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La Saint-Valentin... en retard

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La Saint-Valentin... en retard

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Je sais bien que la Saint-Valentin est passée… Mais peu importe puisque l’amour - le vrai, l’unique et l’authentique amour - doit forcément durer plus que 24 heures. C’est lui qui vous procurera les sensations les plus fortes de votre vie. C’est lui aussi qui vous fera croire que quelqu’un campe dans votre tête. Suis-je soudain folle de penser à lui jour et nuit et de jurer mourir s’il ne répond pas à mon SMS dans les 30 prochaines secondes? Pas d’après Helen Fisher, une anthropologue de New York qui a observé des gens follement en amour, d’autres qui viennent d’être abandonnés, et des gens qui sont encore en amour après 25 ans de vie commune.

Pendant qu’ils sont sous un scanner, elle leur montre des images de l’être aimé et note ce qui se passe dans leur cerveau. Chez les gens follement amoureux, elle a détecté une forte activité dans le cerveau reptilien, la partie la plus profonde du cerveau qui échappe à notre volonté consciente. Le désir de l’être aimé y est tellement fort qu’il est quasi impossible à contrôler. Quand ce désir est inassouvi - chez les abandonnés, par exemple -, trois parties du cerveau reptilien s’activent, expliquant l’intense douleur provoquée par l’absence de l’être aimé. Une de ces parties est liée à la prise de risques extrêmes: c’est pourquoi des gens très raisonnables perdent les pédales en amour.  Pensons au général David Petraeus, pressenti pour devenir président américain jusqu’à ce qu’une aventure extra-conjugale ne mette brusquement fin à sa carrière l’automne dernier.

Dans la tempête de sentiments obsédants décrite par Helen Fisher, il y a une excellente nouvelle: chez les couples qui sont ensemble depuis 25 ans, le cerveau reptilien s’agite aussi à la vue de l’être aimé. L’activité est un peu moins vive, mais elle est quand même là! N’est-ce pas bon d’avoir, enfin, la preuve scientifique que l’amour peut durer? D’ailleurs, je me suis dépêchée de partager cette lecture avec celui qui est l’homme de ma vie depuis 26 ans: «Tu vois, chéri, on n'est pas complétement fous de s’aimer encore!» Mais je dois vous faire un aveu. Le lendemain, je suis allée manger avec un ami scientifique de haut niveau, qui a un peu nuancé les choses. Plusieurs études montrent clairement une diminution, avec l’âge et la durée d’une relation, de la production d’hormones responsables du coup de foudre amoureux. D’abord contrariée, je me suis ensuite dit: tant pis. Tant pis pour l’objectivité scientifique, tant pis pour ceux qui ne croient pas au coup de foudre ou à l’amour qui dure. Moi, je suis dans le camp d’Helen Fisher et, peu importe ce que diront les recherches scientifiques à venir sur l’amour, j’y crois dur comme fer, et pas juste le 14 février.

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