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- Page 1
- La césarienne
- Page 2
- Comment se déroule l'intervention?
- Page 3
- Les risques pour la mère et le...
- Page 4
- L'allaitement et la convalescence
- Page 5
- Les effets à long terme
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Au Québec, plus d'un bébé sur cinq naît par césarienne. Cette intervention peut sauver la vie de la mère et du bébé, mais elle comporte aussi son lot de risques... Médecins et experts répondent à nos questions.
«Oui, mais il faut de l'aide!» dit la Dre Francoeur. Les infirmières en périnatalité conseillent de prévoir une personne aidante pour le ménage et les repas, idéalement le conjoint, dans les premières semaines suivant le retour à la maison, surtout après une césarienne. Elles suggèrent aussi aux amies et proches de la maman césarisée d'offrir leur aide en cadeau, que ce soit pour sortir les enfants plus vieux, préparer des petits plats ou faire le ménage.
Quels sont les effets à long terme sur le corps de la mère?
«La césarienne est la chirurgie majeure dont on guérit le plus vite, dit la Dre Francoeur. Lorsqu'on est enceinte, le corps est plein d'hormones de croissance qui permettent de récupérer plus vite. En plus, on a un bébé comme cadeau!» Cela dit, la césarienne entraîne quand même une convalescence plus longue qu'un accouchement par voies naturelles. Par exemple, il faudra parfois deux mois pour que la vessie redevienne pleinement fonctionnelle et jusqu'à un an pour retrouver la souplesse de l'abdomen, selon le Dr Beaudoin. Certaines femmes peuvent ne jamais retrouver une pleine sensibilité cutanée à l'endroit de l'incision, ou celle-ci peut rester douloureuse. Cela dit, après un rétablissement complet, la césarienne n'entraînerait pas de troubles à long terme, mis à part durant les grossesses subséquentes.
Les grossesses subséquentes sont-elles plus à risque?
Malheureusement, oui. «Plus une femme subit d'accouchements par césarienne, plus ils peuvent être difficiles», dit le Dr DiTommaso. Les risques incluent:
- la rupture utérine (l'utérus se déchire pendant le travail);
- des troubles liés au placenta, comme un placenta prævia (qui obstrue le col utérin), un placenta qui se détache de la paroi utérine ou un placenta qui se greffe dans la cicatrice de la césarienne antérieure;
- la possibilité de devoir accoucher encore par césarienne.
Peut-on accoucher par voies naturelles après une césarienne?
Oui, et on l'encourage dans la mesure où certaines conditions importantes sont respectées. L'AVAC (accouchement par voie vaginale après la césarienne) est normalement offert (on l'appelle un essai de travail), car, dans la plupart des cas, l'accouchement vaginal reste l'option la moins risquée pour maman et bébé. En proposant l'AVAC, l'obstétricien traitant doit informer la patiente de tous les risques - ils sont rares, mais ils peuvent être graves afin qu'elle puisse faire un choix éclairé. L'AVAC se pratique uniquement dans les centres hospitaliers où l'on peut pratiquer une césarienne d'urgence en tout temps. Le choix ou non d'offrir un AVAC dépend du genre d'accouchement qui a mené à la première césarienne: si elle est survenue lors d'un accouchement particulièrement long et difficile, il se peut qu'on propose plutôt une césarienne élective.
Pour en savoir plus
- Accouchement vaginal chez une patiente ayant déjà subi une césarienne (AVAC) , dépliant d'éducation publique produit par la SOGC.
- L'Accouchement par césarienne, par le Dr Éric Meneux, Éd. Masson, 2002, 80 p., 23,95 $.
- Le site de l'Association Césarine, qui offre information, soutien et échange sur la naissance par césarienne.
- Le site de l'hôpital torontois The New Women's College Hospital.
















