Psychologie

Actes de générosité: vos témoignages

istockphoto.com Photographe : istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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Actes de générosité: vos témoignages

 «J'ai dû me battre en cour afin de conserver la garde partagée de mon fils, ce qui a engendré une facture salée que je ne pouvais pas payer. Des amis et connaissances se sont mobilisés pour amasser des fonds en concevant un site pour dons en ligne. Les gens se sont passé le mot, notamment sur les réseaux sociaux, et tout plein de mes contacts sur Twitter - même des étrangers! - m'ont fait des dons. On m'a aussi organisé une soirée bénéfice qui a obtenu un grand succès. J'ai pu acquitter ma facture et, surtout, je me suis sentie beaucoup moins seule pendant cette dure épreuve.» - Marie-Lune, 30 ans

«Ma mère est octogénaire. Sa santé décline et vivre seule est devenu impossible. Plutôt que de la placer dans une résidence pour personnes âgées, ma soeur Lucie a décidé d'acheter un duplex pour elle et pour notre soeur Andrée, qui a cessé de travailler pour s'occuper de notre mère au quotidien. Je suis touchée et infiniment reconnaissante envers mes soeurs de cette ultime manifestation de solidarité familiale.» - Anne, 45 ans

«Je termine actuellement la rédaction d'un livre qui m'occupe sans relâche. Dernièrement, j'ai reçu un courriel d'une amie m'avisant qu'elle s'en venait me livrer des sushis maison et un sauté de légumes encore tout chaud. Elle ne me demandait pas: "As-tu prévu quelque chose pour dîner?" ou "As-tu besoin de quelque chose?" C'était sans équivoque: "Je t'apporte un lunch." Pour moi, c'est ça, le plus réconfortant: quelqu'un qui comprend notre besoin sans qu'on ait à le demander.» - Élise, 37 ans

«L'été dernier, une amie terminait ses rénovations et le jour du déménagement approchait. Elle vivait un grand stress devant tout ce qu'il lui restait à faire et en plus, elle était déçue de ne pas avoir le temps d'emmener sa fille en vacances. Je lui ai donc offert de l'emmener avec ma famille, ce qui permettait à mon amie de se consacrer entièrement à ses rénovations. Pendant ce temps, sa fille a passé une semaine fantastique au bord de la mer.» - Janick, 40 ans

«Mon mari m'a quittée alors que j'étais enceinte de sept mois. J'ai du coup perdu ma maison, mon conjoint et mon travail (nous venions d'acheter l'entreprise de son père). Je me suis retrouvée seule, sans revenus... et pourtant, cette période de ma vie a été miraculeuse. On m'a fait tellement de dons! Des camions venaient livrer des sacs chez moi par dizaines. Même des gens que je ne connaissais pas m'offraient des vêtements et des accessoires pour bébé. Ces dons m'ont permis d'habiller mon fils jusqu'à l'âge de quatre ans. Une représentante de couches venait me porter les sacs qui avaient été ouverts en magasin. Un groupe a fait une collecte et amassé 250$ pour m'aider. Je sentais tellement de solidarité autour de moi que cette situation, pourtant pénible à l'origine, m'a redonné confiance en l'humanité.» - Claudy, 40 ans

«J'ai rencontré Patrick il y a 6 ans grâce à un loisir commun. Pendant des années, je ne l'ai vu que là, environ une fois par mois. Avec le temps, il avait l'air de moins en moins bien. Il avait le teint de plus en plus jaunâtre et semblait toujours fatigué. Il a fini par nous dire qu'il était atteint d'une maladie polykystique des reins qui l'obligeait à subir une dialyse de plusieurs heures, plusieurs fois par semaine, en attendant un don d'organe. Je me suis dit: "Puisque je suis en parfaite santé et qu'il n'a pas cette chance, puisqu'il faut s'appuyer dans la vie, pourquoi ne pas essayer de l'aider?" C'est ainsi que j'ai décidé de lui donner un rein. Le processus a pris un peu plus de deux ans, le temps qu'il comprenne que j'étais sérieux, qu'on découvre que nous étions compatibles et que nous nous retrouvions tous les deux au bloc opératoire. Nous sommes depuis devenus bons amis et associés d'affaires. Pourquoi faire un don si important? Parce que je le pouvais! Je pouvais lui offrir une nouvelle qualité de vie!» - Luc, 29 ans

«Pendant que je tentais de terminer mon mémoire de maîtrise, je devais aussi travailler à temps plein, n'ayant pas de bourse d'études. J'étais au bord de l'épuisement, au point où la remise de mon mémoire se trouvait compromise. Ma marraine a eu vent de mes difficultés et m'a demandé: "T'aurais besoin de combien de temps pour terminer ton mémoire si tu n'avais pas d'autres préoccupations?" J'ai répondu: "Deux semaines." Quelques jours plus tard, elle avait réuni l'argent nécessaire pour couvrir mes deux semaines de salaire, me permettant de prendre congé. Grâce à elle, j'ai pu déposer mon mémoire.» - Charles, 33 ans

«J'ai rénové ma maison moi-même pendant plus d'un an. La tâche était colossale, décourageante par moments. Sans que je lui demande quoi que ce soit, mon beau-père, nouvellement retraité, m'a aidé du début à la fin. On a tout fait ensemble et jamais il ne m'a demandé de dédommagement. Honnêtement, je ne sais vraiment pas comment j'aurais réussi sans lui.» - Stéphane, 42 ans

«Le lendemain des funérailles de ma mère, après des semaines à veiller à son chevet et plusieurs jours à vivre sur l'adrénaline de l'organisation funéraire, mon cercle d'amis a organisé un souper pour me changer les idées. En arrivant là-bas en fin d'après-midi, quelle ne fut pas mon émotion de constater que tout le monde était là depuis le matin, à me préparer des quantités astronomiques de sauce à spaghetti, soupe, pâtés et plus encore. L'abondance! J'ai été incroyablement émue par cette démonstration d'amour. Lorsqu'on traverse ce genre d'épreuve, on n'ose pas demander d'aide, même si on en a grandement besoin.» - Hélène, 32 ans

«Après la naissance de mon troisième enfant, j'ai passé des mois à ne pratiquement plus dormir. Ma vie de couple était inexistante, mon conjoint et moi étions complètement épuisés. Un ami de la famille a senti notre détresse et a proposé de garder nos enfants pour que mon chum et moi puissions partir en vacances dans le Sud pendant une semaine. Cet homme, père de cinq enfants, comprenait exactement comment nous nous sentions et savait que cette escapade en amoureux ferait toute la différence pour nous. Et effectivement, ça nous a littéralement sauvés!» - Nicole, 35 ans

«Un couple d'amis et leurs enfants louaient un appartement meublé pour un séjour de quelques mois à Montréal. Mais il y a eu un malentendu avec leur propriétaire au sujet des dates: ils ont su à quelques jours d'avis qu'ils devaient partir deux semaines plus tôt que prévu. Ils étaient désemparés, se sachant incapables de se payer l'hôtel pendant deux semaines. Mon chum et moi n'avons pas eu à réfléchir longtemps: nous leur avons dit de venir s'installer dans notre petit 6 et demi avec nous et nos deux adolescentes. Nous avons passé 15 jours à huit dans ce petit espace, à nous piler sur les pieds, à manger en gang et à dormir les uns par-dessus les autres... et c'était extraordinaire!» - Catherine, 46 ans

«Je me suis séparée récemment et me suis retrouvée monoparentale avec un bébé de 11 mois, sans possibilité de garde partagée. J'ai alors réalisé que j'avais un réseau incroyable autour de moi. Mes proches et mes amies m'ont aidée à me trouver un logement et des meubles et continuent de m'offrir un soutien moral lorsque je vis des difficultés émotives. Chaque fois que j'ai eu besoin de quelqu'un pour garder mon bébé ou aller le chercher à la garderie, j'ai trouvé un ange sur mon chemin. Ma nouvelle situation n'est pas tous les jours facile, mais grâce à mon entourage, qui fait tout pour m'aider à remonter la pente, le poids de mes difficultés s'est considérablement allégé.» - Roxanne, 26 ans

«Il y a quelques mois, notre magnifique vie a basculé quand mon amoureux, père de mes deux jeunes garçons, a reçu un diagnostic effroyable: cancer de stade 4, le plus avancé. C'était la consternation, surtout qu'il a toujours été en forme, fait du sport, mangé sainement, n'a jamais fumé et n'a que 36 ans. Spontanément, deux amies très proches ont insisté pour venir passer un soir par semaine chez nous pour nous appuyer. Donner les bains, faire la vaisselle, cuisiner, plier des montagnes de linge, ou parfois, juste partager nos peines et nos petites joies... Rien n'est à leur épreuve malgré leurs vies bien chargées. Ce don de temps a été des plus appréciés à un moment où le choc nous fige litéralement. Leur simple présence continue d'être un vrai baume sur nos coeurs. - Emma, 35 ans

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