Argent et consommation

Etes-vous rassurée?

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istockphoto.com Photographe : istockphoto.com Auteur : Coup de Pouce

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Etes-vous rassurée?

Si mon conjoint et moi décédons demain matin, ma soeur Caroline aura tout l'argent nécessaire pour élever nos fils. Elle héritera du condo - qui sera entièrement payé puisque nous souscrivons chaque mois à une assurance hypothécaire qui garantit le remboursement total de l'hypothèque en cas de décès de Robert ou moi - ainsi que de 500 000 $. Caroline pourra assurer les besoins des enfants jusqu'à leur départ de la maison.

C'est à cela que servent les assurances. Et c'est moins compliqué qu'il n'y paraît. Derrière le charabia des produits d'assurance de personnes se trouvent trois concepts simples: l'assurance invalidité, l'assurance maladies graves et l'assurance-vie.

Les options de base

L'assurance invalidité permet de régler vos factures si vous ne pouvez plus travailler. Sa valeur doit être établie en fonction de votre salaire puisqu'elle le remplace. Les primes varient selon votre délai de carence (le temps que votre assureur mettra à envoyer votre premier chèque d'invalidité) et la durée des paiements (pendant 2 ans ou jusqu'à ce que vous atteigniez 65 ans), souligne la conseillère en sécurité financière Josée Mainville.

La petite soeur de l'assurance invalidité est l'assurance maladies graves. La première sert à régler vos factures. La seconde vous donne un peu d'air, précise Josée Mainville. Le montant peut servir, par exemple, à compenser le salaire de votre conjoint pendant qu'il s'occupe de vous. Les assureurs ont établi une liste de 25 maladies graves couvertes par ce produit, dont la couverture minimale est de 25 000 $.

Reste l'assurance-vie. Il en existe deux types: temporaire (10, 20 ou 30 ans) et permanente. La première, très économique, comble vos besoins lorsque vos responsabilités financières sont au maximum: hypothèque, enfants, etc. La seconde, plus dispendieuse - car l'assureur sait qu'il devra vous la verser - convient plus tard dans votre vie. Elle sert surtout à vos héritiers, pour régler vos funérailles, par exemple.

Les erreurs à ne pas faire

Mon beau-frère est musicien. Il possède une collection de plus de 1 000 CD et vinyles. Prions pour qu'il ne leur arrive rien, car il n'a toujours pas pris de photos de sa collection, ni informé son assureur de son existence. Contrairement à Robert, qui, lui, a informé notre assureur de l'existence de ses quatre batteries. Il a même des photos dans son iPhone. Mais ça, c'est une autre histoire...

«Votre assureur doit être informé de l'existence de toute collection, explique le courtier Claude Paquette. Idéalement, vous devriez avoir des factures. Sinon, songez à la faire évaluer.» Si un voleur rafle la collection de disques du beau-frère, l'assureur ne lui versera qu'une infime proportion de la valeur de celle-ci.

L'autre erreur la plus fréquente en matière d'assurance de biens consiste à ne pas couvrir suffisamment les refoulements d'égout et les infiltration d'eau. «Il faut prévoir le coût des matériaux et celui de la main-d'oeuvre», souligne Claude Paquette.

Un mot aux travailleurs autonomes: n'oubliez pas de prévenir l'assureur de votre situation professionnelle. Alors que j'étais pigiste, un voleur s'est introduit chez nous et a volé mon ordinateur. L'assureur ne m'a pas versé un sou, car il n'était pas inscrit sur ma police que je travaillais à la maison. J'ai appris à la dure.

Surassurés, les Québécois? Ce serait plutôt le contraire. «On se sent riche facilement, constate Josée Mainville. Recevoir 200 000 $ en cas de décès de votre époux ou 40 000$ pour remplacer le contenu d'une maison, c'est peu.»


Augmentez donc votre franchise
Imaginons que la franchise de votre assurance-maison s'élève à 500$ et qu'on vous vole un bien valant 750$. Ferez-vous une réclamation? La plupart des assurés répondent non. «Ils préfèrent encaisser la perte plutôt que de voir leur prime augmenter, constate Claude Paquette. Sachant cela, vous devriez fixer votre franchise à 1 000$, car plus vous l'augmentez, plus vous réduisez votre prime.»

Diance Bérard est chroniqueuse au journal Les Affaires et à l'émission Déficit zéro, à Télé-Québec.

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