Argent et consommation

Endettement: il y a toujours une issue

Endettement: il y a toujours une issue

Auteur : Coup de Pouce

Argent et consommation

Endettement: il y a toujours une issue


À peu près tout le monde a quelques dettes ici et là. En général, cela ne pose pas de gros problèmes. Il arrive cependant que la situation soit hors de contrôle. Que faut-il faire lorsque l'on doit de l'argent au fisc, à nos parents, à nos amis, etc.? On se retrousse les manches! De nombreuses solutions s'offrent à nous.

Incontournable: le budget

La première chose à faire, c'est de dresser son budget. On doit d'abord se fixer des objectifs à court et à long terme, ensuite établir des priorités. Dans notre cas, on choisira de rembourser en priorité nos dettes dont les taux d'intérêt sont élevés. Ensuite, on fait nos prévisions budgétaires pour les 12 prochains mois. Pour ce faire, on estime notre revenu, puis nos frais fixes (loyer, assurances, etc.) et nos frais variables (nourriture, sorties, etc.). Ces derniers offrent une plus grande marge de manœuvre. Notre budget est déficitaire? On diminue nos dépenses variables ou on tente d'augmenter nos revenus. Et on essaie d'être imaginatif. Par exemple, on pourrait trouver un colocataire qui nous aidera à payer le loyer. Surtout, on évite d'emprunter, car la situation risquerait d'empirer.

On peut s'inspirer de cette grille budgétaire.

Négocier avec ses créanciers

On communique rapidement avec nos créanciers et on tente de négocier une entente avec eux. Peuvent-ils reporter un paiement ou rééchelonner notre dette? S'il s'agit d'une dette concernant un service public, comme l'électricité, l'Association des consommateurs de notre région (ACEF) pourra probablement nous aider à y parvenir. Pour en savoir plus, on s'adresse à l'ACEF de notre quartier ou de notre région.

La consultation budgétaire

Si on est vraiment prise à la gorge, on consulte un organisme pouvant nous aider. Les ACEF offrent souvent gratuitement aux personnes résidant sur leur territoire des consultations budgétaires et tentent de résoudre avec elles leurs problèmes d'endettement. C'est un service confidentiel.

La consolidation de dettes
On envisage de consolider nos dettes en contractant auprès de notre institution financière une marge de crédit que l'on utilisera pour payer tous nos créanciers. Il est ainsi possible d'économiser des frais d'intérêt, surtout si nos dettes sont attribuables à nos cartes de crédit. Il faut toutefois avoir un excellent dossier de crédit. On peut aussi demander des cartes de crédit  à taux d'intérêt réduit, moyennant des frais annuels d'environ 50 $. Dans les deux cas, on prévoit tout de suite une façon de rembourser et l'on s'y tient mordicus.

Le dépôt volontaire

On n'arrive même pas à obtenir un prêt bancaire? La dernière chose à faire serait de se tourner vers un prêteur sur gages ou un redresseur de crédit. Ils exigent des taux d'intérêt exorbitants. On peut plutôt opter pour le dépôt volontaire. Cette mesure consiste à inscrire nos dettes au greffe de la Cour et à y verser une partie de notre salaire selon des calculs déterminés en fonction de notre revenu et de nos obligations familiales. Cette somme sera distribuée à nos créanciers au prorata de ce qu'on leur doit. Le dépôt volontaire nous protège contre une éventuelle saisie de salaire et de meubles. Et on bénéficie d'un taux d'intérêt de 5 %. À noter toutefois que cette solution laissera une tache à notre dossier de crédit.

La proposition de consommateur

Une autre solution est la proposition de consommateur. On propose à nos créanciers de faire des versements moins élevés, échelonnés sur une plus longue période de temps (jusqu'à 5 ans), ou encore de leur rembourser seulement une partie de ce qu'on leur doit. Cette formule est utile pour les personnes qui veulent conserver leurs biens ou qui exercent une profession qui leur empêche de faire faillite (comptable, avocat, agent immobilier). Une mention est inscrite sur le dossier de crédit. Pour se prévaloir de cette mesure, on s'adresse à un syndic de faillite.

 

La faillite

En dernier recours, on peut faire failliteDans ce cas, on doit remettre tous nos biens saisissables (auto, chalet, etc.) à un syndic de faillite qui les vendra et distribuera les fonds à nos créanciers. En revanche, on sera libéré de nos dettes, à moins qu'il ne s'agisse de dettes qui ne sont pas annulables, comme un prêt étudiant contracté il y a moins de sept ans. On sera généralement libéré d'une première faillite après neuf mois, mais celle-ci sera inscrite pendant sept ans dans le dossier de crédit.

Un coussin d'urgence

Une fois nos dettes payées, on se constitue une petite réserve équivalant à trois mois de revenu net, en cas de coups durs: perte d'emploi, maladie, divorce, etc. On choisit des placements sûrs et encaissables rapidement, comme des obligations d'épargne du Québec ou du Canada.

 

 

Cet article a été réalisé en collaboration avec le Service budgétaire d'Option consommateurs.

 

 

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