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Édito février 2017: 10 ans plus tard

Édito février 2017: 10 ans plus tard

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Édito février 2017: 10 ans plus tard

Il y a présentement à Coup de pouce une concentration de célibataires qu’on n’a pas connue depuis longtemps: 3 collègues sur 12, soit un quart de l’équipe. À l’époque où je faisais partie de ce club, j’étais seule parmi une majorité de nouvelles mères. Leurs histoires m’ont été précieuses par la suite, mais à ce moment-là, j’avais quand même l’impression d’appartenir à un univers parallèle.

On jase encore de bébés à Coup de pouce, mais ces temps-ci, ça parle aussi de dates, de Tinder et compagnie. Alors, quand j’ai lancé en réunion que j’étais à la recherche d’un sujet pour cet édito, une réponse a fusé illico:

– Parle du dating à l’ère numérique!
– Heu, je suis en couple depuis 10 ans et j’ai pas l’intention de changer de statut...
– Mais vous ne vous êtes pas rencontrés sur Internet?
– Ben oui, mais c’était en 2006, autant dire à la préhistoire. On ne connaissait même pas encore Facebook!

Mais cette conversation m’est restée en tête, et j’en ai tiré deux réflexions:

1. Mon chum et moi fêtons nos 10 ans dans un mois et on ne s’est pas encore demandé si on faisait quelque chose de spécial pour l’occasion (c’est dire à quel point le romantisme est élevé chez nous).

2. Les méthodes modernes pour trouver l’amour ont beau avoir évolué à grande vitesse, les défis qu’elles posent sont encore les mêmes.

«Comment faisais-tu pour détecter les morons?» me demande une néophyte de la cyberdrague. Excellente question, qui me rappelle des souvenirs ô combien désagréables de princes charmants à l’écran qui se transforment en crapauds dans la réalité. Mon expérience m’a portée à me méfier de ceux qui viennent tout juste de se séparer et de ceux qui ne disent pas clairement qu’ils cherchent une relation sérieuse: leurs intentions sont généralement douteuses.

«Combien de temps avant de se rencontrer en vrai?» demande une autre. Mon conseil: le moins possible. Trois ou quatre messages, pas plus, avant de vérifier si la chimie opère en personne ou pas. Sinon, on risque de souffrir d’une grave désillusion si la magie épistolaire s’évapore, une fois en présence l’un de l’autre, ou de perdre énormément de temps à nourrir la scriptomanie d’un amant des mots (et phobique de l’engagement réel).

«Ça me prend un temps fou!» se plaint une troisième. Ouaip, chercher activement l’amour, c’était déjà comme un deuxième boulot à l’époque où les options étaient restreintes. Je n’ose pas imaginer ce que c’est, maintenant que les moyens se sont multipliés et qu’ils nous suivent partout sur notre téléphone...

Être témoin de ce que c’est que de chercher l’amour en 2017 me fait encore plus apprécier la chance qui a mis sur ma route celui avec qui je chemine depuis maintenant une décennie. Car peu importe les moyens et l’époque, la plupart d’entre nous désirent la même chose: quelqu’un qui nous comprend, qui nous appuie, qui nous fait rire, et avec qui la vie est plus douce. C’est ce que j’ai trouvé il y a 10 ans. Si vous êtes de celles qui recherchent leur oiseau rare, je vous souhaite de le rencontrer cette année. Et de ne pas croiser trop de crapauds entre-temps...

Claudine St-Germain
Rédactrice en chef
Février 2017

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