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Comment naît le désir?

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Comment naît le désir? Photographe : istockphoto.com Auteur : Isabelle Bergeron

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Comment naît le désir?

Quand on le ressent, nos pupilles se dilatent, notre coeur se met à battre plus vite, on a les mains moites, les lèvres gonflées… Notre corps est une véritable petite usine à désirs!

Point de départ: le cerveau

Le désir ne nous tombe pas dessus par hasard. Il est plutôt le fruit de tous les messages perçus par nos sens et des réactions chimiques que ceux-ci déclenchent dans notre cerveau. Quand le désir naît dans nos hémisphères, il se produit une communication entre les neurones. Ces derniers libèrent alors ce que le biologiste français Bernard Sablonnière appelle des «clés chimiques». La première est la dopamine, principal activateur du désir. L’ocytocine, l’hormone de l’attachement, vient par la suite renforcer notre envie d’être avec l’autre et seulement lui… La testostérone serait associée à une forte libido tout comme l’oestrogène, lorsqu’elle est à son top lors de l’ovulation chez la femme.

Ça passe par les yeux

La vue aurait un pouvoir d’inflammabilité particulièrement important chez les hommes: ils peuvent devenir excités rien qu’en voyant un corps féminin nu. Chez la femme, c’est plutôt rare. Selon le plus récent sondage CROP-La Presse sur la sexualité, on affirmait que 28 % des hommes étaient excités par la nudité contre seulement 4 % des femmes. Une raison qui peut expliquer le goût de certains hommes pour les films pornos et celui pour la littérature érotique chez les femmes. «Les femmes sont indéniablement plus sensibles à l’environnement, à l’ambiance, à la suggestivité», note la sexologue Lise Desjardins.

Ce qu’on entend

En 2011, des chercheurs de l’Université d’Aberdeen, en Écosse, ont démontré que les hommes à la voix plus grave laissaient un souvenir plus durable dans la mémoire des femmes. Question d’ouïe, les hommes seraient particulièrement sensibles aux sons produits par l’excitation, tels le souffle court et les gémissements.

Ça se sent!

Tant les femmes que les hommes captent des facteurs de désir avec leur nez. Par exemple, on serait tous sensibles aux phéromones, des signaux chimiques émis par chaque personne et qui induisent une réponse physiologique chez celui qui les perçoit, et ce, même s’ils sont inodores. Mais les vraies odeurs ont aussi leur importance. Par exemple, les femmes seraient plus attirées par les hommes qui dégagent plus d’androstérones, un dérivé de la testostérone présent dans les glandes sudoripares.

Jusqu’au bout des doigts

Rien d’étonnant à ce que le toucher soit l’un des éléments déclencheurs du désir: juste sur le bout de nos doigts, quelque 2500 récepteurs par centimètre carré sont disponibles aux stimuli! En soi, la peau constitue notre organe le plus sensible, surtout au niveau du visage et des extrémités. Devant une personne qui suscite notre intérêt, notre peau deviendra plus chaude, douce et souple.

Ça donne le goût

Le baiser est souvent très significatif, puisqu’on y détectera aussitôt soit chaleur et tendreté, soit froideur et rigidité. Embrasser est sûrement l’un des moyens les plus efficaces, s’il y a affinités bien sûr, pour stimuler les zones érogènes présentes dans les muqueuses de la bouche. Quant à la relation entre le goût et le désir, elle est souvent représentée par les aliments dits aphrodisiaques. Scientifiquement parlant toutefois, rien ne prouve qu’un aliment peut induire le désir chez une personne. Cela dit, des chercheurs de l’Université de Guelph, en Ontario, ont démontré que certaines épices, comme le safran et le gingembre, favorisent l’afflux du sang et, par conséquent, l’érection du pénis et du clitoris grâce à leurs propriétés vasodilatatrices. Réputées aussi comme étant aphrodisiaques, les huîtres favoriseraient en fait la production de spermatozoïdes grâce à leur teneur en zinc.

Zones érogènes

Dans une recherche parue en 2013, intitulée Reports of intimate touch: Erogenous zones and comatosensory cortical organization, on avait demandé à près de 1000 participants, hommes et femmes, de quantifier le pouvoir érogène de certaines parties de leur corps. Le résultat, sur une échelle de 1 à 10:

Chez les femmes

  • le clitoris: 9,1
  • le vagin: 8,4
  • la bouche et les lèvres: 7,9
  • le haut de la nuque: 7,5
  • les seins: 7,3
  • les mamelons: 7,3
  • l’intérieur des cuisses: 6,7
  • la nuque: 6,2
  • les oreilles: 5
  • le bas du dos: 4,7

Chez les hommes

  • le pénis: 9
  • la bouche et les lèvres: 7
  • les testicules: 6,5
  • l’intérieur des cuisses: 5,8
  • le haut de la nuque: 5,6
  • les mamelons: 4,8
  • le périnée: 4,8
  • la nuque: 4,5
  • les oreilles: 4,3

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