Psychologie

Avoir le droit de choisir sa fin de vie

Avoir le droit de choisir sa fin de vie

Auteur : Coup de Pouce

Psychologie

Avoir le droit de choisir sa fin de vie

Fondée en 2007, l’AQDMD milite le droit de chacun de choisir sa fin de vie. Ses quelques 130 membres estiment que les personnes atteintes d’une maladie en phase terminale ou vivant des douleurs ou des souffrances insupportables devrait pouvoir recevoir de l’aide pour mourir au moment où il le souhaite. « On ne veut pas s’opposer aux soins palliatifs, souligne Hélène Bolduc. On en veut. Mais une personne en phase terminale devrait avoir le choix. »

« Il n’y a pas que de l’acharnement thérapeutique. Il y a de l’acharnement palliatif, lance-t-elle en déplorant que la fin de vie soit de plus en plus médicalisée. Le Collège des médecins dit que les soins palliatifs sont utiles et nécessaires, tant que le patient le demande. Ils deviennent de l’acharnement thérapeutique quand il n’en veut plus. » Les soins palliatifs devraient être cessés quand les patients le demandent. « On voudrait être capable de dire: «J’ai été opéré quatre ou cinq fois, j’ai eu de la chimio trois ou quatre fois, je suis rendu là. » Les patients sont les premiers à savoir qu’ils vont mourir. On devrait être capable de dire quand on est prêt à mourir. »

Respecter l’autonomie du patient

Pour l’AQDMD, le respect de l’autonomie individuelle est le fondement du consentement libre et éclairé. « Le médecin ne peut décider à la place du patient, même si ce n’est pas le bon choix, insiste Hélène Bolduc. On accepte que le patient a le droit de dire non à un traitement. Mais quand on parle de fin de vie, c’est plus difficile. »

Hélène Bolduc admet que les moments de fin de vie sont propices aux beaux moments. « C’est vrai qu’il se passe des belles choses dans les fins de vie, mais il n’y a pas toujours des tonnes de choses à réparer et on n’a pas toujours besoin d’attendre la dernière semaine. Comme s’il fallait ces derniers instants pour être en paix avec son environnement et sa famille, déplore Mme Bolduc. Doit-on obliger tout le monde à vivre ça quand ils sont confortables avec l’idée de mourir? »

  

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Suggestions de lectures

Être ou ne plus être, débat sur l’euthanasie, Serge Daneault et Marcel Boisvert, Éditions voix parallèles, 2010, 160 pages.

 

Ombres et lumières sur la fin de la vie, Patrick Vinay, Médiaspaul, 2010, 80 pages.

 

 

Pour en savoir plus

Commission spéciale sur le droit de mourir dans la dignité

Le médecin, les soins appropriés et le débat sur l’euthanasie (Collège des médecins du Québec)

Pour des soins appropriés au début, tout au long et en fin de vie (Groupe de travail en éthique clinique du Collège des médecins du Québec)

 

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