballés (qu'il faudra ensuite déballer), c'est la pression commerciale quand on n'a pas les sous nécessaires pour la satisfaire; c'est la conviction qu'on ne revivra jamais la magie des Noëls d'antan. C'est la perspective, tout aussi épuisante, de se taper tous les âges de la parenté, avec les problèmes de santé reliés à chaque âge; c'est une distance sur le réel, une distanciation face au présent; une échappée à la routine, c'est peut-être même une conscientisation.

Et si c'était normal de ne pas avoir envie de faire la fête? De vouloir se donner le temps pour réapprivoiser le temps qui passe. De profiter de la panne pour se restaurer à la «machine à Coke» du premier garage venu; de «crasher», de faire ni propre ni bien, de dire «merde» tout bien cravaté; de ronfler à la messe de minuit.

Ne plus fonctionner, quel luxe!

Contrez votre petit mal à l'âme

Le vague à l'âme, c'est un peu comme la fièvre: un peu, c'est bon, c'est la réponse du corps contre la maladie. Trop, c'est comme pas assez. Voici donc quelques suggestions pour contrer les excès de vague à l'âme.

  • S'entourer de personnes qui peuvent apporter un certain soutien.
  • Éloigner les esprits négatifs.
  • Réviser ses attentes et se fixer des buts réalistes.
  • Accepter le fait qu'il est normal de ne pas toujours avoir envie de faire la fête.
  • Manger et boire raisonnablement.
  • Faire de l'exercice; ne pas accepter d'en faire plus qu'on ne le peut.
  • Faire quelque chose d'inhabituel.
  • S'occuper de soi: lire un livre, aller au cinéma, prendre le petit-déjeuner au restaurant, faire la sieste, appeler quelqu'un, bref se faire plaisir.
  • Faire le point; mais ne pas chercher à conclure absolument.
  • En visite chez une «matante»: manger du «sucre à crème».
Un passage dans le temps nécessaire

Le «Holiday Blues», c'est un peu le spleen de Baudelaire, le spasme de vivre de Nelligan, le recul sur l'année, la vie, le point à faire sur demain; c'est un passage, ce n'est pas une maladie, c'est peut-être même une avancée...

C'est une avancée.

  

Lire aussi: Distinguer dépression et dépression saisonnière

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