Psychologie

20 façons d'apprivoiser son voisinage

20 façons d'apprivoiser son voisinage

Istockphoto.com Photographe : Istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

Psychologie

20 façons d'apprivoiser son voisinage

1. Village en fête

À Saint-Michel, en Montérégie, une simple fête de voisins est devenue la fête du village. Patrick, 41 ans, a un jour organisé une épluchette de blé d'Inde avec ses voisins immédiats. «On a fermé la rue et on a eu 200 personnes. Comme il n'y avait pas d'autres activités dans le village, notre invitation a été bien reçue. L'année suivante, on a voulu montrer qu'il est possible de faire plus. Puis la municipalité nous a approchés.» C'est ainsi qu'est né «Saint-Michel en fête». Ce succès nous inspire? Patrick suggère de trouver quelque chose qu'on ne verra pas ailleurs et de bien choisir la date: «On préfère septembre, car les vacances sont terminées», dit-il. Il ajoute qu'il vaut mieux que l'événement soit payant: les gens nous appuieront et s'impliqueront davantage que s'il est gratuit.

Un site pour s'inspirer

Depuis quelques années, au mois de juin, le Réseau québécois de villes et villages en santé coordonne une fête des voisins à la grandeur du Québec. Sur le site La Fête des voisins, on trouve une foule de conseils pour organiser nos célébrations: idées de repas, suggestions pour l'animation, outils pour créer les invitations, etc. À noter qu'il suffit d'une personne pour instaurer le mouvement. D'ailleurs, sur le site, on souligne que le rôle des municipalités participantes est très limité. L'objectif est que les voisins se prennent en main et s'organisent.

2. Un ciné-parc... côté cour

Un hit pour tous les enfants du quartier et leurs parents. On s'installe dans une grande cour arrière ou dans la ruelle si on habite en ville (et que c'est permis!).

3. Le trajet en autobus: un bon départ

Marc-André, 35 ans, de Laval, a rencontré son voisin d'en face en attendant l'autobus. «Je me suis présenté et on a commencé à discuter au fil des trajets. Après quelque temps, il a suggéré à sa fille de nous offrir ses services de gardiennage. Depuis, on s'est liés d'amitié avec la famille au complet et on s'entraide régulièrement.»  

4. Cardio-rencontre

Chantal, 53 ans, habite Lorraine depuis de nombreuses années. Elle a fait connaissance avec ses voisins en fréquentant le club sportif local, qui est d'ailleurs le point de rencontre de la petite ville. Les voisins y pratiquent leur sport favori en groupe. Ils organisent des sorties de vélo, de course, de randonnée, parfois même à l'étranger. «Les propriétaires du centre sont aussi très actifs pour organiser des activités», dit-elle.

Quant à Éric, 28 ans, cofondateur du média hyperlocal RueMasson.com dans le Vieux-Rosemont, à Montréal, il a créé un club de course: Les Pélicans (nom d'un parc du quartier). Les membres se rencontrent chaque lundi à 19 h (sauf en hiver) dans un parc pour courir sous la supervision d'Éric. Un groupe Facebook sert de club virtuel. Inspirant? Pourquoi ne pas créer un club de marche ou de vélo sur le même modèle?

5. Vie de quartier

Que ce soit le parc du coin ou le café à côté de la maison, le meilleur moyen de tisser des liens dans le quartier, c'est d'y vivre. On pourrait être surprise! Et pour la lecture ou le yoga, rien de mieux qu'un joli coin de parc ensoleillé!

6. Tout le monde à table!

L'été, le barbecue est l'occasion parfaite de prendre des nouvelles de nos voisins. Mais l'hiver, les relations contacts sont plus rares. Ce n'est pas un problème pour Guylaine, 54 ans, qui vit sur un rang à Saint-Norbert-d'Arthabaska. De nature sociable et rassembleuse, elle organise des soupers raquettes au clair de lune. De son côté, Ronald, 42 ans, de Montréal, convie les voisins à un souper de Noël au début de décembre. «Officiellement, c'est après ce souper qu'on peut commencer à décorer l'extérieur de nos maisons», explique-t-il.

7. Unis pour la cause

Anaïs, 37 ans, s'est liée avec ses voisins en faisant des démarches dans le but d'apaiser la circulation et de verdir sa rue à Montréal. Elle a rallié une trentaine de voisins en organisant une rencontre et une quarantaine d'autres en créant un groupe Facebook. Le comité d'apaisement a ensuite organisé la fête des voisins dans un parc.

8. Une ruelle verte... pour cultiver les liens

La vie animée de la ruelle a permis à Johanne, 35 ans, de Montréal, de connaître ses voisins. «Nous habitions auparavant dans un beau logement où nous avions l'impression d'avoir des voisins fantômes, raconte-t-elle. Le principal attrait, maintenant, est la vie de voisinage créative et amicale à laquelle nous avons accès grâce à la ruelle: une plus grande sécurité pour nos enfants, les jeux, la vie communautaire, les échanges de services, le papotage. Selon nous, ce n'est pas seulement la maison qui garantit une bonne qualité de vie, c'est aussi l'entourage.»

9. Bienvenue!

Ginette, 61 ans, a adopté la tradition d'accueil des nouveaux arrivants au village de Saint-Ours. Le jour de son déménagement, un voisin lui a apporté du café, tandis qu'un autre proposait son aide et lui présentait des gens du village. Maintenant, elle accueille à son tour les nouveaux arrivants de façon originale: comme elle est peintre, elle leur offre une de ses oeuvres. «Je n'ai pas de jardin, alors je donne de mon jardin créatif.»

Josée, 45 ans, de Boucherville, conseille d'ailleurs d'offrir un cadeau de bienvenue pour se présenter. «Pour moi, c'est important d'établir de bons liens avec mes voisins: c'est une source de sécurité pour ma famille. Mes enfants savent qu'ils peuvent toujours aller frapper à leur porte et moi, je ne suis jamais inquiète si j'arrive en retard.»

10. Conversations de clôture

On a besoin de conseils sur l'entretien de notre pelouse ou on aimerait avoir l'avis de quelqu'un sur les restos des environs? Nos voisins peuvent être une mine d'informations. Marie-Claude, 40 ans, passe une grande partie de ses temps libres dans son jardin, à Saint-Lambert. Comme il est situé sur un coin de rue, les voisins s'arrêtent et discutent. «Je crois que la clé est d'écouter les gens, d'identifier leurs intérêts et de les faire parler de ce qu'ils aiment.»

11. Le vin de l'amitié

Lucie, 48 ans, habite le centre-ville de Québec. Elle côtoie régulièrement ses voisins. Le truc qui marche à tous coups: le 5 à 7 avec un verre de vin qui se termine par un souper improvisé. Et comment garder une belle relation avec des voisins qui sont aussi des amis? «Le meilleur moyen d'entretenir les liens est avant tout de ne pas les imposer», suggère Brigitte, 35 ans, de Montréal.

12. La corvée, toujours de mise

Pour nettoyer une cour arrière commune, une ruelle ou même un quadrilatère, il n'y a rien de mieux que des voisins qui se mettent tous ensemble. On peut aussi en profiter pour pique-niquer quand on a terminé.

13. Précieuse entraide

Quand Geneviève, 36 ans, et son conjoint ont déménagé à Longueuil, ils n'avaient pas de tondeuse pour leur immense cour. Presque cinq ans après avoir emménagé, ils n'en ont toujours pas. Le père de leur voisine entretient leur pelouse. «Sa fille nous dit combien ça lui fait plaisir d'être utile. Pour le remercier, à la fin de l'été, on lui a offert une bouteille de son cognac préféré.»

De son côté, Marie, 45 ans, de Montréal, n'hésite pas à prêter la voiture familiale à ses voisins qui n'en ont pas. «Comme on se sert rarement de la nôtre, nous le leur avons proposé, explique-t-elle. Quand la voiture est là (presque tout le temps), les voisins savent qu'ils peuvent l'emprunter. Très pratique quand leur fils fait des crises d'asthme ou pour faire de grosses courses.»

14. Oh! le beau chien!

Jacinthe, 52 ans, qui a habité à Saint-Jean (Terre-Neuve) et Montréal, fréquente divers parcs à chiens. S'ils ne lui permettent pas toujours de rencontrer ses voisins immédiats, ils renforcent les contacts avec les gens du coin. «C'est quand j'ai commencé à aller dans les parcs du quartier que je me suis mise à vraiment l'habiter. Il y a le parc, mais aussi le trajet pour s'y rendre. Les gens nous parlent davantage quand on a un chien.»

15. Chic, un festival de rue!

On n'a pas envie d'organiser nous-même un événement? On s'intéresse à des organismes comme Toxique Trottoir, du quartier Rosemont, à Montréal, qui a mis sur pied un festival des arts de la rue: La Rue Kitétonne. Pendant trois jours au mois de juin, la promenade Masson est fermée et des spectacles s'y déroulent. Faire la fête entre voisins, c'est chouette!

16. Mon quartier sur Facebook

Tout le monde n'est pas sur ce réseau social, mais il est très fréquenté et permet de créer facilement des groupes ou des pages réunissant des voisins. Mathieu, 39 ans, de Montréal, a créé une page pour regrouper ses voisins de ruelle. Il l'a utilisée pour organiser une vente-débarras et a profité de l'événement pour faire connaître sa page. «Les gens l'utilisent pour des messages d'intérêt public, pour se tenir au courant des nouvelles, pour des échanges, des activités, mais aussi pour organiser des fêtes, des 5 à 7.» On a envie de faire de même? Mathieu recommande de désigner plusieurs administrateurs de la page pour qu'elle soit constamment animée et de choisir un nom de groupe qui identifie bien le quadrilatère où on habite. Il ajoute qu'il ne faut pas oublier d'informer autrement ceux qui ne sont pas sur Facebook ou qui ne sont pas branchés.

17. Entre parents

Nos enfants sont parfois les premiers à tisser des liens dans le quartier. S'ils sont à l'école, on en profite pour s'impliquer dans les activités scolaires et connaître, du coup, les parents de leurs amis. On est maman d'un tout-petit? On jette un coup d'oeil aux activités pour les jeunes mamans de notre CLSC ou d'un organisme communautaire du coin. Une belle façon de briser l'isolement.

18. Sympas, les commerces du coin!

On apprécie le boulanger qui vient de s'installer à quelques pâtés de rues de la maison? Il faut y aller souvent. Les commerçants finissent par nous connaître. Martine, 45 ans, de Longueuil, voulait s'assurer du succès d'un nouveau café. «J'ai suggéré aux propriétaires de se brancher au sans-fil et je les ai mis en contact avec Zap Montérégie, un groupe communautaire qui a pour mission d'offrir un service Internet sans fil gratuit. Cela m'a permis de nouer des liens avec les propriétaires.» La Brûlerie Café crème est ouverte depuis maintenant quatre ans et fonctionne bien.

Josée, 51 ans, habite le même quartier montréalais depuis 17 ans. Elle va aussi faire ses courses tous les jours chez les commerçants du coin. «L'un d'eux se souvient de mon anniversaire et m'envoie des fleurs.»

19. Belles potées!

Jo-Annie, 25 ans, de Montréal, a déjà organisé un party boutures avec ses voisins. Ils sont arrivés avec des semences, des bouts de plantes coupées, des pots, des ciseaux. Autour de la table, tout en dégustant un verre de vin, ils ont replanté et chacun est reparti avec ses pots. Jo-Annie a raconté l'expérience dans un billet sur le blogue Montréal gratuit.

20. Un sourire, un beau bonjour...

Se saluer est la base, on en convient. Mais combien de fois par jour croise-t-on nos voisins sans les saluer, sans remarquer leur présence? Un geste tout simple qui peut rendre notre vie de quartier beaucoup plus agréable.

Pour s'inspirer


 

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