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- Page 1
- La césarienne
- Page 2
- Comment se déroule l'intervention?
- Page 3
- Les risques pour la mère et le...
- Page 4
- L'allaitement et la convalescence
- Page 5
- Les effets à long terme
Au Québec, plus d'un bébé sur cinq naît par césarienne. Cette intervention peut sauver la vie de la mère et du bébé, mais elle comporte aussi son lot de risques... Médecins et experts répondent à nos questions.
Combien de temps faut-il rester à l'hôpital et à quoi faut-il s'attendre?
Le séjour varie de 3 à 6 jours, selon les hôpitaux, le déroulement de la césarienne et l'état de santé de la maman et du bébé. Chez la mère césarisée, on vérifie:
- ses signes vitaux, car les saignements sont plus abondants;
- la plaie et les pansements, pour déceler toute infection;
- le bon fonctionnement de la vessie et des intestins.
«Plus vite on rend les femmes césarisées mobiles, plus leur convalescence est facile, constate Mme Dorlean. C'est pourquoi on les assoit dès qu'elles sont stables et on les fait marcher dès qu'elles le peuvent.» Cela permettrait également de réduire les incidences de phlébites (caillots de sang) qui peuvent mener à l'embolie pulmonaire, une complication potentiellement mortelle.
Quels sont les risques pour la mère?
«La césarienne est une chirurgie très sûre et, avec les améliorations des dernières années sur le plan de l'anesthésie, elle l'est plus que jamais, explique le Dr Fortin. Toutefois, ça demeure une chirurgie majeure où l'on ouvre l'abdomen.» Il n'y a pas de chirurgie sans risque, ajoute le Dr Stephen DiTommaso, médecin de famille au CLSC du Faubourg à Montréal. Il est certain qu'une césarienne, même planifiée, comporte toujours davantage de risques qu'un accouchement par voies naturelles qui se passe bien. Parmi les risques de complications pour la mère:
- des infections de l'utérus (endométrite) et des voies urinaires;
- des saignements abondants, pouvant mener à l'anémie et même nécessiter une transfusion sanguine pendant la césarienne;
- une réaction adverse à l'anesthésie qui peut être mineure (maux de têtes ou vomissements) mais aussi, dans de très rares cas, mortelle.
- une plaie qui s'ouvre ou qui s'infecte;
- un ralentissement du transit intestinal, causant de la constipation, des gaz et des ballonnements douloureux;
- un caillot de sang qui se forme dans les jambes, qui peut se rendre aux poumons, causant une embolie pulmonaire;
- des grossesses subséquentes plus risquées.
Et quels sont les risques pour le bébé?
Le Dr DiTommaso se fait rassurant: «Une césarienne, planifiée ou d'urgence, au cours de laquelle le bébé n'est pas en détresse ne comporte pas beaucoup de risques pour lui.» Généralement, si on ne pratique pas la césarienne trop tôt durant la grossesse (pas avant 38 semaines), le seul risque est que bébé souffre de troubles respiratoires. «Lorsque le bébé passe dans le vagin pour naître, ses poumons sont comprimés et le liquide amniotique qu'ils contiennent est expulsé en grande partie, explique le Dr Beaudoin. Lorsque le bébé naît par césarienne, il ne vit pas cette compression et ses poumons restent humides plus longtemps.» Cela peut entraîner une détresse respiratoire (le bébé ne reçoit pas suffisamment d'oxygène) ou une tachypnée transitoire (la respiration est anormalement rapide). On l'admet alors en soins intensifs, mais la condition se rétablit normalement dans les heures ou les jours qui suivent.
















