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Absolument merveilleux et terriblement difficile: être maman, c'est un peu des deux. Mais on a tendance à taire le deuxième aspect. Des mamans déboulonnent le mythe de la perfection maternelle.
Les valeurs de performance et de réalisation de soi véhiculées par notre société ajoutent aussi au désir d'être des mères parfaites, constate le Dr Martin St-André, psychiatre au CHU Ste-Justine. «On attend des femmes qu'elles vivent bien leur grossesse et leur accouchement, qu'elles perdent du poids rapidement après la naissance du bébé et qu'elles vivent l'arrivée du nouveau-né dans l'euphorie... Comme ce n'est pas nécessairement ainsi que les choses se passent, ça crée beaucoup de malentendus.»
Une bonne partie de cette pression vient aussi des mères elles-mêmes. «Il y a un désir profond des femmes d'essayer de faire le mieux et d'être parfaites comme mères», remarque la Dre Patricia Garel, chef du département de psychiatrie au CHU Ste-Justine. Cela n'a rien d'étonnant. La quête de l'idéal touche souvent toutes les sphères (travail, amour, amitié, famille) de la vie d'une femme, et être une excellente mère n'est qu'une poursuite parmi d'autres.
Pourtant, tous s'entendent pour dire que la perfection n'est pas l'objectif à atteindre. «Il n'y a rien de pire qu'une mère parfaite! soutient la Dre Garel. Comment un enfant peut-il grandir dans sa propre imperfection si sa mère est parfaite? L'important c'est de faire le mieux possible. Les mères doivent se faire confiance et accepter de faire des erreurs.» Devenir parent, ça s'apprend. Le savoir et se le répéter souvent peut déjà enlever beaucoup de stress.


















